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PORTRAIT DU BERMN PAR LUI-MÊME

Dessin.

Rnino. Galerie nationale.

LE BERNIN g

et nous fait connaître son originalité, l'étendue de son esprit et la profondeur de ses observations sur l'art.

Deux ans après la mort du Bernin, sur l'ordre de la reine Christine de Suède, Baldinucci écrivait sa Vie et nous avons encore une autre Vie écrite quelques années plus tard par le fils même du Bernin, mais ce n'est guère qu'une répétition de celle de Baldinucci.

Passeri qui a écrit les Vies des maîtres 7norfs de 1641 à lôyj, n'a pas eu à écrire celle du Bernin qui n'est mort qu'en 1680, mais il a eu souvent l'occasion de parler de lui, notamment dans les Vies de Finelli, Borromini, Francesco Baratta, Guido Ubaldo Sabattini et Francesco Fiammingo.

Vers le milieu du dix-huitième siècle, la réaction contre le Bernin commence à apparaître dans les ouvrages de Milizia, qui est un écrivain très remarquable, dont les critiques ingénieuses piquent toujours la curiosité, mais qui exigent, pour être pleinement comprises, que Ton se place au point de vue un peu trop étroit de l'école néoclassique.

Ensuite, pendant près d'un siècle on s'est désintéressé de l'étude du Bernin, et pour sa réhabilitation il a fallu attendre le livre publié par Fraschetti

en 1900', qui est d'un intérêt capital par sa riche documentation et son abondante illustration. Tous ceux qui écrivent aujourd'hui sur le Bernin doivent dire les obligations qu'ils ont à cet excellent ouvrage.

Dans le volume actuel, on ne trouvera aucun document nouveau et l'on n'y recherchera qu'une étude purement artistique. Sur deux ou trois points seulement, j'ai cru devoir m'éloigner de la chronologie adoptée par Fraschetti, notamment au sujet de l'église Saint-André. Je me suis appliqué, d'autre part, à étudier un peu plus attentivement le rôle du Bernin comme architecte, et, d'une façon générale, mon livre est écrit avec une sympathie plus vive que le sien pour l'art italien du dix-septième siècle. Je n'isolerai pas, comme il l'a fait, le Bernin de ses contemporains ; je n'écrirai pas que son art est une rébellion contre l'esprit de son siècle, mais je dirai que, tout au contraire, il en a été la plus belle et la plus éclatante manifestation.

I. La même année, j'écrivais moi-même le quatrième volume de mon histoire de la Sculpture florentine, où je parlais du Bernin, très brièvement, mais avec tous les éloges qui lui sont dus.

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