‹ Le Béyan persan (volume 2)Chapitre 13 sur 15 · O justice · texte numérisé non relu

O justice

puis le pied gauche en disant « Ya Quouddous » ' (Tout ceci compose une purification). Il faut la faire troisfois : le nombre des lettres des mots employés '/ans cette purification est 'le dix-neuf2.

Il faut faire cette purification avec 'le l'eau pure ou avec de l'eau mélangée à du camphre -7 à 'lu rhamnus nabeca. Il faut V ensevelir ensuite '/uns cinq pièces d'étoffes ci /m mettre à lu main droite une bague sur laquelle soitgn ce verset : pour les homm 's : - C'est pour Dieu tout ce « qu'ilyadans les rieur cl sur la lerre, ri ce qui est cn- « tre les rieur ri la terre. Dieu est sue, ml sur toutes u choses. » Pour les femmes : « Cest pour Dieu le o royaume des cieux et de la terre et de ce qui est euh;-. l'A Dieu est puissant sur toutes choses. •

Le résumé de cette porte esl que :

Tous les ordres contenus dans le Béyân coulent à cause des secrets de la connaissance et de II nité de Dieu. Si quelqu'un regarde l'ensemble de celle manifestation) de la source jusqu'aux plus extrêmes timites.il verra l'eau de l'Unité couler d'une même façon dans tous les préceptes.

En ce qui concerne la purification des morts, celle-ci est obligatoire une fois et facultative trois ou cinq fois. En effet, les degrés de l'Unité sont nommés en cinq degrés.

i° La élahé Ella hou.

a0 La élahé ella a nu.

'.Y La élahé ella allah.

!\a La élahé ella anta.

5° Lu élahé ella allazi.

Et ce mort, s'il eût vécuau momenl de la manifestation

t. 0 celui qui est pur de toutes fautes I a. Si l'on ne compte pas l'exclamation < \

cl que La première année il se l'ùi conformé à la masifeshitinn .le Il nité. il lui armé à la cinquième au dernier degré de l'I nité. C'esl pourquoi use purification esl obligatoire (de même qu'il esl obligatoire qu'on croie à lTniiéi et c.'! les l< s quatre autres fois tous I" feront) ne se présente pas une impossibilité.

Il est permis de laver la tête, la poitrine, les deux mains, puis les deux pieds, en même temps qu'il faut, durant cette œuvre, louer et glorifier Dieu (ainsi que nous l'avons di! plus haut). Il esl convenable de prendre garde aux nécessités de la saison, comme s'il était encore vivant, et il est convenable de se servir soil d'eau froide, soit d'eau chaude, e1 que la purification ait lieu de celle, façon el par l'intermédiaire de gens qui craignenl Dieu.

\(>ivs que la purification esl terminée, s'il esl possible, qu'on le parfume avec de l'eau de rose ou un autre parfum.

Il esl permis que le linceul soil de cinq morceaux de quelqu'étoffe que ce soil, depuis le tissu le plus fin de soie jusqu'au tissu le plus grossier de laine. II n'< permis d'y inscrire plus de dix-neuf noms de Dieu, mais l'on peut y inscrire n'importe quels noms suivant son idée.

Qu'on enterre avec lui un peu de la poussière du tombeau du premier croyant el du dernier*. Cela deviendra

i. Peut-être s'agit-il ici de la poussière du tombeau du Bal)

lui-même qui est le premier el le dernier croyanl en ce sens

qu'il esl le résumé de la croyance et de la foi générale*. Ces!

la meilleure explication que j'aie pu trouver <le ce passage

ntiellemenl incompréhensible. On ne peut évidemmenl

pas prendre les mots de premier el de dernier croyants dans

leur sens absolu, car s'il est facile de connaître qui est le

premier croyant, il esl impossible de savoir qui esl le dernier ;

et encore, connût-on celui-là. qu'il esl essentiellement variable

puisqu'il ineuil et disparaît et cpie ce litre doit revenir à un

autre. Une autre théorie peut, elle aussi, être vraisemblable,

DNITB VIII, POKTE 11 103

.•ans:' qu'il ne ressentira aucun tourment après sa mort, et qu'il jouira dan-- le Paradis de Dieu de-tout ce qu'il aimait.

Il est permis qu'à sa main droite on passe une k gravée ainsi pour les hommes: « Ce&tpow Dieu tout ce « qui est dans les deux et sur la terre et cuire les deux et « lu terre. Dieu est savant sur toutes choses > ; el ainsi vée pour les femmes : a A Dieu appartient le rayaum

l de la terre et de ce qui est entre eue. Dieu est « paissant sur toutes choses, o

Quand il s'agit de tourner et de retourner le mort pour le laver, qu'où le fasse de telle sorte que cela ne soit pas contraire à la grandeur et au respect, car le respect dû au cadavre d'un croyant est le respect qui esl dû à ce croyant lui-même. Celui qui lave le mort doit prononcer dans son cœur ou de ses lèvres les six uoms de Dieu indiqués ci-dessus, ou n'importe quels autres, depuis le moment où il commence à le laver jusqu'à la fin du lavement. Sache que la mort est comme la vie. Si le mort meurt dans la foi à celle manifestation, il jouira dai Paradis divin, sinon. U est dans le feu {de l'enfer).Prends garde que le jour du jugement n'arrive, que quelqu'un 06 meure el n'aille dans le fe», sans le comprendre. C'esl ainsi que depuis le jour de la manifestation du Prophète de Dieu jusqu'à aujourd'hui chaque personne qui est morte sans lui avoir donné sa foi a'esl pas entrée dans le Paradis. 11 en esl de même du début de la manifestation du Béyân.Toul individu qui y esl mort (enycroyant) c'est Dieu qui a recueilli son esprit par l'intermédiaire

c'est qu'il s'agisse ici du premier croyanl el de la dernière lettre de l'Unité primitive. Le premier croyant est le Uouchrouhéyi : mais qui est le dernier. Seuls, probablement, les Ezéhs pourraient répondre.

llli SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB

de- anges qui sont chargés de ce soin, et qui l'a l'ail entrer dansson Paradis, s'il a obéià toutce que Dieu a l'ait I scendre dans le Béyân. Toute personne, an contraire, qui meurt dans une autre chose que la loi au Béyân, même si elle a accompli ions les actes bons, cela ne lui servira de rien. El si, après sa mort, on fa il pourlui tous les actes lions, cela ne lui servira encore de rien ; à moins qu'il ne donne sa foi à Dieu et à ses versets et n'obéisse à son bien-aimé dans tout ce que celui-ci a fait descendre dans le Béyân. Il se peut alors que la miséricorde divine l'atteigne et qu'il entre dans le Paradis éternel.

Soi> attentif à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, car si tu en entends l'annonce et que tu hésites l'espace de temps nécessaire à ce que tu prononces le mot « Oui», lues dans le feu, que tu sois mort ou vivant. C'est là le « but » de Dieu que chacun donne immédiatement sa loi à iliaque manifestation. Que les hommes soient attentifs afin que, dans les difficultés du jour du jugement, ils ne sortent pas de la foi : car les difficultés de" ce jour sont les manifestations des tourments qui parviennent aux hommes et sont les signes inaccessibles qui se manifestent au sujet de celui qui est manifeste dans la manifestation ; ou bien ce sont les zéphyrs du Paradis qui soufflent de l'aurore de l'éternité sur les formes des cœurs de toutes les existences. C'est ainsi que si lu regardes dans cette manifestation tu y verras toutes (ces difficultés).

Va visiter les morts chaque unité (chaque 19 jours)

une fois. Kl d'autres questions sont descendues à ce sujet

que tu pourras voir dans l'écrit qui en Irai le.

Dis : « Dieu prend nos esprits sur son ordre et ordonne

« à ses anges de recueillir l'esprit de ses esclaves

« croyants. »

De même que les anges recueillenl les esprits du croyant, de même, sur l'ordre de Dieu, les esprits des non croyants, ce sonl les démons qui les prennent. I ainsi que quiconque sorl de ce nu nid'' à l'ombre du Béyân . son esprit est recueilli par les anges supérieurs el quiconque est saisi par la mort en dehors du Béyân, ou bien même reste vivant, les anges ne s'approchenl pas de lui, — car le croyant ne s'approche pas d'un non croyaut, comment un ange le pourrait-il fairi

El si les rideaux étaient enlevés de devant les yeux des démons, ceux-là non plus ne le feraienl pas (ne s'approcheraient pas des non croyants) à cause de la violence de la chaleur du feu qui réside en eux. Ce n'est que parce qu'ils sont dans l'obscurité qu'ils recueillenl l'espril (du non croyant) et le confient aux gardiens du feu.

L'esprit des croyants se présentera devant Dieu, et d<même l'esprit des non croyants dans la limite (de feu) qui lui a été assignée. Dion ne le regardera même pas el il dira au feu : « Prends-le. »

Appuie-toi sur Dieu afin que la morl ne t'atteigne pas1 et que tu ne reçoives pas ta récompense du Dieu pour lequel tu faisais tes actes d'adoration, parce que tu n'étais pas dans sa route 2.

Dieu vous conseille au sujet de vos propres Ames, puis il conseille chacun de ses esclaves : il se peut que vous craigniez Dieu et que vous soyez sauvés.

i. Dans des conditions pareilles.

2. C'est-à-dire que tu ne reçoives pas le salaire quiesl dû à celui qui adore Dieu suivant le< règles d'une manifestation précédente, alors qu'a eu lieu la manifestation subséquent)

106 seyyêd ai.i mohammed dit le bab

Porte 12.

Dans les ordres relatifs à ^endroit du martyre*.

Le résumé de cette porte esi que :

Quiconque se trouve -m cette terre (du martyre) ou dans les environs jusqu'à une distance de soixante et six farsakhs, si vingt-neuf années ont passé de sa vie, doil se présenter en ce lion une fois par année. [1 doil \ séjourner dix-neuf jours (un mois Béyâni) et ne s'occuper que de

1. Certes ici, il peu! y avoir lieu h discussion. Prendre le mol Zarb dans le sens où l'a pris M. de Gobineau peul sembler exagéré, surtoul quand on en tire ta conclusion qu'en lire l'auteur des Philosophies el religions dans VAsie centrale. Mais si l'on en restreint le sens, en se rapprochait d'ailleurs de la vérité du mot lui-même, nous n'aurions plus affaire qu'au lieu du martyre, c'est-à-dire au lieu où le Bab reçut de-- coups de bâton, soit Ghiraz, ce qui semble improbable ici, soit Tchébériq. Cependant ce serait la première allusion que nous rencontrerions dans le Béyàn à ce lieu d'emprisonnement. D'ailleurs la tradition rapporte que ce châtiment fut infligé au Bab, non pas à Tchéhériq même, mais à Tébriz. Il semble donc qu'il s'agisse ici de cette dernière ville. f). Mitre part, nous avons déjà vu que la rédaction du Béyàn — non terminée d'ailleurs — prit un temps relativement considérable. Elle commence des les débuts de la manifestation et e^t interrompue seulement par la mort. Ne peut-on penser que cette porte ait été écrite au moment où il n'.\

avait plus de doute sur L'issue de la manifestation bàbie. Cl

où Seyyèd \li Mohammed ne se faisail plus d'illusions — sa tant est qu'il eu ait jamais eu — sur la lin qui l'attendait. Or, si une telle pensée le pouvail animer, il n'\ a pas dfl doute qu'il n'ait réfléchi que l'exemple que voulaient donner les musulmans ne dût être donné dans une grande ville à proximité de sa résidence Makou ou bien Tchéhériq — el

UNITÉ VIII. POBTE 12 K)7

[takhliss) tourner son esprit, sans s'en laisser distraire,

- un des aams de Dieu.

On y doii dire cinq riqaats de prières.

Quiconque ne s'j peul rendre doit faire pareille action (c'est-à-dire faire le lakldiss durant iq joui - nlan> sa propre maison.

Cela o>t remis à ceux cfui résident en dehors de ces limites (fixées plus haut à soixante et six farsakhs). El si cola n'eût pas été remis, qui donc eût pu s'éloigne! de l'ordre de Dieu ?

Vois la bonté de Dieu, vois la limite de la créature! Dieu sait combien dans celle route de sommes seront dépe >endanJ au jour du martyre personn»

s'est ; en< onl ré qui lit un pas pour Dieu.

C'est ainsi que vo roumisaux épreuves d

dans la manifestation. Tous agiissenl (pour Dieu , mais restent dans l'ignorance de la source del'ordre (suivant lequel ils agissent). Vous nous prosternez tous devant elle, mais vous l'ignorez elle-même. Si encore vous vous contentiez de rester dans l'ignorance! c'est alors que toutes ces limites (tous ces. ordres de prières et de pèlerinages) n'eussent pas rejailli sur bous '. C'est parce qu'un homme reste dans l'ignorance que toutes les créatures sont prises flans les limites â de Dieu ! Si au jour d< la

quelle , -mire ville que Tauris pouvait-il envisager comme terme de sa carrière ?

Une telle suggestion peul sembler d'autanl plus logique que, conformément à ce que l'on a lu dans tes premières pain premier volume de cet ouvrage, la conviction de toul oriental est qu'un Prophète — ou même un imam. — doil mourir de mort violente.

Mon opinion est d'ailleurs corroborée par la porte suivante où il est question de la mort du Bab.

i. Ces ordres sévères et pénibles.

manifestation de Celui que Dieu doit manifester, vous donnez toute votre application à la foi en Dieu qui est* la foi en Celui que Dieu doit manifester, et votre obéissance à Dieu qui est votre obéissance à ce personnage, enl'amour de Dieu qui est l'amour en cel être, en son contentement qui es I son contentemenl à lui, certes, ne descendra pas (des cieux) un ordre qui vous tiendra tous jusqu'au jour du jugement suivant. C'est ici qu'éclate la puissance de Dieu sur ce qu'il veut, et l'effet de sa Volonté victorieuse dans ce qu'il désire.

Il se peut que désormais, au jour de la manifestation, vous soyez attentifs sur vous-mêmes et qu'ainsi vous ne rejetiez pas ceux qui sont restés dans l'ignorance de cette manifestation (ci) toul en restant vous-mêmes encore plus ignorants qu'eux. C'esl ainsi qu'aujourd'hui vous repoussez ceux qui son! restés dans l'ignorance du Prophète de Dieu (les chrétiens) et vous êtes cependant dans une ignorance plus profonde que la leur.

Certes, craignez Dieu de la façon que cous le devez craindre. Ne soyez coiïtents pour personne <!<■ ce dont vous ne seriez pus contents pour vous-mêmes. Il se peut ainsi nu'uu jour du jugement vous ne rendiez pas de sentences contre Dieu.

Porte i3.

// vous est permis d'envoyer vos bénédictions au Point quatre-vingt-quinze fois, le jour où il a été élu {comme Prophète) et le jour de sa mort.

Le résumé de celte porte est que :

Comme l'arbre de la Vérité était el esl le miroir de

UNITÉ Vin. PORTE 13 lll(.)

Dion ' c! qu'eu Lui on ne peu! voir que Dieu, c'esl pourquoi il a été ordonné que, au momenl où il s'asseoil sui son « arcb o et au momenl où il se sépare de sou <■ arch Primitive ', il a été permis de prononcer quatre-vingtquinze paroles qui démontrenl sa sublimité. Il n'est pas permis que. pour les autres que pour le Poinl (c'est-à-dire pour les lettres du Vivant), on dise plus de cinq louanges En efTot. les lettres du \ i\anl se manifestent de cette Unité sans nombre, el tous les degrés des aombres mul lipliés. unités après unités, rayonnenl <\r cette I nilé Primitive.

Il se peut qu'au jour du jugement, au moment même de la manifestation de l'arbre de la Vérité, si tu agissais pour Dieu, lu puisses voir dans ce miroir toutes les lettres du Vivant, non de la façon que tu les vois toi-même (en les considérant comme quelque chose de considérable), mais peut-être verras-tu en elles la Puissance absolue, qui, en rayonnanl sur elles, en a fait des spectacles qui démontrent son essence : il en est de même pour tous 1rs degrés (\o> nombres.

Tu dis bien, de ta langue, « j'agis pour Dieu ri, mais c'est ce jour-là que se manifeste ta sincérité si tu as été sincère.

Si au momenl même de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester tu as agi pour lui. lu as agi pour

i. C'est eu effet le seul être dont toutes les pensées internes ne soient tournées que vers Dieu.

2. 11 y a en effet deux .. archs » pour le point de Vérité : la première est son entrée dans le monde, sa naissance, son acte de s'asseoir sur le siège de l'existence, et la seconde, qui est son acte de s'asseoir sur le siège du Prophétisme. Quand il meurt, il seséparedu premier de ces sièges, puisqu'il meurt, mais non du second qui réside eu lui jusqu'à In manifestation suivante.

Dieu, •sinon tu n'as pas été sincère dans tes actes. Totu croyant qui, ce jour-là, esl dans la foi el agil (en vérité pour Dieu, doit agir pour Lui, sinon ses acles sont pour antre que pouT I > i • ; i . el n'nnl ]>as été faits en vue de l;i Di\ inité.

C'est ainsi que dans la manifestation dia Prophète de Dieu, si quelqu'un agissait pour Dieu, parmi les lettres de l'Evangile, il eût fait preuve de foi à l'égard du Prophète de Dieu. Et, par le fait même qu'il ne lui donna pas sa foi, c'est le signe qu'il n'était pas sincère. Il en est de même eu ce qui concerne la manifestation de l'arbre du Béyân. S'il s'\ es! rencontré quelqu'un qui agit pour Dieu, c'est celui qui agissait pour Dieu dans son obéisdans l'obéissance au Poînl du Béyân), sinon, il il pas sincère. S'il eû1 été sincère, en effet, il ne fût pas devenu celui qui agil pour un autre que pour Dieu.

Craignez donc Dieu au jour de sa manifestation, il se peut que vous soyez satires.

Porte i 'i .

Dans ceci que pour chacun il est obligatoire de lire des versets du Béyân chaque jour et chaque nuit sept cents versets, et, s'il ne peut les lire, qu'il mentionne Dieu sept cents fois.

Le résumé de celle porte esl que :

De là que I'I nid' s'épanouit dans la lettre Zal (= 7001 qui esl 1'' point suprême de son ascension il est obligatoire de lire sept cents versets).

Le secret de ceci est que le nombre de sept Allahoummé. si on l'ajoute aux lettres du troisième degré de l'Unité, le

cinquième degré de cette Imité se manifeste aussitôt

Il est permis, si quelqu'un le pewl faire, de lire, nu il el jour. 700 \< raets du Béyân. et, s'il ne le peu! pas. qu'il mentionne Dieu 700 fois. Le tïuil de ceci esl «pic. si I jour du jugement se présente, il <><\\ croynnl à Celui que

1. Nous avons vn dans 1 1 porte 1 1 èk? cette même unité que - de II nité de Dieu sonl au nombre de cinq : 1 !. 1 élahé ella hou : 1 ■ ■■> ■ ella ana : 3' I 1 élahé ella allah : V La éli hé ella anla ; 5" La élahé ella allazi

!.. poinl le plus sublime auquel puisse ascension ner l'I nité e esl La formafte : La élahé ella allazi..., qui contienl la lettre /al.

Or un Moujtéhèd de Téhéran, natif de Doulel Ujad.n'ayanl pu parvenir à percer le sens < 1 * • ce passage, en référa au solitaire de Chypre septembre 1903) Mrrza Yahya Soubh Ezel répondit (je traduis) : « Lcnombre de sepl Qlahoummé esl -\->. Si on le fail couler sur le La élahé ella hou (a qui esl 1 10 < l si on les additionnera formule La élahé «'lia allazi se m nifeste aussitôt, qui esl 84o b) et qui esl le spectacle de la manifestation. »

« Lr nom qui esl équivalenl a sepl Ulahoummé, qu'on l'augmente du nombre d'AJi, c'est-à-dire de 1 10, afin que se manifeste le nom fioul le nombre est 840, el le secrel de l'I oité se lèvera. Car le Qoran mentionne la parole d'I nité en cinq degrés, dans les formules de La élahé donn haut, el le cinquième degré esl le La élahé ella allazi. I le Béyàn, deux degrés oui été ajoutés a ces degrés et cela foi me ic nombre -. Oe sonl les formules Laélahé ella yaké el La élahé ella yaka, ce dernier étanl le 7 degré de l'I nité. n

« Aulour de l'I nité apparente, il y a la colonne de l'I nité, la colon ne du Prophétisme, la colonne du Vëlayèt : celle-ci esl In troisième parole de n raité el représente le degré de la 1 turc

Tous les secrets sont dans ces paroles. C'est là le poinl de la que-lion : mais toutes ces difficultés se manifesteronl

a) 11 s'agit, dans le "texte, de la troisième parole d'unité.

Pourquoi Soubh K/.cl p.u lc-1-il de la première '

b Erreur, m l'on additionne ces deux nombre-, cela fail 85 a.

Dieu doit manifester de façon que son.être même soit digne de démontrer les lettres de la formule qui contient la lettre zal el qu'il devienne l'un des obi lires composant le nombre. El s'il sorl de la limite «les nombres (de la multiplicité), il ne voit que 11 aité sans nombre. Ce n'esl pas que (sortir de la multiplicité) soit œuvre facile, mais peut-être cela devient-il pins facile ([ne n'importe quelle œuvre si tu donnes ta foi. Mais, comme c'esl là un grand jour, il esl extrêmement difficile de se trouver au milieu des croyants. Carie croyant, ce jour-là. est des compagnons du Paradis, et le non croyant, des compagnons du feu. Le Paradis, c'esl la connaissance de Celui que Dieu doil manifester, la conviction en lui et l'obéissance : le feu csl l'existence de celui qui ne se prosterne pas devant, lui dan- son contentement. Ce jour-là tu penses toi-même être des gens du Paradis el croyant en Lui : mais tu es

cevront leur solution ?) au moment de la manifestation. Cela sera expliqué en son temps.

Si l'on regarde l'intime de cette question, des secrets sans nombre seront dévoilés, et c'est à Dieu qu'appartient toute la science. Pour nous, nous n'en avons aucune, si ce n'esl lorsque Dieu nous instruit.

. ici, les chiffres que nous avons donnés forment un total trop grand : il > a à déduire. Si l'on veut entier dans l'intime de celte question.... • Suit une explication extrêmement confuse.

Je propose, en ce qui me concerne, l'explication suivante : Sept \ llahoummé = 7'r1 La élahé ella allab = i35 Total 877"

Or, La élahé ella allazi =870. Si nous supprimions un élifde Ulahoummé (car on prononce aussi Lahoummé à chaque 7 fois), cela diminuera notre premier total de 7 cl le ramènera à 870 qui esl le chiffre de La élahé allazi.

1 11 lous cas ceci ne sert pas à autre chose qu'à démontrer pour quelle raison la lecture de 700 versets est obligatoire.

cependant dans L'ignorance et tu résides dans le principe même du feu, sans le savoir.

Pense qu'il en est de sa manifestation comme de celle du Point du Qoran. Combien de Lettres de L'Evangile étaient dans L'attente, puis, après qu'il se manifesta, il n'y avait plus personne dans le Paradis, durant cinq années, si ce n'est Ali et quiconque pendant ces jours croyait à celte Altesse. \ pari eux, tous étaient des compagnons du feu alors qu'ils croyaient être des compagnons du Paradis.

Vois qu'il en est de même dans cette manifestation-ci. Jusqu'à aujourd'hui Dieu, dans sa sagesse, a agité Les vérités tles créatures jusqu'à ce qu'il élut 3i3 personnes pour en faire de vrais croyants. Vois la terre de Seul (Isfahan) qui est, dans ce monde apparent, la plus grande des terres. A. chaque coin de ses écoles se trouvent des esclaves nombreux revêtus du nom de savants et de lutteurs. Au moment où a lieu l'élection des créatures, un tamiseur de blé se revêt de cette chemise de primauté (sur les autres) '. C'est ici qu'éclate le secret de la parole des imams au sujet de la manifestation : « Les plus basses des créatures deviendront tes plus hautes, et les plus hautes deviendront les plus viles. »

Vois qu'il en sera de même à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Ceux qui ne laissent pas pénétrer en leur cœur l'idée d'autre chose que le contentement de Dieu et qui sont imités par la foule, combien de ceuxlà deviendront des gens de feu s'ils ne lui donnent pas leur foi ! Tandis que des esclaves au sujet desquels personne n'eût jamais pensé qu'ils pussent avoir un rang

i. Ce tamiseur de blé fut, en effet, un des croyants au Bab. Ses fils sont actuellement connus sous le nom de fils du tamiseur de blé.

quelconque, combien de ceux-là, par la gloire de leur foi revêtent, de la source même de la bienveillance la chemise du Vélayèl (amitié de Dieu). Car c'est parla parole decette source qu'est créé tout ce qui est créé dans la reli gion, depuis la plus haute chose que l'on puisse mentionner sous le nom d'existence, jusqu'à la plus basse C'est ainsi qu'a la manifestation du Prophète de Dieu cuteurs testamentaires (dans le sens très lame du mot) devinrent ses exécuteurs testamentaires sursaparoleà lui Vois dès lors : Celui qui peut donner la chemise du Vélayet sa créature lui refuse à lui le nom de croyant dont est décorée la plus vile des créatures.

J'en jure par l'essence bénie éternelle! Si tous les gens du Béyân devenaienl croyants au soleil de la Vérité même façon que le sera le premier qui l„i donnera s, foi '1 les revêtira delà chemise de son nom de façon à ce quen son être même on ne puisse plus voir que lui (Dieu) Si son nom estgrand (parmi les hommes) il le rendra plus grand encore. Il en fera un être en relation avec lui et, dans son livre, fera descendre ce verset :

« // n'y a pus de dieu si ce n'es/ Dieu ! Il est plus haui « que toutes choses, plus sublime que toutes créatures i

Contemple celui de qui la mer «le la bienveillance e I telle qu une chose qui n'existe pas, il la lire du n 'luetlafail parvenir au rayonnement de leteri de façon a ce que désormais, d^ns l'être même de son cœur, on ne pu,- se plus voir que son nom. El si, dai qui est manifeste de la volonté et du désir de celui q ,i donne sa foi ne peut être vue que la volonté de Celui qui la manifesté, c'esl là le bienfait du Bienfaiteur ael.de (.lui qui accorde son bienfait à la créature I «nsi que qui II veut, il le revêt de la chemise du ■ parce qui! voit qu'il est bien un de ses adorateurs, mais qu il est dans l'ignorance de Lui. car il est dans l'i

rance de Celui qui est manifeste dans la manifestât! C'est ainsi pour le Prophète de Dieu. Ton rants

à l'Evangile adoraient Dieu et étaient convaincus d vérité de toul ce qu'il avail l'ait descendre (dans l'Evangile) ; mais comme il vil (le Prophète eu même tempe

qu'ils étaient tous dans l'ignorance de son être même, et

être dans son ignorance, c'est être dans l'ignorance di I — alors il donna l'ordre que tous étaient poui autn - que pour Dieu. Vois qu'il en est dé même à la manifestation «lu Point du Béyân, de même encore dans la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Si tous, en ce jour, attachent leur- regards sur la source même de I et de la Vérité qui embrasse tout, il ne rotera pas un seul des gens du Béyân qui ne le reconnaisse pas. I ainsi que si, dans la manifestation du Point du Qoran, tous eussent cru au Qoran d'anpa^ant. personne m resté, au moment de l'audition des versets, sans p par le Sirat plus rapidement qu'en un clin d'oeil. I • pas. ô gens du Béyân, que vous avez des - recevoir

à cause de la foi que vous donne/ à Dieu. Si vous ne d nez pas votre foi, c'est vous-même qui devenez des qui agissent pour autre que pour Dieu. Peut-être est-ce un< grâce qui vous est faite quand vous donnez votr< alors vous devenez « pour Dieu s transformez •>

l'eu en lumière. Car. en vérité : Lui n'a qui est autre que lui. C'est ainsi que si, aujourd'hui, l'universalité des êtres qui sont sur la surface de la terre donnait sa foi au Béyân, c'est ot lie universalité elle-n qui se sauverait du feu, entrerail dans le Paradis <i trouverait le salut contre la mention d'autre que pour Dieu, qui est plus violente que n'importe quel feu. El ce salut est plus immense que tous les Paradis. C'est ainsi que celte universalité échapperait à la mention du Kâf | Kafei infidèle) et entrerait à l'ombre de la foi Cai en ^ nié !

lit) SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAH

le Poinl de Vérité, de toute éternité dans le passé, de toute éternité dans l'avenir, était, est et sera sans besoin de toutes choses alors que toutes choses s'enorgueillissent de Lui (c'est-à-dire, ont besoin de Lui) par leur essence même.

Si tout ce qu'il y a sur la terre avait donné sa foi à la manifestation du Prophète de Dieu, cette universalité eût elle-même trouvé le salut contre le feu. Comme ils n'ont pas donné leur foi, c'est eux-mêmes qui se sont enfermés dans le feu éternel. Dans chaque manifestation , faites-vous à vous-mêmes la grâce et sauvez-vous du feu de la manifestation précédente, car. en vérité, Celui qui est manifeste dans la manifestation n'a pas besoin de vous. Rien n'existe dont la \ériié essentielle ne se prosterne devant Dieu très haut et 1res glorieux, même si elle esl dans l'ignorance (de Celui qui est manifeste dans La manifestation) et qu'il n'y croie pas au jour de sa manifestation. Que si le rideau est enlevé de devanl se yeux, il verra qu'il est croyant à Celui qui est manifeste dans celte manifestation-ci comme il l'était en Celui qui s'est manifesté dans la manifestation antérieure.

0 gens du Béyân ! ne faites pas ce qu'ont fait les gens du Qoran. Ils se sont prosternés devant Dieu et ont fait contre son spectacle tout ce qu'ils ne devaient pas faire. C'esl ainsi que toutesles œuvres deviennent soudain pour autre que Dieu cl celui qui agit ne le comprend jus.

C'est ainsi que toutes les Dations sont restées dans l'ignorance à Cause de ce >|>eiiacle.

\u momenl de chaque manifestation il est convenable que tous y croient, car tous s'appuienl sur elle.

Certes ! certes ! lisez le Béyân avec une voix pleine de tristesse pendant les nuits et tes jours. Il se peut ainsi '/ne vous soyez attirés pur le nom de Dieu, et que vous vous attristiez pour les noms de Dieu,

Porte i5.

Dans ceci qu'il est obligatoire pour un chacun de prendre une femme afin que reste de lui quelqu'un qui unifie Dieu, son Seigneur. Certes il faut s'efforcer tfavoir un

enfant (ou de se marier).

Sise manifeste d'un hommeou d!une femme Vimpuissance à avoir un enfant, il est licite pour Vépoux non impuissant {quel qu'il soit) de se remarier à nouveau après en avoir obtenu l'autorisation de l'autre partie, mais non sans sa permission. Et ce afin que se manifeste de cet époux ou de cette épouse un enfant.

Il n'est pas permis de se marier avec quelqu'un qui ne soii pas de la religion, et si quelqu'un est marié il est obligatoire pour lui de se séparer de son conjoint quand il s'aperçoit qu'il n'est pas dans la foi. Il n'est pas IU ite cCavoir roui, ici avec ce conjoint sans que celui-ci retourne à la religion du Béyân.

ivant que l'ordre de Dieu ne soit retiré dans la manifestation de Celui que Dieu a manifesté. Dieu a permis à ses croyants et à ses croyantes de se marier: il se peut que les non croyants retournent à la religion du Béyân.

Le résumé de cette porto est que :

Dans ce monde, le plus haut des fruits que Du donnés à l'humanité, après la foi en lui. aux lettres de l'Unité et en ce que Dieu a fait descendre dans le Béyân est de recueillir le fruit de sod existence (corporelle) de façon à ce qu'après sa mort l'homme laisse ce fruit qui le mentionnera en hien.

11 a été ordonné, clans Le Béyân, de la façon la plus

cette et la plus précise (d'avoir des enfants). (Cela a été ordonné) jusqu'à ce point que si une impuissance (à cm produire) est constatée chez l'un des deux époux, l'autre époux doit convoler en d'autres noces avec la permission de son conjoint, afin qu'un fruit se manifeste de son existence. Il se peut que cet enfant soit une feuille des feuilles du Paradis, s'il donne sa foi à Celui que Dieu.!. .il manifester: sinon, il se transformera en feuilles de Feu. S'il se rencontre quelqu'un qui ne donne pas sa foi. son néant est meilleur que son être.

Le mariage n'est licite qu'avec ceux qui ont donné à chaque manifestation leur foi à celui que Dieu manifeste dans la manifestation. Si quelqu'un ne consent pas à donner sa foi, le mariage n'est pas permis avec lui. Et il est interdit que, n'ayant pas donné sa foi, il puisse réclamer les droits (qui y sont attachés). Eu clfet, le possesseur de toutes choses est Dieu, et il n'a donné à aucun non croyant la possession de quoi que ce soit.

!<"il ce que tu vois entre les mains des non croyants es) entre leurs mains sans droit. En effet, si le spectacle de la manifestation avait la Puissance (de le faire), il leur lirait même leur propre respiration, à moins qu'ils ne donnassent leur foi : comment pourrait-il dès lors les autoriser à posséder quelque chose. Cet ordre est do pour jusqu'avant le moment où la parole de Dieu es! I' vée, ce qui est le commencement de la manifestation. Jusqu'à ce moment l'acte de mariage esl permis pour la garde (et la multiplication) des croyants: mais au moment même où la parole de Dieu esl élevée, cela n'es! plus permis 4 : car alors on ne peut plus approcher une feuille du Paradis d'une feuille de l'enfer. En effet, celleci lire son aide de la négation, tandis que celle-là la reçoit

i !i s';.£i( ici <in mariage entre croyants .1 non croyants.

de l'assentiment. Celle-ci est le néant absolu, et celle-là L'existence même.

U est digne pour tous les êtres illuminés par le Beyâo ou'ils retirent un fruil de leur existence matérielle. afin lue se multiplienl Les degrés des aombresel que ceux-ci entrenl dans la mer de L'infini.

ta commencement de chaque manifestation le nombre rdes croyants) est restreint et ce n'esl que -de degrés en degrés qu'ils arrivent à l'infini. Vois ce qui se passait ily aT37oans. Mohammed et Ui étaienl Les seuls croyante auQoran,et vois aujourd'hui si tu peu* escompter C'est ainsi que mille peut progresser jusque l infini, et ,1 nv aM.it pas, il n'3 a pas de fin pour lui '.

Vois de la même façon Le début de la manifestation du Béyân : durant quarante jours personne autre que la lettre', ne crut au ..(> ne fut que peu à peu que le formes des lettres du Bèsm Illab d Amna e Aqdè revêtirent la chemise de la foi, jusqu'à ce qu lUmt

Primitive fût complète. Vois ensuite combien eU

multipliée jusqu'à aujourd'hui.

j'en jure par l'essence bénie éternelle que si, au .1, lui de la manifestation, tout ce qui esl nécessaire à cette mankstetion se trouvait assemblé, il n'y «™"W£ d-hui sur la surface de la terre, rien que des croyant . Car la vérité est le feu de Dieu, et si tous entraient.

oïwïï«i«itleto6ad.n- lefeudesonamon ilTle glorifieraient, l'unifieraient, le Rangeraient sans

ino-menté Carc'esl pour Dieu tout ce qui esl dan S^r la terre et entre eux. Soit qu'il apparaisse que

te^ectede^la Vérité y prétend J-^J-^

tous le reconnaissent sous son nom. De degr. en degi

^OnpeutaussUraduire^'estainsiquel'Elifp

(le nombre des croyants progressera), lu verras la Limite arriver à l'infini, le uni à l'immensité sans bornes. Alors lu voiras les croyants du Paradis nouveau. Certes, certes, appuyez-vous sur Dieu, et patientez dans

les jours de Dieu.

Ponte iO.

Dans ceci qu'il est obligatoire pour un chacun, s'il est possesseur d'une chose qui, en prix, vaille cent miscals d'or, de donner dix- neuf miscals aux lettres du Vivant. L'un de ces dix- neuf miscals appartient à Dieu, si le soleil de son existence brille.

Il faut donc donner ces dix-neuf miscals au soleil de la Vérité, afin qu'il les partage entre les lettres de l'Unité de façon à ce qu'à citadine parvienne un miscal : et ce, si le soleil de la Vérité le cent. Car l'ordre est da/is la main de sa puissance. Il n'est pas comptable des actes ipt'il accomplit, tandis que les hommes sont responsables de tout ce qu'ils font.

Si le soleil est caché et que les lettres de VVnitè aient laissé des enfants, il faut que les croyants donnent cet argent à ces enfants. S'ils n'ont pas laissé d'enfants, il faut que cet argent soit dépensé dans un mariage, même si le possesseur le dépense pour le mariage de sa fille ou de son fils.

Le miscal qui appartient à Dieu, il faut ic garder pour Celui que Dieu doit manifester ou bien le dépenser pour la religion du Béyân. Si on le garde, il faut que ce soit le donateur lui-même qui le garde '. Il faut garder ce qui

i. Il ne faut pas le donner, comme cela se passe de n<>> jouis, au Moujtéhéd de son quartier.

appartient à Dieu comme on garde la prunelle de ses yeux, jusqu'au moment de le rendre à son propriétaire.

Le résumé de celle porte est que :

\près qu'une chose est arrivée au prix de cent miscals d'or, c'est à son propriétaire qu'il appartient de donner dix-neuf miscals aux lettres de l'Unité, et l'un de ces miscals appartient à Dieu.

Si l'on e>t pendanl la manifestation tic l'arbre de la Vérité, il faut obéir à l'ordre de Dieu : si au contraire la nuit s'est levée, qu'on fasse parvenir ces sommes aux enfants de ces lettres. S'il n'y en a pas, qu'on fasse des mariages avec cet argent: niais qu'on garde les miscals de feu (de Dieu) jusqu'au moment de les rendre à Celui que Dieu doit manifester. Au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, l'ordre de dépenser ce) argent dans un mariage ou de le donner aux enfants des lettres est retiré, à moins que Celui que Dieu doit manifester le permette.

Le fruit de cette porte est que, s'il donne un ordre, vous il ez y obéir tous comme vous obéissez aujourd'hui.

De quelle façon l'on obéit aujourd'hui au Prophète de Dieu dans tous ses ordres. C'esl ainsi que doit être l'obéissance à l'arbre de la Vérité, dans chaque manifestation. Et il est plus haut d'obéir au jour de la manifestation que dans les voiles de la nuit pour ceux qui le connaissent. Car ce joui' là est le jour où Ton voit Dieu : personne ne peut revoir un jour pareil jusqu'au jour du jugement suivant.

Il est digne que l'esclave, après chaque prière, réclame la miséricorde et le pardon de Dieu pour son père et sa mère. Et la réponse viendra de Dieu, disant : « Pour toi, « nous te donnerons deux mille et une fois ce que tu « nous demandes pour tes père et mère. »

Heureux celui qui mentionne en bien el son père el sa mère à cause de l'ordre do Dieu.

/•.'// vérité, il n'y a pas de dieu, si ce n'est le Dieu Unique, h Précieux, /' M/né.

Porte 17.

Dans ceci, que l'or et l'argent quand ils arrivent à 6oo5 miscals habituels, 95 de ces miscals deviennent le droit <lu Point de Vérité. Il faut que Dieu les prenne de vous, el tous vous êtes responsables de ces o5 miscals, si le soleil de la Vérité brille. Pendant la nuit vous devez garder ces 95 miscals pour les donner à Celui que Dieu doit manifester, comme vous garde: les prunelles de vos yeux.

Le résumé de cette porte est que :

[)(> là qu'il n'y a aucune grandeur si ce n'esl dans l'obéissance à Dieu, el (pie l'honneur des croyants réside dans celte obéissance et non en d'autres choses, car ces autres rangs se trouvenl auprès des gens de chaque inanition et cependant l'ordre ne descend pas sur eux qu'ils sont dans la vérité.

Si tu veux comprendre cela, regarde la fin de chaque manifestation. Il arrive souvent que personne, du début à la fin de sa vie. ne reste sans accomplir les purifications non obligatoires afin de pouvoir s'enorgueillir on disant : ./-• n'ai jamais regardé le ciel qu'étant en état de pu- • reté. »

Oui certes, c'esl une grandeur s'il s'approche en étal do pureté de ce qui confirme sa religion, c'est-à-dire ta connaissance dr Dieu d do Celni qui s'est manifesté sur

son ordre ©1 vient de lui. Car, sans cela, les existences elles-mêmes se fussent changées de lumière en feu, qu'en serait-il des actes ?

Sache donc que, après que le nombre del'or et de l'argent esl arrivé au nombre de toutes les lettres, avec adjonction de dix venant de l'invisibilité, cela produit le chiffre de six mille cinq, que si tu fais descendre le nom sétté (six), tu arriveras au nombre chich (six) '.

i. Toutes les lettres sont ici les lettres de l'alphabet quisont vingt-huit. Si on les examine au point de vue du calcul de Vabdjed, on s'aperçoit que les neuf premières sontdes unités, neuf autres des dizaines, neuf autres des centaines et enfin L'une,le ghaïn, est le mille. Si nous les additionnons alors entre elles, nous aurons, pour les unités 15, pour les dizain - 15o,

pour les centaines i.5oo, et pour le ghaïne i.i Cela produil

un total de 5.gg5. Si nous ajoutons les dix venant de l'invisibilité, cela produil le nombre 6.oo5. Les dix de l'invisibUité proviennent de cette idée que le zéro n'est pas compris dans l'existence réelle des chiffres puisqu'il ne représente que le nt. Or, quand on arrive à dix. nous représentons ce signe par un i suivi d'un zéro : en réalité non- représentons l'Unité liée au néant.

Celte dizaine est due en principe à la force immanente dans lombres, indépendamment de leur représentation en chiffre. Celle force esl la dizaine invisible. En réalité, le chiffre an est plein, ou, si on le vent, en état de de la di-

zab , , . , ,

in fais descendre le nombre sette, tu obtiendras le nombre chich, -•••ut dire deux choses : la langue arabe est supérieure à la langue persane et dire chich au lieu de sêtte esl inférieur au point de vue de l'éloquence. De plus, montre qu'il faut faire ce calcul en Persan, c r si de I expression Chich hézar (6.000) vous faites descendre, vous retirée le terme Chich, il reste l'expression mille (hézar). Or, la première lettre du mot « Hézar » est un hé — et ainsi la première lettre devient une allusion à l'< ss< nce de la vérité I

Cette phrase offre un second sens. C'est le suivant : Si nous changeons le terme arab plus éloquent, en un terme

plus vulgaire, nous obtenons le mot Chich c'est-à-dire 6. Pour

Alors la première lettre sera une allusion à Lui.

C'est pourquoi il a été ordonné que quand ces métaux arrivent à cette limite, de chacune de ces limites ' quatre- \ Lngt-quinze miscals sonl attribués à Dieu.

\ chaque manifestation du Point, soit dan- l'antérieure, soit dans l'ultérieure, qu'on agisse suivant la permission qu'il donnera (au sujet de ces sommes). Dans l'intervalle (de ces manifestations) il est permis de partager cet argenl entre dix-neuf personnes craignant Dieu, et chacune doit recevoir comme part le nombre ha (5 miscals). L'explication de ceci sera donnée en son lieu et place.

Et cet ordre subsistera jusqu'au jour du jugement et les croyants agiront en conformité avec cet ordre, el cet ordre est plus grand que n'importe quelle espèce de commerce (?), car en lui il n'\ aura ni cbangemenl ni modification jusqu'au jour du jugement suivant.

Et maintenant examine la bienfaisance du Point du Béyân. Si, après l'arrivée de ces métaux à ce degré (nombre de 6.oo5 miscals), il avait ordonné qu'il fallait donner le tout, qui donc eût pu lui faire une observation, même si c'était toi cjui possèdes cette somme et que tu fusses degens du Paradis, c'est-à-dire si tu étais de ceux qui obéissent à Dieu. Vois donc combien dans un ordre Dieu t'a témoigné de bienveillance à toi et à toutes les créatures. Car si tout ce qu'il y a sur la terre croyait et devait entrer flans le Paradis, ce ne pourrait être qu'avec l'obéissance aux ordres de Dieu ! Et vois comhicn d'ordres arrivent sur l'universalité des hommes, cl vois combien de bienveillance !

exprimer six, nous écrivons, en Abdjed, Hà dl = ."> a - i Or le hé esl In première lettre du signe Ha, qui exprime la prononciation même de la lettre Ha. Or cet lia esl cinq, etc., etc.

i. C'est-à-dire autant de fois qu'il y aura 6.005 miscals.

( "est ainsi que tout ce qui est vient de la source el tous l'ignorent. Si par exemple le Prophète de Dieu avait ordonné : ci Chaque année tu dois faire le pèlerinage si cela est en ton pouvoir», est-ce qu'un croyant obéissant eût pu se dérober à cette obligation? Il eût au contraire cherché à se rapprocher de Dieu par son obéissance, et il se fût enorgueilli auprès des créatures par l'ostentation de son obéissance,

Vois-en ainsi pour tous les ordres, qui tous sont dans la main de sa puissance. S'il veut rendre quelqu'un riche, il le rend riche jusqu'au jour du jugement, et cela avec justice et non avec injustice (au détriment des autres . S il veut faire de quelqu'un un sultan, il en fait un sultan jusqu'au jour du jugement. C'est ainsi que s'il veut rendre quelqu'un illustre, il le rend illustre jusqu'au jour du jugement.

La preuve de cela est que si le Prophète de Dieu avait dit : « Il appartient à tous de rendre riches les enfants de tel croyant, et ceci est une des règles de la religion », vois combien aujourd'hui ces enfants eussent reçu d'argent : ils seraient la vérité de la richesse. S'il avait dit : « Le sultan qui régnera de ma part doit être des enfants d'un tel ». est-ce que les croyants auraient pu refuser d'obéir? el cela fût resté pour lui (cet ordre) jusqu'au jour du jugement. S'il avait dit: « Les enfants de tel croyant doivent être illustres jusqu'au jour du jugement », vois aujourd'hui combien serait mande leur illustration.

Tu vois cependant qu'il a dit : « // est obligatoire poulies hommes daller en pèlerinage à la maison de Dieu » et chaque année 70.000 personnes s'y rendent et tournent autour d'un peu de boue. C'est là la grandeur de l'ordre de Dieu et son pouvoir absolu sur ce qui est autre que lui.

Il en est de même s il voulail le contraire. S'il voulait rendre quelqu'un pauvre, celui-ci resterait pauvre jusqu'au jour du jugement. Vois, il a simplement mentionné îb\ Loab, sans amour pour lui. Eh bien, aujourd'hui, voyage à l'Orienl ou à l'Occident. Vois que son nom n'existe plus pour qu'il ^>ii encore mentionné par le fait même d'un nom. il n'existe plus même chez Les nations contraires au droit. Est-ce qu'une pauvreté plus grande que celle-là se peut concevoir, qu'il ne reste même pas le souvenir d'un nom '.'

Vois qu'il en est de même pour les autres rangs. L'ordre de la vérité est d'une manifestation à une autre. Les spectacles du gouvernement, dans la pensée d'un mois de pouvoir, sorlenl eu\-mèmes <|e l'obéissance. El cependant, si lu regardes en ceux à qui les hommes obéissent, ceuxlà subsistent par le nom de Dieu, parce qu'on ditd'eux: ils soûl musulmans. Et cependant la vérité aux yeux de Dieu et de ceux qui savent est qu'ils sont pour autres que Dieu.

Vois l'éloignement de Dieu de la créature qui reste dans l'ignorance de la source d'un ordre qui subsiste d'us jugement à l'autre, el qui dans la pensée d'un jour de jouissance, que ce jour soit même pour autre que pour Dieu, donne sa vie. Ce!;! ne provient que du manque de perspicacité et du manque d'intelligence. Sinon, quelqu'un de perspicace et de croyant, quelqu'un de minutieux, comment irait-il, d'un jugemenl à l'autre, fermer les yeux au Paradis et cela pour un jour de gloire qui se passe dans le feu el dans l'éloignement de Dieu. El tant que Dieu ne voudra pas le sauverdu feu, il soit sous la sentence de l'eu et d'homme qui agil pour autre que Dieu.

Sache que le salut que Dieu accorde du l'eu aux . de l'eu est l'appel qu'il leur fait à lui. S'ils obéissent, ils trouvent le salut, sinon ils restent dans le l'eu.

Or, de là que L'appel de Dieu ne se manifeste qui pai l'appel de Celui qui se manifeste dans la manifestation de même la réponse à Dieu ne se manifeste que parla réponse à ce manifeste. Ces! pour cette raison que dans chaque manifestation, Les gens de la manifestation cédente, comme ils ne répondeni pasà Dieu en oe répondant lui qui est manifeste dans la manifestation d'après, ni aui spectacles qui invitenl tous les hommes à lui, ne trouvenl pas le salul contre le feu. Par i x< mple, si au momenl même de la manifestation du PropW Dieu toul ce qu'il \ a sur la terre avait répondu tant à lui qu'à ses ordres, tous eussenl été sauvés du feu el fussenl entrés dans le Paradis. En effet, tout ce qui sera ordonné par l'autre monde on ce qui concerne le feu el le Pai tourneautour de la sentence qui esl en ce monde sur chacun des hommes. C'esl pourquoi il a été ordonné dans la religion de l'islam de forcer les gens à entrer dans la religion. C'esl parce qu'il se peul qur par violence on fasse entrer les gens de feu dans le Paradis.

Il a été ordonné (aux hommes) de s'aimer an les uns les autres : il se p< ul ainsi qu'ils revêtent la chemise des -eus du Paradis. Si dan- le Béyân quelqu'unse ontrail qui fîl par force entrer toul ce qu'il y a sui la surface de la terre dans le Béyân, il les sauverail tous du feu el les ferail entrer dans le Paradis : c'est la [a bienveillance à leur égard.

J'en jure par l'essence éternelle de Dieu : si tous obéissaient, personne ne resterait dans le feu el tous entreraient dans le Paradis. Tout ce qu'il \ a sur la I deviendrait une partie d<-> parti.-, du ciel. Malheuràceux qui croient en lui (comme les musulmans el oon à ceux qui n'y croient pas, el qui, dans la nuit des nuits, pleurenl et se lamentent mu- lui et qui, sons son aom, 'mil montre eu ce monde de religiosité, el qui nuit et jour pleurent el

soupirent après le moment où ils le pourront voir. Mais au moment où il se fait connaître à sa créature, ce qui est le plus grand Paradis. si grand qu'on n'en peut concevoir de plus grand, car le principe même de la religion est de connaître Dieu, et cette connaissance ne se peut concevoir que par sa connaissance à lui (soleil de \ érité), alors ces esclaves se lèvent et font, à sou sujet, ce qui est indigne de lui, alors qu'ils pensent agir pour Dieu en vertu de celte lumière de foi qui était en eux par le fait de la manifestation antérieure. Et ce parce que pénètre en leur cœur l'idée que ce point peut n'être pas la vérité. Et c'est là le grand péché aux yeux de Dieu et qui, d'un seul coup, efface tous les actes, de sorte qu'il semble qu'ils n'en ont plus accompli aucun.

Tu as entendu que dans la manifestation du Point du Qoran tous les croyants à l'Evangile al tendaient l'Ahmed promis : lu sais ce qui s'est passé pour ce soleil de Vérité dînant les vingt-trois ans de sa manifestation. Ce fut au point que lui-même s'écria : « Aucun Prophète n'a été tourmenté comme je le suis ! » Et cependant tous attendaient sa manifestation dans les larmes et les gémissements, prêts à agir à son égard, conformément à la parole de Jésus.

Gloires soient rendues à Dieu que tu ne le sois pas trouvé présent ce jour-là 1 Mais voilà que tu te trouves au jour de la manifestation du Béyân. Tous les croyants au Prophète de Dieu attendent la manifestation du Mehdi promis, car ce hadis (promettant l'imam Mehdi j est nu hadis qui Aient du Prophète, et les elnites et les sunnites demeurent d'accord sur ce point,

Il n'y a pas de doute sur ceci que la vérité de la foi est directement entre les mains des Esna Aelu'ris, et les pays du véritable islam sont ces cinq pays que nous avons indiqués el dont les habitants se nomment eux-mêmes

Esna [chéris. Ils appellent la terre de Fars Chiraz) la capitale de la science, cependant que l'arbre de Vérité s'y leva et qu'aucun des habitants ne !(• connut. Puis, après qu'on l'eut connu, La limite de leur éloignemenl de Dieu devint manifeste. Ce fut au point que ceci suffit pour leur abaissement.

Et cependant, nuit et jour ils criaient: «0 Dieu! hâte la manifestation du Mehdi. »

Vois qu'il en esl exactement de même dans le Béyân et ne va pas t'enorgueillir (de ce que tu as cru au Bab). Tous disent : nous croyons à lui (au Bab). Etcependant ce sont ceux-là mêmes qui sont au début du Béyân et qui étaient au début du Qoran. Et cependant le Point du Béyân s'est manifesté dans un tel rang qu'aucun enfant ne le pourrait renier. Et cependant tous disaient, Ions étaient convaincus que le Qoran est le livre de Dieu Us croyaient à la vérité du Prophétisme du Prophète, du Velayèt du Véli, de la preuve des portes. Et tous les préceptes de la foi islamique se basaient sur cette conviction et cette croyance. Tous citaient le Qoran comme le plus grand <\r< miracles de Mohammed, et ils étaient intimement convaincus qu'autre que Dieu n'en pouvait produire de pareil, et, en effet, durant 1270 ans, p. rsonne ne put apporter un verset semblable.

Or, par le fait même qu'un témoignage semblable B'esl de nouveau manifesté, parle fait même qu'il fait descendre des versets comme une pluie de la mer de sa bienveillance, tous, au lieu de se convaincre qu'ils viennent de Dieu et qu'il est impossible qu'ils n'en viennent pas suivant l'ordre précis et net du Qoran et suivant leur propre croyance à eux, les voilà qui s'en vont dire : « Ces versets viennent d 'un autre que Dieu » et ils ont fait ce ou ils ont fait ! M

0 gens du Béyân, ne faites pas ce qu'ont fait les gens

du Qoran. Tous, ne faites qu'en son nom ce que vous laites et ne restez pas ignorants de lui. Si vous restez dans son ignorance, nous avez accompli un acte de violence sur vous-mêmes, si nous ne lui faites pas parvenir de tourment à Lui-même. Kl si, Dieu garde! vous lui faites, sans aucun droit, arriver un tourment, c'est sur Dieu ipie nous avez jeté ce tourment alors que nuit el jour vous vous prosternez devant lui et que, du début à La fin de votre vie, vous n'aviez qu'un Du I : agir dans son contentement. C'est à cause de la sublimité de L'ordre que vous ne pouvez L'accepter, non à cause de sa petitesse. Tout d'un coup vous voyez quelqu'un que vous connaissiez, dont vous étiez peut-être le père, ou la mère, ou le parent et qui se manifeste en disant : ci En vérité, c'est moi bien, il n'y a pus d'autre dieu </ue moi ! » Et soudain \ous restez hagards et anéantis de la hauteur de L'inaccessibilité de ce soleil de Vérité, de la sublimité de son élévation dans la Divinité.

Si vous ne détournez pas vos regards de la vérité de la preuve qui est les versets, et que vous ne répétiez pas tout ce qui a été répété auparavant au sujet du Qoran el >i vous ne dites pas ce qui a été dit au sujet du Béyân, il se peul que si vous ne donniez pas votre foi. tout au moins vous ne rendiez pas de sentences contre Dieu. Sinon, si vous en rendez, c'est sur vous qu'elle retombera. Que quelqu'un rende une sentence contre Dieu, quelle mesurea donc ce quelqu'un '.l

J'en jure par l'essence, éternelle de Dieu ! quiconque rend une sentence contre lui (dans la manifestation de Celui que Dieu doit manifester) esl plus dur que celui qui a rendu une sentence contre lui dans celle manifestation-ci.

actuellement, combien à tes regards sont loiu de Dieu ceux qui, en opposition avec le Prophète de Dieu, ont fait

UNITÉ VIII. PORTE 17 Va]

montre de leur propre existence. Toi-même lu seras dans l,i même situation >i lu Décrois pas à lui. \i--à-\is des gens qui \ tendront après toi.

Et, il y a aujourd'hui desg< qs perspicaces. De même, à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, il \ aura des croyants qui. par leur perspicacité, verront qui' ceux qui seronl restés dans l'ignorance de cette manifi station sont plus loin encore de Dieu que ceux qui sont restés dans l'ignorance de cette manifestation-ci. Est-ce que vraiment aujourd'hui lu fais une mention quelconque des gens d'il'- lues d.' la Meqqe ri de Médine? Connais-tu seulement leur- noms ? Eh bien, il en sera de même pour ■ eux (pli viendront par la suite, relativement à cette manifestation-ci. De même, encore, pour la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, (hic s'il reste d'eux une mention mensongère, c'est à cause de la mention que Dieu en a l'ait à cause de leur mensonge et non pane que leur être même est digue de mention. Col comme le aom qui est mentionné dans le Qoran (Abi Laah).

Réfléchis un peu el ne le détourne pas de la vérité de la preuve : il se peul qu'en ce .joui' lu trouves le salut, car en vérité ceux qui agissent emportent à chaque manifestation le poids de leurs actes, mais sans intelligence, s'imaginant. agir pour Dieu !

Certes craigne: Dieu de la façon qu'il le faut craindre! puis soyez convaincus de l'ordre de Dieu!

132 SKYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE IJAIî

PoKTE 18 '.

1// sujet du jeûne. Il faut mentionner Dieu durant un mois, à la fin de chaque année, pendant que vous jeûnez.

Le résumé de cette porte est que :

Il faut que tu saches tout d'abord quel est le but de Dieu dans le jeûne et quel ouest le fruit. Situ t'étais trouvé dans la manifestation du Qoran et que tu eusses demandé au Prophète de Dieu pour quelle cause le jeûne est obligatoire, il t'eût répondu ce qui va suivre.

Le jeûne n'est pas pour autre chose que pour que tu t'abstiennes de (fréquenter) quiconque n'est pas pour Dieu. Par exemple si (tu l'étais trouvé) à l'époque du Prophète i et que) tu n'aimasses pas quiconque ne l'aimait pas, et que tu ne fusses pas prêt à rendre service à quiconque ne voulait pas lui en rendre et que tu jeûnasses, la récompense de ton jeûne t'aurait été donnée.

\ iens ainsi, mol par mol. jusqu'à la parole d'Unité du Qoran, et fais circuler ce que tu viens d'apprendre jusqu'à ce que tu arrives ainsi à la dernière lettre qui est le résumé des manifestations de l'Unité tout entière. Si lu t'abstiens de tout ce qui est autre qu'elle, alors, en ce jour tu as jeûné pour Dieu.

Vois qu'il en est de même dans le Point du Béyân. Si tu as entendu la nouvelle de sa manifestation et que dans ton cœur ail pénétré la pensée qu'il pouvait ne pas être vrai, le principe même de ta religion t'est retiré, qu'en

i. Béyân arabe, \\ant (pie la femme ou l'homme arrive à l'âge de onze ans du moment du dépôt de -a semence dans

la matrice de sa mère.

peut-il être pour ton jeune qui u'esl qu'une -impie conséquence du principe «le la religion ? \u momenl où tu as entendu celle annonce, le témoignage étail parlai! pour toi, car la personne qui t'en a parlé a argumenté avec toi sur- des versets (qui Celui qui est manifeste dans la manifestation a l'ail descendre i.

Du fait même que tu es resté dans l'obscurité, lues resté dans l'ignorance de la réponse à Dieu dans le quatrième atome (le babisme), car il s'est manifesté dans cette manifestation (du quatrième rang) el lui-même -v^i mentionné sous la mention de porte. C'esl pourquoi dans le rang quatrième, le rang premier étail manifeste, cai c'esl dan- ce rang même qu'il a dit : « /•.'// vérité! c'est i moi qui suis Dieu, il n'y a pas d'autre dieu que m<>i. »

S'il se rencontre dans les contingences un maître d'intelligence, il pourrait voyager en ces questions i I se convaincre que la fin esl exactement le commencement, que l'apparent esl exactemenl l'intime, dans le premier degré. non dan> le second. Les noms de chaque rang sont dans ce rang el n'en dépassent pas les limites. Par exemple, regarde le premier roi : Depuis le début de l'existence il est mentionné -ous le nom de roi) jusqu'à la lin de l'existence. Mais le premier qui esl mentionné île ce nom au début ne peul être comparé au premier qui esl mentionné à la tin. Kl il en esl de même pour tous le- noms et analogies.

Si tu jeûnes dans celle manife tation, jeûne de l'amour de ce qui n'est pas la première lettre, car, dans toutes les lettres, on ne peut rien voir que cette lettre même.

Comme cet ordre ne concerne que la première unité et non les lettres qui en sonl multipliées, quiconque esl dans son amour, sache qu'il jeûne, et quiconque est dans l'amour d'autre qu'elle, ne jeûne pas. Dans leurs Faces à ceux qui jeûnent) vois les portes du Paradis dan- les nombres

de 11 oité I 19) (qui sonl pour autres que pour cette Unité primitive) el vois les portes du feu: La vérité du jeûne

c'esl de jeûner d'elles.

Par exemple, au jour de La manifestation de L'Emir des Croyants, tous jeûnaient, mais nejeûnaienl en vérité que ceux qui étaienl dans son amour et s'abstenaient de tout ce qui n'était pas son amour.

Dans chaque manifestation, tous les gens qui s'y Irouvenl agissent suivant les ordres de cette manifestation, mais au début de la manifestation suivante est abrogé Le principe même de la religion antérieure, qu'en peut-il être des conséquences de ces principes ?

Quand nous disons que celte religion est abrogée nous disons qu'elle se manifeste à nouveau (qu'elle se renouvelle» dans la manifestation suivante. Ce n'est donc pas qu'elle soit abrogée.

Si quelqu'un, dans cette manifestation, était dans l'amour du Bab, il a jeûné durant le mois de Dieu. Tous, dans les limites (religions) dans lesquelles ils se trouvent, obéissent à Dieu, mais à quoi cela sert-il? Si tous les croyants au Qoran n'avaient pas jeûné et s'il n'était pas arrivé ce qui s'est passé, cela eût été plus aimé Dieu que le jeûne auquel ils se sont soumis tout en accomplissant (contre le Bab) les actes qu'ils ont accomplis. Si ces événements n'avaient pas eu lieu, en effet (le Bab) n'eût pas ordonné que le principe même de leur religion était abrogé. Et voilà que, quoiqu'ils aient accompli les préceptes religieux du Qoran, l'ordre vient qu'ils n'ont aucune religion !

\u moment même du jeûne, le jeûneur doit prêter son attention au contentement de Dieu afin de n'en pas rester dans l'ignorance. Que si au moment même du jeûne l'arbre de Vérité se lève et ordonne de ne plus jeûner, il faut lui obéir à l'instant. En effet, le jeûne qu'il accomplissait

encd moment même, il L'accomplissait sur son ordre à lui qu'il avail donné dans sa manifestation antérieure. \ ois qu'il en esl de même pour tous les actes religieux.

abstiens-toi de boire el de manger, abstiens-toi de l'approche d'une femme (ou d'un homme, si tu es femme), des discussions, même si elles sonl scientifiques, de la violence, même la plu- extrêmement légère, el de rendre des sentences contre Dieu. Garde ton être de ces chosi s. Suis surtout attentif aux huis derniers de ces ordres, car du début d'une manifestation jusqu'au début de la suivante, quiconque ordonne contre le Point ordo ■ contre

Dieu, et cela détruit le bon effet du jeûne.

De même, au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Il q') a pas de doute que tous les gens du Béyân accomplissent le jeûne, mais s'ils lancent une sentence contre Lui, la source même de leur religion est immédiatement détruite; qu'en peut-il être pour une des conséquences de cette source.

Du lever au coucher du soleil, suis attentif et regarde dans le nom de II nilé (peut-être faut-il comprendre ici : le m<>is>. Avant l'adolescence, c'est-à-dire avant qu'on soit arrivé au chiffre de Hou (n ans), l'ordre n'est pas déjeuner ni pour les croyants, ni pour les croyantes, si ce a'esl jusqu'à midi. Si r<m dépasse celte heure mi a'esl plu- .' n état de jeûne (même si l'on jeûne).

Après i i ansjusqu'à \>. ans il faut jeûner : jeûner quand on est plus Agé ne vous mettra pas en état de jeûne. Regarde chacun des détails des ordres de Dieu: -i tout ce qu'il y a sur la terre se réunissait, ils ne pourraient pas. l'espace d'un millième de seconde, ordonner en vérité contrairement à ce qui est ordonné. Puis maintenant vois l'océan de la bienveillance de Dieu, comme il s'est gonflé au -ujet de ses esclaves sans que ceux-ci pensent prétendre y avoir droit. Que s'il- \ avaient eu un

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droit, ils fussent restés dans l'obscurité dans Laquelle ils étaient. La raison pour laquelle il s'est fait connaître aux hommes esl sa bienveillance. S'il ne s'était |>a^ l'ait connaître, tous, jusqu'au jour du jugement suivant, eussent obéi à la religion précédente.

Certes ! jeune: pour Dieu, mire Seigneur, II se peut qu'au jour du jugement vous vous éloigniez de ceux qui ne croient pas à Celai (pie Dieu doit manifester.

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