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« partie méridionale présente déjà les caractères des pays « méditerranéens, la sécheresse, la lumière. » (R. Blanchard). Les différences sont, il est vrai, noins marquées dans la plaine. d |
Du climat méridional, notre région à la sécheresse (4). Les brouillards y sont rares. Le vent du nord, qui y domine, le « Mistrai » de la Provence, souffle sur ses campagnes, mais sans avoir la même violence qu'à travers les plaines du Comtat et du pays d'Arles. Les étés, chauds, sont quelque peu tempérés pourtant par le voismage des montagnes toutes proches. Les hivers, sont plus rigoureux que dans le‘Midi. Mais, si leur rudesse relative cantonne plus au sud le chêne-vert des garrigues méridionales et l'olivier, le genêt épineux et le thym couvrent nos landes incultes. Ces derniers végétaux trouvent ici leurs limites septentrionales. Ces constatations botaniques sont la preuve d'une véritable coupure climatique, délimitée par notre vallée. Des phénomènes météréologiques, signa-
Jés par D. Faucher, viennent l’aftester : gelées printa-
nières et orages d'été observés généralement un peu au nord de Livron et de la Drôme.
De tous ces faits, il ressort que si notre pays est soumis aux influences du nord et du midi, ce sont ces dernières
(1) La quantité annuelle de pluie tombée à Crest, est de 0 m. S?79 (moyenne de 10 années) ; à Die, de 0 m. 862 ; à Nyons, de 0 m. 824. . Les inois d'été sont très pauvres en précipitations ; les grosses pluies d'automne ne font pas compensation. Dé plus, le vent du nord, et même le vent du sud, provoquent souvent, surtout l'été, uhe évaporation exagérée,
Plus au nord, là quantité annuelle de pluie tombée dans le Royannais, par 196 m. d'altitude, est de 1 m. 009, à Lente par 080 m, d'altitude de 1 m. 720.
qui lemportent : le climat de notre région est à tendance méditerranéenne bien nette.