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ne donnaient que fort peu de fruits. I fallait aller dans le sud de la contrée, aux alentours de Montélimar ou dans le Tricastin pour trouver en abondance les glands, produits alors par les chênes-verts. Un élévage plus florissant dans ces, régions en était la conséquence.
Un peu plus tard, à l’époque de la Révolution, les officlers municipaux de Crest, disent en l’an EL: « Les pores « que l’on élève dans la commune sont insuffisants pour « l'alimentation des habitants... »
C'est à cette époque que la litière de vers à soie était un appoint précieux pour là nourriture de @es animaux. En 1789, Duvaure, agronome du pays, dit dans un de ses traités sur l’agriculture : « C’est un engrais très puissant «et très actif... mais il est plus avantageux et plus pro- « fitable de le réserver pour les bestiaux, tels que les « brebis, les jeunes agneaux et les cochons. »
Au début du xIx° siècle, la quantité de pores élevés dans la Drôme, a été, d’après Delacroix, « assez considérable ». « La consommation habituelle du département, «dit-il, est de 22.000 pores gras, et 3.000 jeunes porcs, «ensemble 25.006. »
Cet élevage est maintenant prospère : « La viande de « porc constituant dans le département avec la pomme « de terre, la base de l'alimentation des populations rura- « les, la plupart des agriculteurs produisent, non seule- « ment la viande qui leur est nécessaire, mais encore des « pores gras destinés à la vente. D’autres enfin, se livrent « à la production des porcelets d'élevage. » (Desmoulins).
Un effectif de 68.100 têtes était recensé dans le département au 31 décembre 1923 ; (106.135 en 1913).
Notre région tient une place honorable dans cet éle-
vage : dans nos deux cantons, le nombre total des pores était :
En,1902, de......:...... 14.416
i En 1913, de... M DS 30 En 19198 dé Pemeee 9.276 Bn:41995 der SE DE 6.747
Mais, si consciencieusement établies que soient ces statistiques, elle ne peuvent que difficilement représenter la situation exacte. Car, les porcs fournissent à la consommation un grand nombre d'animaux jeunes, sacrifiés avant l’âge d’un an, et qui échappent de ce fait aux statistiques annuelles. 5 ,
La région crestoise n'engraisse guère d'animaux que pour sa consommation locale (4), et se livre surtout à la production des jeunes : les statistiques concernant les truies ncus donnent des renseignem:nts beaucoup plus exacts et une idée plus nette de l’évolution de la population porcine.
Il à été recensé en 1902 : 1.382 truies
») )) 11524799 ») De )) 1919 : 826 ») ») » 1925 910 »)
(1) Dans chaque exploitation rurale, il est sacrifié, au minimum, un porc gras tous les ans, souvent plusieurs. Dans les centres urbains, à Crest notamment, la consommation de la viande de porc est assez élevée : 641 porcs en 1995.
RAT TT PL LL | DIMINOTION LES EFF£LCTIFS | GAIN RÈALISÉ | COMPARATIVUMENT A 1913 AU | VOD UT | | ‘ ; | PORCINS | 31 Déceuere 1 JaANvIER 1920 | | TS AU | « , | | 1919 1925 Lan vier 1926 | | i DRAC MR EU | | Porcs (Lotal).| 48,97 ©}, | 34,75 Jo 44,22.0) LTruies .. .?| 324 0/, 25,54 0/5 SHARE
On peut dire que notre élevage à fléchi d'un quart,
comparativement à 1913.
D'impérieuses raisons de main-d'œuvre agissent tout d’abord pour empêcher l'effectif de remonter à son niveau primitif. « D'autre part, l'alimentation économique du « porc est souvent difficile, Soit parce que divers aliments « Ont atteint un prix élevé, soit aussi parce que bien « des producteurs, insuffisamment avertis des avantages
« offerts par les substitutions alimentrires, hésitent à les
« pratiquer. » (Dechambre).
Races. — Il est fait mention, dans tous les ouvrages de zootechnie, des « pores dauphinois ».
« Sans avoir de race propre, dit Magne, le Dauphiné fait naître, dans quelques centrées, beausoup de pores...
Ils sont minces, à côtes plates, à poitrine peu profonde... Dans les montagnes, ils sont généralement presque noirs. Ces porcs, nés dans le pays, sont engraissés avec ceux qui proviennent de la rive droite du Rhône, de la Bresse et du Bugey surtout. »
Jl est vraisemblable de penser, qu’une même souche à l’origine et ces échanges entre provinces, ont amené des