Hadji Mirza Aghaci
22 SEYYÈD ALI MOHAMMKI) DIT LE BAB
traire, la preuve que Dieu a octroyée au l'oint du Béyân. il m- L'avail donnée jusqu'ici à aucun de ses prédécesseurs. (Celle preuve consiste en ceci) que quelqu'un (c'est-à-dire le Bab écrive sur une feuille de papier Les versets de Dieu ci lr> envoie (à ceux qui l'uni interrogé) de tell< façon que un seul verset devienne une preuve complète pour celui sur qui il esl descendu ; de répondre ainsi, à quiconque a fait une demande, avec des versets venanl de Dieu. En effet, dans la manifestation du Qoran, qui est la vérité des manifestations antérieures, personne n'était interpellé i par les versets de Dieu i que le Prophète de Dieu. Cette Vitesse n'eu lit descendre sur personne par correspondance. El même peut-oD dire que si Mohammed ru a l'ail descendre, il en a l'ail descendre dans la Langui arabe usitée à cette époque. Eh bien, malgré la manifestation d'une telle preuve, malgré cette perfection dans la miséricorde, vois ce qui s'esl passé. Et cependant ces versets sonl celle parole même sur un versel de laquelle tous les croyants agissent! Si tous ceux q ni sont sur la terre agissaient suivant cette parole, celle-ci en est digne. s; l< jugement n'avail pas lieu (dans un intervalle de fcemp Lativement rapproché)e1 que tousagissent encore suivant ces v< rsets durant de Longues années 1. ceux-ci offrent la surface nécessaire. Mais ils (ces versets) descendent sur de> cœurs qui ae regardent pas le secret de l'existence non plus que la vérité de la preuve au moment même où il- voient, l'.i ils ne comprennent pas (qu'ils viennent de Dieu) et ils ne s'inclinent pas à Llnstanl devant Dieu. El cependant ce verset esl celui qui esl descendu dans le Qoran à ce sujel : - Si nous 'irions fait descendre le Cornu sur une montagne, certes tu l'eusses vue se prosterner, ei tu l'eusses vue tomber en poussière dans la crainte de Dieu
Puis, au sujel de ceux qui 1 q tendent les versets «le Dieu
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et ne se prosternenl pas il est descendu ce qui esl dit dans cet illustre verset : « Quand ils entendent les versets de Dieu, ils ne se prosternent pas ».
Malgré tous ces avertissements, ils ne laissent pas pénétrer dans leurs cœurs l'idée qu'ils ne sont pas dans la loi alors qu'on ne peut même leur appliquer l'exemple de la montagne dans leurs prosternations devanl Dieu '.
Il n'\ a cependant pas de doute que les versets postérieurs ne -oient, à un degré infini, supérieurs aux versets d'auparavant.
Si tous les croyants au Béyân, au moment où ils entendent un verset, se prosternaienl el disaienl ci Oui o sans laisser pénétrer en leurs cœursl'idée qu'ils pourraient répondre « Non » , il est digne qu'ils se disent croyants à Celui que Dieu doit manifester. Car c'est ce verset même qui est ce qui dit : « Ne suis-je pas votre Seigneur) » Et tous les actes sont en vue de son consentement. Et c'est alors le moment de la moisson et de l'épreuve de ceux qui so:i t sincères.
J'en jure par le Dieu essentiellement Unique et qui n'a jamais eu de compagnon : que si quelqu'un se rencontre dans l'Orient qui ait appris par cœur le Béyân tout entier, et qui ne regarde que lui, et soit arrivé au plus haut degré de miséricorde et de grandeur qui se puisse concevoir dans les contingences, si. dis-je, à un tel personnage parvient un livre du Soleil de la Vérité, écrit en versets, et qu'il comprenne instantanément son impuissance à en produire de pareils, s'il hésite en lui-même une seconde à croire et ne dise pas tant de son cœur que de sa langue : « Ceci rient de Dieu et il ne peut y avoir aucun doute à ce
i. Ils sont plus durs que la montagne, qui elle, au moins,
tombe en poussière.
24 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BÀB
sujet, et nous sommes nous tous en vérité convaincus par les versets de Dieu »,si,dis-je,il ae parle pas ainsi,il n'aura pas aux yeux de Dieu un atome de foi, et son acte d'apprendre par cœur le Béyân el d'agir suivanl les préceptes v contenus ae lui sera pas de plus d'utilité qu'un grain d'orge. Il n'avait certes pas en lui la nature de l'Unité, car il n'a pas reconnu la parole de son bien-aimé, el si son coeur eûl été une montagne il eût fallu qu'il tombal en poussière dans la crainte de Dieu.
Et cependant cet ordre (qu'une montagne tomberait en poussière si le Qoran lui était révélé) est de deux degrés antérieur à Celui que Dieu doit manifester, car il est dans !c Qoran. Qu'en sera-t-il donc pour celui qui ne donnera pas sa foi à ses versets à Lui. Une telle personne auprès de Celui qui fera descendre de tel> versets est infiniment plus loin qu'une montagne.
Et cependant, elle-même, suivanl elle, ne voil personne qui l'égale, car elle a appris le Béyân par cœur.
On ne peut cependant concevoir qu'une pareille personne qui apprend le Béyân par cœur puisse exister et qu'elle puisse agir suivant tous les préceptes du Livre. Ceci a été dit, quoiqu'impossible, afin que toutes les créatures connaissent leurs limites en présence de cette manifestation, et ne se fassent pas plus dures que cette montagne el que, suivant leur propre opinion, elles ne laissent pas couler des océans de larmes de leurs yeux chaque fois qu'elles entendent le nom de leur bien-aimé. Quand il le faut, qu'elles se prosternent, car c'est par la réponse à l'arbre de la vérité que La vérité d'une chose est créée: qu'elles ne soient pas sourdes dans un pareil moment.
0 gens du Béyân, gardez-vous vous-mêmes, car il n'\ a d'échappatoire pour personne au jour du jugement. Le Soleil de la \ érité se lèvera d'un seul coup el il ordonnera ainsi qu'il le voudra. Il fera «le la plus humble créature,
s'il le Yeut, la plus haute, et il fera de la plus haute la plus humble, ainsi qu'il l'a l'ail dans le Béyân, si tu le peux comprendre. Et personne autre que lui n'a la puissauce d'en agir ainsi. Tout ce qu'il fera, sera ; ne va pas croire que cela ne scia pas. Ainsi par le fait même que Mohammed a voulu faire de l'Emir des croyants sod vali, celui-ci le fut malgré tout ce qu'on put faire contre. Ce qu'il veut existe immédiatement, car son ordre est l'ordre sur lequel s'appuie la religion d'auparavant, sur lequel s'appuiera la religion suivante. Autre que Dieu n'a jamais été et n'est pas le maître d'un ordre effectif, et tous agissent sur son ordre s'ils agissent conformément à son ordre, sinon ils ne sont pas dignes d'être mentionnés dans un jugement.
Dieu élève qui il veut d'entre ses esclaves ; en vérité, Dieu, est puissant sur toutes choses.
POUTE lO.
Il faut continuellement porter sur soi, dès sa naissance, une table contenant nooi cases et il n'est convenable pour personne d'abandonner ce talisman.
Le résume de cette porte est que :
Parmi les noms de Dieu aucun aom n'égale en nombre le nom de « Moustaqass » \ Il est donc le plus haut des fruits des Qoms arrivés au plus extrême degré de la manifestation. Il ne s'y manifeste que l'Unité Primitive et dans l'Unité Primitive il n'\ a que l'Unité Primitive (le
Point) qui. dans le Qoran es1 Le Prophète de Dieu, dans le Béyân, le maître des sepl lettres : avant le Qoran, .I*' el après le Béyân, Celui que Dieu doil manifester. Les formes, dans les différentes manifestations, sont diverses, mais celui qui revêl ces formes esl pur des éléments humains, H c'est la Volonté Primitive que les - ne peuvent influencer.
Aucun m un de Dieu n'est plus élevé en nombre que le nom de « Moustaqass » dans le rang des noms. Si lu multiplies chaque unité du nom de AllahOummé par une unité de dix-neuf ( 10G X 19»), le chiffre du mot Ahad sera à diminuer du chiffre obtenu par le nom de « Moustaqass 0 (10G x 19 - 201 '1, or Moustaqass = 2001 el \h,;d = i . "> . Si au lieu du nom Moustaqass lu comptes le Dombre Elmoustaqass, le nombre i\u nom du vivant s< trouve ajouté à Moustaqass 1 Elmoustaqass = ao3
A.u jour du jugement le spectacle de ce nom s'est manifesté et il démontrai! Dieu.
C'est pourquoi il est ordonné à Ions, du moment où la semence pénètre dans la matrice, de porter cette table sur soi, el que sur elle soit inscrit le nom de Moustaqass. Du moment de la manifestation à la manifestation suivante, Dieu suit coin/lien il s écoulera de le/nps ' ; mais cela ne durera pas pins longtemps que le nom de Moustaqass >\ Dieu le veut.
L'époque du Qoran, depuis son commencement jusqu'à son retour, a vu s'écouler le nom « Egfer »(ia8i) endiminuanl le nom de «Hou »(n). Dans le Béyân Dieu sait jusqu'à quelle époque cela arrivera, car il n'y a là aucune supputation possible* : en effet, la distance de