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portent trop souvent aux conseils intéressés des étalonniers, qui cherchent à répartir du mieux possible le nombre de sauts entre leurs divers sujets. Les conséquences en sont funestes : à côté de produits réussis, trop de poulains « décousus ».
L'on ne peut pas espérer un grand avenir de cet élevage. Il ne sera, jamais, du reste qu’une petite source de reve-
nus pour la région. Mais il pourrait v être apporté de no
tables améliorations au point de vue hygiénique.
Après sa naissance, et sauf de rares exceptions, le pour lain est élevé en strabulation à peu près complète à l’écurie. Un box rudimentaire est mis à la disposition de Ja mère et de son produit, dans une écurie, la plupart du temps petite, obscure et à l’air confiné. Des habitudes routinières exigent que portes et fenêtres soient calfeutrées, les croyances populaires ne voyant comme unique facteur étiologique que le froid. Ce sont des conditions essentiellement défavorables à l'éducation des Jeunes. Le repos quasi absolu auquel ils sont soumis « prive leur appareil locomoteur d’une gymnastique nécessaire au développement des membres et à l’intégrité des aplombs. » Il pourrait être remédié en partie à ce grave défaut, en aménageant à proximité des habitations une sorte d’enclos, de paddock, même d’une surface restreinte, où le poulain pourrait prendre pendant quelques heures par jour l'exercice nécessaire à sa croissance et à son développement.
Les mères et leurs produits, après le sevrage, Ont une alimentation très suffisante en fourrages (artificiels principalement) et en paille, mais la quantité d’aliments azO-
tés, de grains et d’avoine notamment est put à fait insuffisante.
CS