n en peut choisir y\n autre
acte même qu'on reste dans L'ignorance. Par exemple la descente du Qorandans la religion islamique : le principe en es I la connaissance de Dieu, et cela jusque dans les plus extrêmes conséquences : tout cela n\>M que pour la connaissance du Soleil de la Vérité au moment de son lever. Mais vois qu'un chacun, par une de ces conséquences, esl resté dans l'obscurité, aujourd'hui tu peux les voir ignorants du but qui est le fruit de l'existence de tous, el ils ne le savenl pas. El cependant, au moment même où ils ne comprennent pas, le témoignage de Dieu es1 parfait pour tous : car. s'ils réfléchissaient un peu, par cette même preuve par laquelle ils ont cru à l'islam, ils pourraient entrer dans la religion de Dieu. Tu les vois. du début à la fin de leur vie, agir dans leur religion, sans laisser une seconde pénétrer en eux l'idée qu'ils puissent agir pour autre que pour Dieu : c'est parce qu'ils ne son! pas éprouvés et que le témoignage u'esl pas présent. Sinon J, alors ils disent à son sujet les paroles que l'on disait au début de l'islam pour le Soleil de Vérité. C ainsi que ces mêmes personnes, au moment où l'islam est arrivé à sa maturité el à sa perfection, et au moment où le but s'est manifesté, ont répété ces mêmes paroles qu'elles s'étonnaient qu'on ait pu prononcer en disant : (( Comment se peut-il que quelqu'un entende les versets « de Dieu et dise à leur sujet ce qui a été dit ? > C'est ainsi que l'acte accompli avec perspicacité est rare. La pluparl des hommes, comme ils ont été élevés dans cette religion, c'est dans cette religion qu'ils manifestent leur foi. Et Dieu seul sait quels sont ceux qui sont aveugles et quels sont ceux qui sont perspicaces.
Et Dieu rend ceux qui ont cru en lui et en ses signes sans besoin de toute autre chose que sa mention. En vérité, Dieu esl tout-puissant et très haut.
i. Si le Point esl manifesté.
Porte 5.
Au jour de la manifestation de l'arbre de la vente il n'est licite pour personne de croire à la religion à laquelle il était attaché avant lu manifestation. Des qu'il entend annoncer la manifestation, il doit se tenir prêt à ce qu'ordonne l'arbre de vérité. Avant la manifestation il faut agir suivant la loi suivant laquelle on agissait auparavant, mais, au moment où elle a lieu, toute religion est coupée de l'esclave, sauf celle que lui ordonne l'arbre de vérité.
Le résumé de cette porte est que :
Ce qui est cause du salut est la connaissance de la manifestation et ce qui est cause de perte en est la méconnaissance. La religion de Dieu à chaque manifestation se compose des ordres qui se manifestent de Celui qui est l'être de la manifestation.
Regarde depuis Adam jusqu'au sceau des Prophètes. Si les croyants à la manifestation antérieure avaient cru à la manifestation postérieure, ils eussent reçu la sentence de foi : sinon tout ce qui était pour eux auparavant a été anéanti.
Il en est de même pour la manifestation île Celui que Dieu doit manifester. Toute la religion consiste à lui obéir, carie contentement de Dieu très haut ne se manifesle que par son contentement à lui.
Vprès la manifestation, avoir la science des ordres précédents ne sert de rien.
Sois subtil dans la religion ; il se peut alors qu'au jour du jugement tu le sauves des fatigues et des peines qui l'accompagnent (ce jour), car ce jour est celui où le
témoignage de Dieu est apparent sur ses créatures. Donc, certes, hâtez-vous vers lui au moment de la manifestation
et non pas avant, non plus qu'après, si rous are: envie d'être satires.
Porte 6.
Il n'est {ins permis de porter des instruments de guerre si ce n est quand c'est nécessaire ou bien quand il faut faire le Djéhad dans la route de Dieu. Le port d'armes
n'est permis qu'aux fabricants d'armes de guerre.
Le résumé de cette porte est que :
Ce qui est cause que quelqu'un a peur de quelqu'un n'est pas aimé de Dieu, si ce n'est le jour où cela est permis, ou bien s'il s'agit d'un esclave qui s'occupe de loinfabrication. C'est ainsi que les instruments qui peuvent être cause de la terreur de quelqu'un n'entrent pas dans le Paradis.
11 est convenable que l'esclave soit attentif à ce qu'un ordre qui soit cause de la terreur de quelqu'un n'émane pas de lui.
11 se peut ainsi qu'au jour du jugement tous soient, sous la forme de l'humanité, ornés des qualités adéquates, et dès lors l'œil du Soleil de la Vérité ne contemplera pas une chose où ne soit pas son contentement. Car, en vérité, toi tu ne sais pas et tu restes dans l'ignorance de la vérité de ton existence. Et combien il peut arriver que tu sois content que ton degré (celui par lequel lu es créé, c'est-à-dire le Paradis) soit chez un autre : et aucun feu n'est plus violent que de rester dans l'ignorance de ce Soleil de Vérité.
Regarde celui dont personne autre que ceux qui onl pénétré profondément clans la science ne peui comprendre la parole, et ceux qui ont pénétré profondément dans la science sont les imams directeurs, regarde-le. Il habite une montagne dont les habitants ne peuvent même pas prononcer le mot « Djénnèt » (Paradis, qui esl un mol arabe : comment dès lors en pourraient-ils comprendre le sens. Vois dès lors ce qui se passe pour la vérité des existences.
J'en jure par l'essence éternelle de Dieu : si quelqu'un comprenait cela, il tomberait instantanément en poussière.
La science de tous sur ce point ' esl le plus terrible châtiment de Dieu sur eux. Celui en qui, en tout étal de . un croit ; celui vers lequel l'esprit e tourne, celui qui est !<• commencement de tout d'après son propre
. celui vers qui tous retournent sur son ordre, on lui l'ail parvenir de tels tourments ! Mais ceux qui croient comptent les cbàtiments que Dieu envoie à ceux qui agissent ainsi vis-à-vis de Celui en vue de la contemplation duquel tous oui été créés ci l'emprisonnent dans un endroit où il n'y a pas un seul homme d'intelligence qui le puisse regarder par sa vue à lui, si ce n'est ceux que Dieu veut. C'est la raison pour laquelle il esl interdit dans le Bcyân de fréquenter les personnes d'un rang différent. Tous devront prêter attention au rang qu'ils occupent : les oulémas doivi nt fréquenter les oulémas, les fonctionnaires, les fonctionnaires, les marchands, les marchands, les négociants, leurs semblables, de sorte que personne ne voie personne d'autre que de son genre. Il n'es! pas hou. en effet, que le Soleil de Vérité soit compris par une per-
i. C'est-à-dire qu'on .1 emprisonné sur le sommet d'une montagne le spectacle de la vérité.
sonne qui voit autre chose que Dieu. Comment, dès lois, toutes les créatures le pourraient-elles comprendre? Prêtez la plus extrême attention, car, certes, vous jour du jugement, prêtez attention à ce que ne se ] pas pour la Vérité de l'existence ce qui n'est pas digne d'elle.
Celui qui entend sortir de la bouche du Soleil delà Vérité de toutes choses les paroles du Soubhan Ulah — cl c'est à cause de lui qu'a lieu le tesbih el le taqdis de Dieu, et à ses yeux autre que lui est le uéaul absolu — comment donc celui-là serait-il digne d'entendre autre chose que des paroles d'amour pour lui, de voir autre chose que sa grandeur !
Ce n'est pas qu'en ce jour tu n'entendes ni ne saches. Le jour de ce jugement est comme ce jugement-ci. Tu n'as pas su ce qui s'est passé en réalité, mais tu as entendu raconter ce qui s'est passé en apparence. L'esclave qui a subi de> mortifications, qui a foulé aux. pieds tous les biens de ce monde, par sa bienveillance esl arrivé à -.i coi' naissance : Celui en qui les hommes ont cru est-il digne qu'on l'emprisonne sur une pareille montagne?
Ceci est d'apparence1, car si tu regardes la vérité, lu verras que nuit et jour autre que Lui n'es! pas mentio d;ins les plus liants degrés de ton cœur. Ce que lu lais, tu le i'ais à cause de Lui. el c'est pour Lui que lu le fais, alors que cependant lu restes dans une pareille obscurité.
Craignez Dieu, noire Seigneur, Celui qui nous prend dans su miséricorde. Craignez 1rs choses pur lesquelles les âmes des hommes seul tourmentées. Craigin . nés de Dieu, craignez tous.
i. Quand je dis que les hommes nui cm en lui.
Porte 7 '
Celui qui voit Celui que Dieu doit manifester doit Lui demander sa bienveillance et s'il le veut il étendra sa miséricorde sur le demandeur et il l'honorera de la poussière de ses souliers.
Le résumé de cette porte est que :
De mémo que les vérités de toutes les existences, relativement au soleil de l'existence, sont comme des reflets dans des miroirs, de même vois les limites de toutes choses; el sache qu'aux yeux de Dieu et des gens de science personne n'était ni n'est plus précieux que l'arbre de la Vérité. Et, de là qu'il se manifeste dans la Divinité absolue Ions ne peuvent s'incliner devanl lui parce qu'ils '"' voienl pas [a vérité. Au jour du jugemenl qui est le jour de sa manifestation, tous doivenl réclamer de sa bienveillance ce qui peut être cause de leur grandeur, lise peut ainsi que Ions ne restent pas privés du fin il de leur existence qui est de le contempler. Car. pour hais, il n'\ a pas d'autre route que cette demande. Ce n'esl pas que tu doives te croire du même rang que Lui, car si toul ce qui a éié créé auparavant, tout ce qui le sera par la suite dans les contingences, arrivait à la perfection de leurs existences, toul cela ne parviendrai! pas à égaler la cenl millième partie de son être : car la qualité de chose de tous vient de lui, comment donc pourrait-on le mentionner sur le pied d'égalité avec autre que lui. Fais ainsi
1 Béyân \rabo... de la bienveillance de Dieu demande/ qn il vous accorde la faveur de s'asseoir sur m» sièges (de
venir chez vous) et c'esl là une grandeur très enviée et très
h. m te.
couler ce secret de vérité dans tous les rangs, afin de ne pas rester dans l'ignorance de la source de toul le bien, quoique cette source soit plus haute que toutes choses.
S'il se manifestai avec la puissance divine, qui le pourrait comprendre ? Il en sérail de même que | r les
esclaves qui ont revêtu la chemise de la grandeur el de la puissance : vous ne pouvez comprendre leur rang, d'où donc pourriez-vous le comprendre, Lui '.'
Ceci est dans ce but que >'il se manifeste par une autr< sorte de manifestation, il se peut qu'aucun esclave ne reste privé du fruit de son existence.
Dieu accorde sa faveur à qui il veut de ses esclax vérité il est le maître du grand bienfait.
Porte 8.
Il est obligatoire pour tous d'écrire depuis le début jusqu'à la fin du mois une table contenant dix-neuf cases sur dix-neuf, et que dans chacune de ces rases on écrive des noms aimés de Dieu, tels que « Allahou Ekber i ou « Allahou A'azam » ou « 1 llahou 1 : h er > . etc.
En vérité, Dieu a permis que chacun compte depuis le débutdesa rie jusqu'à ta fin (le nombre de mois qu il aura vécu) et qu'il écrive une quantité égale de ces tables
Vil meurt sans en avoir écrit quelques-unes il est obligatoire pour ses héritiers décrire de sa part la quantité qui manque.
Le résumé de cette porte est que :
Il est ordonné à an chacun de remplir chaque moi8
une unité dans une unité. Le compte en doit commence,
18 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE ÎÎAB
au moment delà naissance jusqu'au momenl de la mort. S'il manque à en écrire quelques-unes, c'est à ses h tiers à le faire en son nom.
Le fruit en est ceci qu'il se peut qu'au jour de la manifestation de l'arbre de vérité les croyants en lui se multiplient, car les vérités du cœur reç< ivent leur aide de Di par l'intermédiaire de ces noms. Et de la même fa qu'est mentionnée l'aide des 5, cela devient cause que
trrive peu à peu jusqu'au degré du corps, et est cause de l'entrée dans l'Unité du jour du jugement.
Dans ce siècle-ci, le fruit en est qu'il se peut que la première unité se multiplie jusqu'à remplir les cieus terre el ce qui est entre, de façon à ce qu'au jour de la manifestation tous l1 plus dans cette uni té (croyante
à Celui que Dieu doit manifester) que cette Unité (croyante au Point) dans un rang plus noble, »n à ceque le
pied d'aucun d'entre eux ne glisse sur !<• Syrat. Que si au moment de la manifestation ils avaient vu que cette Unité était l'I uité du Qoran, aucun des musulmans u'<ùl glissé sur le Syrat. El toutes ces uuités, degrés par degrés. aboutissent à l'Unité primitive. Divise doue le mo entier en unités el sache que l'aide de chaque degré inférieur vient du degré supérieur, ^.gis ainsi jusqu'à ce que tu ab »uti - 1 ss à un ■ u ûl '• q li suit cette même 1 primitive que tous ont le devoir de connaître. El celle l nilé là ne vois que l'Unité sans nombre (le Point) qui est la première lettre.
De celle façon tu ne verras plus (]\n> 'es miroirs que la face du soleil l aique. C'est là la vérité de l'Unité, ! cret de la nudité '.
On pourra, semble-t-il, voir que le secret de l'I nilé
1. La nudité veul dire l'acte par Dieu d'être dépouillé de tout ce qui rappelle la créature.
coulera jusqu'il arrivera couler en toutes choses ; ;iinsi pour le nombre des porte-plumes dans le plumier. Ilseront au nombre de [9, cl celui qui sera le spectacle du Point aura le prix de tous les autres. Si quelqu'un obéit à ceci (en mettant 19 porte-plumes dans son plumier) et ne donne pas à la Première l aité ' le prix de toutes les autres, il n'a pas connu II nité Primitive el ne lui a pas donné son droit. Par exemple, si le prix d'une plume esl de dix-neuf mis< als d'argent, i! faul que le prix des di\huil autres soi! de dix-huil miscals en toul . C esl ainsi qu'il faut donner à l'une le prix de toute l'Unité: alors toutes les autres reçoiveul leur aide de celle-là. C'œl alors cjue quand on parle de l'élection de celle plume, «m parle de l'élection de toutes, quand on parle de sa résurrection, on parle de la résurrection de toutes.
Par exemple, aujourd'hui lu vois dans l'islam : toul ce qui esl. l'aide même de la religion vienl du nom de Mohammed, de ses spectacles, de ses portes directrii De même dans le monde : l'aide de tous vient d'eux. ' 1 pourquoi tous les nombres multipliés ne subsistent que par cette Unité et cette unité par l'Unité Primitive «fui a'a pas de nombre et celle-ci subsiste par elle-même, 1 l'intermédiaire du Dieu 1res haut.
Apre- le rang d'I nité Primitive il > a des degrés sans nombre pour les degrés de l'I aité el Dieu -cul peul I' compter.
Et Dieu crée ce nuit veut el multiplie In première I nité le la façon </u il veut, sur sou ordre, l'.n vérité ce Dieu est puissant eu toutes choses.