PORT
Dans ceci iju'il est et obligation de se prosterner au seuil de la porte de la ville où s'est levé le point divin à cause
que Dieu le considère comme très grand. I'n renie, ce bien est précieux et aimé.
Le résumé de cette porte est que :
Par le t'ait même que tous les êtres ont été créés à l'ombre des versets de La Di\ mité cl de la Puissance, ils voyagenl dans Les hautes sphères. Or, comme leurs yeux ne peuvent voir La vérité de façon à ce qu'ils connaissent Leur bien-aimé, ils restent dans L'ignorance de La prosternation à -"M endroit. El cependant, du début à la fin de leur vie, il- se prosternent devant Dieu dans leur religion, suivant ses propres ordres donnés auparavant, liront ses adorateurs, s'inclinent devanl sa vérité et se prosternent devant son être: mais au momenl même de la manifestation tous se regardent eux-mêmes el restent dans son ignorance. Car, en effet, il- voient en lui une Forme semblable à la leur el cependanl il n'\ a aucune ressemblance entre cette forme et eux.
Cette forme peut être comparée au -oleil des cieux el versets sonl ses rayons. Tous les croyants, s'ils le sont, -"ni comparables à des miroirs dans Lesquels se reflète ce soleil, el Le resplendissement de ce miroir est en raison directe de la valeur du reflet. C'esl pourquoi il a été ordonné que la Aille de Laquelle s'est levé Le point divin, \<>ii tous ceux qui arriveronl à sa porte se prostei ai i
Il en esl de même poui La terre <|ui esl le Lieu de sa manifestation. C'esl ainsi que Le Lieu qui a été Le levei
de ce soleil esl la \ill" de Fa (Fars = Chiraz) et le lieu de la manifestation, le lieu célèbre (? La Meqqe? Makou ?)
11 est donc obligatoire pour les êtres qu'au moment de leur entrée dans cette ville ou sur cette terre, ils se prosternent. Au moment de la manifestation, l'ordre donné auparavant se sépare (de L'humanité) et c'est sur la permission de Celui qui est manifeste que coule 1»' nouvel ordre. Quoiqu'en vérité rien ne soil sans que son bien et sou désavantage ne pro\ ienne de l'arbre de Vérité ; mais, dans chaque manifestation, son obéissance à cette manifestation se manifeste dans la manifestation d'auparavant et non dans la manifestation actuelle. Par exemple : le jour de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, l'humilité de sa créature se manifeste dans le Point du Béyân, car le début de ebaque manifestation est, pour ainsi dire, la semence de cetle manifestation (par rapporta son avenir), quoique, en réalité, la semence de la manifestation postérieure soit plus haute que la perfection de la manifestation d'auparavant ; mais, comme tous ne le peuvent pas comprendre, c'est pour cette raison que nous donnons ici ce genre d'explication. Sinon, m tu regardes, lu verras qu'il n'est personne qui, par une route quelconque, n'obéisse à Dieu ; et celte obéissance est tement sa soumission à l'arbre de la vérité, dont il reste cependant dans L'ignorance. Cette obéissance «l«\ ient pour lui son péché même dés que la manifestation ultérieure se précise. Par exemple ceux qui agissaient dans l'Evangile étaient soumis, sur la parole de Jésus, à Mohammed, durant La manifestation qui précéda celle du Prophète de Dieu ; mais cette manifestation antérieure n'est plus acceptée de Dieu lors de la manifestation ultérieure. De même, ceux qui agissent aujourd'hui dans le Qoran.
C'est pour Dieu qu'ils s'inclinent et se prosternent,
12 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE UAli
mais toul ce qu'ils fonl n'est que pour le Point du Béyân : mais, comme il- ne connaissent pas le Soleil de la V érité, I là la raison pour Laquelle ils restent clans l'ignorance de la loi en Lui. Ce a'esl pas que Lui veuille que tous deviennent des croyants en Lui, mais le salut de tous réside dan- la foi en Lui. Lui, en lui-même, n'a pas besoin que d'autres que Lui croienl en Lui. Par exemple, si tous croyaient au Prophète de Dieu, ce serait par et pour
mêmes qu'ils trouveraient le salut : quant à l'arbre Lui-même, il était et il est éternellement dans le Paradis. I » gens du Beyân ! >i vous donne/ votre loi à Celui que Dieu doit manifester, c'est de vous-mêmes que vous deviendrez croyants, car en vérité il était lui et il est >aib
m de i s tous. Par exemple, si sans lin des miroirs
-oui placés en face du soleil, chacun recevra un reflel de ce soleil et racontera ce soleil : et cependant, ce soleil n'a pas besoin de L'existence de ces miroirs, et des reflets qu'il projette en eux. C'est là la mesure des contingences auprès de la manifestation île L'Eternel. Soyez attentifs! agissez de sorte que mis existences, vos essences, mis âmes soient dv^ miroirs posé- en face de l'amour du Soleil de la Vérité. Il -e peut ainsi qu'au jour de la manifestation de la \éiité vous soyez éclairés du reflel de II nilé primitive, et que L'Unité seconde (si elle ne croit pas) ne vous -.il pas un obstacle, on bien une unité quelconque, dans la série sans lin des unités. C'esl là le bienfait sublime.
h- en connaissez la % a leur. Sinon i si vous ne de venez pas a reflet) les fruits de votre existence deviennent vains par votre propre fait.
aujourd'hui, chaque année 70.000 personnes \onl en pèlerinage à La maison de Dieu : el cela simplement sur l'ordre du Prophète de Dieu. Mai- Celui qui a donné cet ordre, qui était Le Prophète Lui-même, se réfugia durant sept anm Les montagnes de La Meqqe, et cepen-
daal. la valeur d'un ordre ne dépend que de la valeur de celui qui l'a donné! 11 est donc désormais évidenl que ces foules qui vont actuellement (en pèlerinage) y vont sans perspicacité : si. en effet, elles étaient douées de cette
perspicacité, elles se lussent unies pour obéir à s-> <■■ dans sa manifestation de retour qui esi plus haute que sa manifestation précédente. Et tu vois maintenant ce qui lui est arrivée Lui. Et c'est suivant son ordre antérieur qu'ils sont ornés de la religion qu'ils possèdent, et qu'ils se prosternent nuit et jour devant Dieu par son intermédiaire à lui, alors que lui-même ils l'ont enfermé sur une montagne ! Cependant L'honneur de tous no réside que dans la foi en lui. \insi que tu le vois aujourd'hui. Ion-. s'enorgueillissent d'avoir la foi dans sa manifestation antérieure. Et voilà que dans sa manifestation ultérieure, dans laquelle la foi à sa manifestation antérieure se tourne en acte accompli pour autre que pour Dieu, ils restent dans l'ignorance. Car il en est, en effet, pour eux comme pour ceux qui croient à l'Evangile au moment même de la manifestation du Prophète : leur f< tiose
que la foi en Dieu. Examine qu'il en est de même dans chaque manifestation en ce qui concerne la manifestation antérieure. \ chaque manifestation, les années (c'est-àdire tout ce qui s'est passé) des manifestations antérieures, sans lin. se manifestent jusqu'au moment même où si, par exemple, il y existai! la qualité de tailleur, la vérité de cette qualité se manifestera ;'• un plus haut d<-. Vois qu'il en est de même pour toutes les qualités et ne reste pas dans l'obscurité afin de bénéficier dti fruit de ton existence. Et toujours, reste dans le Paradis il-' -.1 miséricorde.
C'est là le bienfait de Dieu sur nous : il se peu/ fjue mus cous prosterniez devint lui. Vni [tas que comme vous le faites aujourd'hui vous vous prosterniez à deux farsaklhes
de Nedjèf, ou bien qu'en mer vous vous prosterniez à une distance plus grande encore à cause du respect dû à ce pur tombeau — et cependant, dans la religion islamique un pareil ordre n'a pas été donné — et, au moment <lc la manifestation, il ne se trouve plus personne pour se prosterner devant lui.
Si même, passé cela, il ne lui fait pas de violences, il sera content et c'est pourquoi au jour de la manifestation tous sont éprouvés. S'ils réfléchissent et croient, parla connaissance de la personnalité de la manifestation de Dieu, ils trouveront le salut. Mais ils ne le font pas. et le témoignage est complet pour eux. et ils restent dans l'ignoranci .
i guide qui il veut sur la rouir droite et certaine.
Porte 16 '.
Dieu a rendu obligatoire à chaque roi qui se lèvera dans le Beyân, de ne laisser subsister personne sur lu terre qui ne soit croyant dans cette religion. Cet ordre est également obligatoire pour tous l<is hommes. On ne doit laisser que ceux qui font le commerce en général et ceux nt les hommes tirent un profit: telles, les lettres de l'Evangile.
Le résumé de cette porte est que :
Il était, il est obligatoire pour chaque maître de puissance, «le la part de Dieu, de ne laisser subsister sur sa
i. Béyàn Irabe... L'inexpérience de ces oulémas et qu'il ne fixe dans sa terre personne d'incroyant au Point. 11 en est de même avant <|n'il Boit manifesté, si ce n'est ceux qui font le
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terre d'autres que (\v> croyants au Béyân et, au moment de la manifestation (!<• Celui que Dieu doil manifester, d'autres que de- croyants à lui.
Le fruit de cela esl que, au jour du jugement, l'arbre de Vérité ne puisse contempler sur sa terre d'autres que des croyants eu lui, et que, sur la terre du Paradis, ne se rencontrent pas de personnages de l'enfer.
L'expulsion des Beyânis hors ^\rs frontières du Paradis ' n'est pas agréée de Dieu. Soyez attentifs qu'à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester il n'arrh e pas de choses de cette sorte à ceux qui croiront à Lui, ainsi que cela esl arrivé dans cette manifestation au sujet des lettres du vivant.
Tous, cependant, manifestaient leur science par rentremise des œuvres des lettres du vivant d'auparavant, et le principe même de leur religion leur était prouvé par elle-. Et s'ils n'étaient pas contents pour ces letlies de ce dont ils étaient contents pour les autres hommes \
Vois comme tous reviennent aveuglés 8, et comme Les lettres du vivant sont perspicaces. Sois attentif que des choses de ce genre ne surviennent à personne, car rien n'a été défendu de façon plus précise.
Il se peut qu'au jour du jugement tu trouves le salut par ton obéissance à ce! ordre, et ne fasses arriver aucun tourment parce que lu ne les connais pas encore, aux
commerce dans son royaume.
11 esl ordonné au Sultan du jour de la manifestation d'écrire ce qui est descendu du Point : H qu'il le montre aux oulémas afin que ressorte leur impuissance aux veux de tout ce qui est sur la terre.
i. Les cinq provinces mentionnées plus haut.
3. Ils ne les considéraient pas comme «les fidèles, les cl' saient et les martyrisaient .