‹ Le Bétail de la Drôme: L'élevage dans la région de CrestChapitre 6 sur 52 · PAR PRE · texte numérisé non relu

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quantité. Ces productions suffisent, non seulement à nourrir ün nombreux bétail, mais à alimenter un commerce assez florissant. Les fourrages sont en effet expédiés dans d’autres centres, et même à l'étranger, principalement en Italie.

Les céréales sont récoltées abondamment. Le blé vient en première ligne ; l’avoine et le seigle -ensuite. L’orge et le maïs-grain ne recouvrent que des étendues restreintes.

‘Les cultures sarclées sont en faveur : pommes de terre, choux, betteraves et carottes fourragères, principalement. Tous ces produits entrent pour une large part dans l’alimentation du bétail.

Sur les pentes cultivées, dans les vallées, et même dans les plaines, les champs de vaste étendue sont rares. Le territoire est une véritable mosaique de parcelles de terre plus ou moins grandes, couvertes de différentes cultur2s. Les champs de blé alternent avec les luzernières ; de petits vignobles sont cultivés un peu partout, tout aussi bien dans les bas-fonds, que sur les coteaux. Les arbres fruitiers sont rares. C’est au contraire en nombreuses files que sont alignés les mûriers au milieu des champs ; on en arrache pourtant sans cesse, sans en planter de nouveaux. Leurs feuilles, lorsqu'elles sont ramassées, servent maintenant davantage à la nourriture du petit bétail, qu'à l'élevage des vers à soie. «Beaucoup de novers sont épars à travers champs ; c’est la source d’une véritable richesse pour la région, exportatrice en Amérique d'amandes de noix Où cerneaux. Des peupliers le long des ruisseaux et quelques beaux chênes centenaires ajoutent enfin à Ja diversité du paysage.

Le sol, généralement assez fertile, est quelque peu ingrat

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par endroits ; bien cultivé, il donne pourtant de riches récoltes. L’agricuture, prospère déjà avant la guerre, traverse actuellement une ère de richesse,

Population agricole, -— [es résultats obtenus sont. à l'honneur de nos campagnards travailleurs, économes, et à esprit bien équilibré. Ils sont largement ouverts aux idées de progrès. Leur caractère sérieux et leur tempérament posé les différencient des populations méridionales toutes proches, plus insouciantes, plus enjouées. Ici, les influences de la Provence et du Dauphiné ne sont pas les seules à se mêler et à s'affronter. Des émigrants ardéchois fort nombreux, venus comme fermiers d’abord, établis fort souvent ensuite conune propriétaires, ont donné leur qualité maîtresse à cette population : une grande ténacité dans le labeur.

Régime de ia propriété. = La région est, dans son ensemble, un pays de petite culture.

Les propriétés, dont là superficie ne dépasse pas 10 hectares sont les plus nombreuses. Elles sont de préférence groupées autour de la ville et des bourgs ou villages de quelque importance. Les fermes de 10 à 20 hectares sont un peu plus rares, mais fréquentes cependant. Celles d’un territoire plus étendu sont la minorité,

L'habitat. — Les populations rurales vivent de moins en‘moins groupées. Les vieux villages, haut perchés bien souvent, sont abandonnés peu à peu. L’habitation s'élève, en général, au milieu des terres.

La disposition de la ferme n’est pas uniforme. Solide-

ment bâtie en pierres, orientée à peu près toujours vêrs le midi, elle comprend habituellement un bâtiment prin- Cipal à un élage, autour duquel sont venues se grouper les écuries et les dépendances. Une cour, largement ouverte, fermée quelquefois, apparente quelque peu cette ferme avec le « mas » provençal. C’est habitat le plus fréquent dans la plaine. Dans les parties accidentées, dans les montagnes, les maisons anciennes sont du même type que dans le Diois ; les pièces où vivent les cultivateurs sont au-dessus de l’étable, celle-ci voûtée fort souvent. On accède dans l'appartement par un perron, De nombreuses exploitations possèdent. maintenant, un vasie hangar, indépendant. construit sur piliers, recouvert en tuiles rouges dé Marseille, abritant la paille et les fourrages : C’est un des signes de la prospérité actuelle.

Le logement des animaux est en général médiocre :; il a tendance à s'améliorer, mais de grands progrès so: encore à souhaiter à ce sujet. Le bétail à l’eau en abondance : des sources alimentent généralement l’abreuvoir : à leur défaut, des puits donnent une boisson de bonne qualité. Rares sont les citernes ; inconnues les mares.

Le bétail : son importance, __ Le bétail n’est pas la préoccupation essentielle de nos populations rurales. Leurs efforts sont surtout dirigés vers la culture proprement dite. Seuls, les montagnards, tirent du cheptel la plus grande partie de leurs ressources.

La région dans son ensemble ne possède pas, en effet, les caractéristiques des bons pays d’élevage ; peu ou pas de prairies naturelles où peuvent paître en liberté des animaux, Point de larges espaces recouverts d’une herbe

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