‹ Le Béyan persan (volume 2)Chapitre 9 sur 15 · Allusion au verset du Qoran cité plus haut · texte numérisé non relu

Allusion au verset du Qoran cité plus haut

Lettres de 11 aité par lesquelles se confirme le principe même de ta religion. Au moment même où tu ne les connais pas, les signes de Dieu sont en eux de façon à ce que tu puisses le convaincre qu'ils sont de Dieu. Si tu es de ceux qui ont Le souffle de la foi, tu sauras, en entendant Leurs versets, que c'est Le début du retour du juge ment el qu'ils sont les lettres du nom Unique. Tu distingueras ceux qui ne le sont pas de ceux qui font parvenir à tous L'ordre de Dieu.

Il e.-i permis aux lettres du Livre de L'Evangile, et à toute existence qui est, comme celle des chrétiens, une source de profits pour les croyants, d'effectuer leur commerce (dans Le pays des Béyânis). La permission n'est donnée que pour cela, sinon leur séjour est interdit, de la façon la plus précise. 11 se peut ainsi qu'au jour du jugement L'arbre de la Vérité ne voie plus sur la terre de la foi d'autres que des croyants à lui. Si dans le royaume se trouve un incroyant, par le fait même l'enfer se trouve i'.uadis, à moins qu'il ne s'agisse de ceux à qui le séjour est permis el qui s'occupent du commerce général. Sinon, le séjour est interdit, particulièrement s'il s'agit d'un individu d'un rang vil : pour ceux-là. la permission n'est donnée en aucune façon.

Donc, certes, craigne: Dieu et obéissez à cet ordre .' donc craigne: Dieu !

Si un croyant se trouve avec un non croyant, cela n'est pas licite, car alors L'ordre de non foi est en lui : la condition de L'amitié est la pureté de la religion et rien autre chose. D>>n<\ craignez Dieu comme ildoit cire craint, cous tous, à hommes.

Porte 17 \

// faut, chaque vendredi, lire ce verset en face du soleil : « Le « resplendissement de Dieu soit sur toi, ô soleil qui t'es « levé ! Donc, ô soleil, témoigne de ce dont Dieu a témoi- « gné par lui-même, et ce témoignage est qu'il n'y a pas « de dieu si ce n'est Dieu, le précieux, l'aimé. »

Le résumé de cette porte est que :

Dieu a créé le vendredi pour la pureté, la propreté el le repos de ses esclaves pour les six autres jours de la semaine. Chaque acte que l'on accomplit le vendredi, le jour ou la nuit, la récompense qui y est attachée esl comme celle attachée aux actes accomplis pendant lous les jours de la semaine. De laque l'esprit de chaque chose est en relations avec l'homme, et que le témoignage de chaque chose est celui de l'homme, c'est pourquoi il a été ordonné qu'au jour du vendredi, en face du soleil. on prenne celui-ci à témoin de ce que ce verset démontre Dieu dans son unité, et la foi au Point du Béyân el en tout ce qui esl descendu en lui. 11 ce peu! qu'au jour du jugement ils parlent ainsi en présence du soleil de la Vérité et témoignent de l'Unité de Dieu en sa présence el de la vérité de quiconque lui obéit. Et c'est là le fruit de cet ordre si quelqu'un le peut comprendre.

Il n'y a aucun doute que, après la manifestation, chacun au jour du vendredi dira ce verset, mais au jour delà manifestation celui-là est anéanti qui ne le dit pas en présence de Dieu. Il est donc d'ohligation pour lous les

1. Béyàn Arabe... et dites : « La splendeur de la part de Dieu est sur loi.... »

48 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE B MB

hommes de redire ce verset au jour de la manifestation, en présence de Celui que Dieu doit manifester, le vendredi, à la condition de se trouver en sa présence, afin qu'il ordonne ce en quoi réside son contentement.

Il fait ce qu'il veut, il ordonne ce qu'il veut. Il ne scia pas interrogé sur ce qu'il aura fait alors que tous les hommes seront interroges sur leurs actes.

PORTE l8 \

Dans ceci que si quelqu'un tourmente volontairement quelqu'un, il est d'obligation pour lui de donner dans la mule de Dieu, et s'il le peut, di.e-ncuf miscals d'or. S'il ne le peut pas. qu'il donne dix-neuf nus, ois (Targent; et. s'il ne peut encore le faire, qu'ilréclame dix neuf fois la miséricorde de Dieu. A moins qu'il ne demande le pardon de In personne qu'il a tourmentée cl i/uc celle-ci reçoive satisfaction. Dès lors, il ne reste }>lus rien à sa charge.

S'i quelqu'un emprisonne quelqu'un, lui devient illicite tout ee qui lai était licite jusque-là, laid que cet individu restera en prison. Toutes ses adorations deviennent eaines dès le moment de cet emprisonnement cl il n'est plus compté au nombre des croyants.

S'il fait ee <pii lui est illicite de faire, il doit chaque mois payer dix-neuf miscals d'or.

si quelqu'un enchaîne quelqu'un, celui-là /t'est plus au nombre des croyants.

Le résumé de cette porte est que :

Dieu à cause de sa miséricorde et de sa bienveillance

i. Béyân Irabe... par mois et si sa semence produit un

sur ses esclaves a ordonné que personne ne devait tou rmenter personne. Et cet ordre a en but l'arbre de la Vérité. Il se peut, en effet, ainsi qu'un tourment ne lui parvienne pas au moment où il est encore caché et où personne ne le connaît.

Si quelqu'un oui repasse les bornes fixées par Dieu, une punition est fixée pour lui. Et si de nouveau il outrepasse cette nouvelle limite, alors l'atteint l'ordre de non croyant.

Il est permis de ne pas se soumettre à cet ordre si l'on satisfait celui que l'on a tourmenté : quand ce dernier est satisfait, personne n'a plus à subir de punition.

S'il reste dans l'obscurité (celui qui a été cause de cette violence) de la limite divine, il doit payer de l'or ou de l'argent suivant les limites de l'Unité. S'il n'a pas le pouvoir de payer cette amende, il doit réclamer dix-neuf fois la miséricorde de Dieu et prier celui qu'il a tourmenté de lui pardonner. Car le cœur du croyanl esl le lieu de la manifestation de Dieu <'t si un tourment l'atteint, c'est comme s'il atteignait les lettres du vivant ; el s'ilatteint les lettres du vivant, c'est comme s'il atteignait l'arbre de Vérité, c'est comme -<'il atteignait Dieu lié» haut. C'est pourquoi aucune obéissance, dans le Béyân, n'est plus proche de Dieu que d<' faire entrer l'allégi dan< Les cœurs des croyants, ci de même rien n'est plus éloigné de Dieu que d'y faire pénétrer la tristesse.

En ce qui concerne les femmes, l'ordre est doublé (le châtiment ou la récompense est doublé) soit pour l'allégresse qu'on leur l'ail éprouver, soit pour la tristesse qu'on leur fait ressentir.

enfant, alors il n'est pas dans le Béyân. Est obligatoire pour les témoins de renier celui qui a fait cela et on ne peut accepter sa foi.

L'homme doil donc, en boui étal de cause, être attentif afin que s'il n'occasionne pas de joie eJ ne procure pas d'utilité, cl i j moins ne - < - i f i 1 pas une cause de tourment pour quelqu'un.

Si quelqu'un emprisonne quelqu'un, ne fût-ce qu'un instant, le châtiment de Dieu descend sur lui. car aucune œuvre n'atteint à cet acte d'emprisonner dans laYiolenœ, auprès de Dieu !

Sur celui qui agira ainsi n'aura pas été el no sera p. 's l'ordre de foi ; ei (si quelqu'un emprisonne quelqu'un), ce qui Lui était licite jusque-là lui devient illicite et si quelqu'un s'approche de lui. l'acte d'approche est illicite : et, i.mi que L'autre est emprisonné, sa femme Lui est illicite el toutes ses <pu\ res de> iennenl péchés, même s'il est très croyanl el très pur. S'il retourne à ces choses qui lui sont devenues illicites il lui incombe de payer chaque mois une unité n> miscals i d'or.

S'il enchaîne un être vivant, l'ordre de non foi est sur lui.

En imii état, soyez attentifs à ae pas vous prosterner nuit ri jour devant Dieu ci, malgré cela, à emprisonner quelqu'un, car alors boutes vos œuvres de* iendraienl vaincs et vous ne le comprendrez pas ! Certes! certes, craignez Dieu de la façon qu'il le faut craindre. Hors Use peut que ri, us trouviez le salut.

Le fruit de cet ordre est ceci que les gens du Béyân soi en! élevés «le telle sorte qu'au jour de la manifestation de la vérité on ne lui lasse pas parvenir de tourment et qu'on n'agisse pas\ is-à-\ isde lui suivanl ce qui était leurs habitudes. Que l'esclave soil religieux du début à la fin i vie, dans la religion de Celui que Dieu doil manifesterai qu'il agisse en vue de sa contemplation. Comment îles Lors se peut-il que ce soleil se manifeste el qu'une personne de >c genre L'attriste ou bien ordonne qu'on

l'emprisonne. El que cette personne soit, en apparente, plus élevée que qui que ce soit, et que les moyens de conduite soient plus assemblés dans sa main que dans la main d'aucun autre, et que cette personne meure sans avoir compris ! Et cependant nuit et jour une telle personne était attristée à cause de se violente envie de voii cette manifestation, et elk pleurait.

Si ceux qui avaient le pouvoir eussent changé Leurs habitudes après avoir entendu os qui s'est passé pour (l'imam) Moucha ibn Djaaber, sur lui soit Le salut, peutêtre qu'au jour de la manifestation de L'arbre de la Vérité, comme cela n'eût plus été de leur habitude, ils n'eus-i ni pas agi comme ils l'ont fait emers lui. El cependant combien ces rois ont élevé de monuments pendant leur royauté, et cela ne leur a servi de rien au jour du jugement ! Et si cette nouveauté' (emprisonner quelqu'un) eût été enlevée par chacun d'eux, il < ùi pu se faire qu'ils ne devinssent la cause de la tristesse de personne.

Toutes ces choses qui, au premier abord, semblent de peu d'importance, deviennent, chacune à sa place, pluimportantes que tout ce qu'il \ a -m la terre, el qui' de donner dans la route de Dieu, tout ce qu'il j a sur la terre. 11 n'\ a a pendant aucun doute que le- sultans du Béyân enlèveront les lieux qui nui été cause (\a tourmi ni de l'arbre du Béyân : il se peut ainsi qu'au jour delà manifestation de Dieu il ne se passe plu- Les choses qui se sont passées. Et cependant vous craignez la manifestation elle-même, car vous vous enorgueillissez île- reflets de la vérité tombés en vous : mai- -i vous fixez quedésor-

i.En effet,la prison n'est pas comprise dans le Qoran parmi Les châtiments à infliger aux hommes. V Nedjéfi, moujtéhèd d'Ispahan, a récemment déclaré a Téhéran, impurs tous les

sunnis parce qu'ils punissaient leurs coupables par la prison.

mais vous oe tourmenterez plus personne, il se pont que vous apportiez encore sur vous un autre obstacle et que cel obstacle vous Passe rester dans l'ignorance de Dieu. Mais vi. Dieu garde, un tourment atteint l'arbre de Vérité . cela devienl plus grand que le tourment de toutes choses, qu'il soil possible de concevoir dans les contingences. Il i ii esl de même pour tous les autres actes que vous accomplirez à son égard, depuis \<>s actes généraux jusqu'aux plus infimes détails. En effet, chaque chose ne devient chose que par son entremise, et il est lui-même d'un rang trop haut pour être rapproché d'une chose.

\|iir- son rang vient celui des lettres du Vivant : quiconque esl plus proche de lui a un rang plus élevé.

Puis, après le rang de la première Unité, vient celui de la seconde et ainsi de suite, sans fin.

Il peut arriver qu'une des lettres des unités postérieures n i«imo se placer même avant l'une dos lettres de Il uité, seconde ! Par exemple, si la plus humble des créatures, au jour de la manifestation donne sa foi à Dieu, son rang deviendra plus élevé que celui do cr haut personnage qui De croit pas ! C'est ainsi que dans chaque manifestation les (tins élevés tombent, et s'élèvent les |)lu< petits. De même un homme élevé montera encore -il i mil à Dieii.nn humble descendra encore s'il n'\ croil pas.

Dieu donne la force par son ordre à </iu il veut d'entre ■ w laves. En vérité Dieu est savant sur toutes choses.

POIVTE ig.

Dans les prières.

Le résumé de celte porte est que :

La première prière qui ait été fixée est la prière de midi. Toutes les prières ont été fixées à dix-neuf rikaats, de façon à ce que chacune d'entre elles soit une porte <1 u Paradis dans L'obéissance à Dieu, et que le prieur ne voit dans chacune d*elles que celui qui est manifeste dans ce mot. Dès lors il ne doit plus voir clans L'ensemble (d< dix-neuf rikaats) que L'Unité sans chiffres. Dune cette prière devient, sur le cou de tous, un signe de prosternation et d'inclination pour Celui que Dieu doit manifester. De sorte que si quelqu'un, dans L'apparence, Lui désobéit, il soit au contraire dans La vérité de son être un esclave de Dieu par son intermédiaire.

Après la connaissance de Dieu, aucune œuvre a'esl plus haute que la prière, et les prières d'un chacun procèdent de son rang. Par exemple, Les prières du Point, relativement aux prières des Lettres du Vivant, sont exactement dans la relation du Point et des Lettres du \ ivanl : il en est de même pour les prières du Vivanl relativement aux troisièmes Lettres, el ainsi de suite jusqu'à arriver au dernier degré de L'existence.

C'est ainsi qu'avant de se manifester, L'arbre de \ érité se livrait à la prière, et la dernière des créatures priait elle aussi suivant les limites fixées par Mohammed. Mais les prières de L'Universalité des gens auprès d'une riqaat des prières des lettres du Vivant sont néant : qu'en peutil être par rapport à ses prières à lui.

Vois qu'il en esl de même pour tous les actes. Une seule paroi. ■ de Celui que Dieu doil manifester, quand il dil : n // n'y a pas d'autre dieu que Dieu ». relie même parole, dans la bouche de tous, ne peut être comparée à la sienne, que ce soil la parole d'avanl ou d'après, qu'elle suit prononcée ouvertemenl ou en secret. Car c'est là la parole dont Dieu a témoigné pour lui-même, tandis que cette même parole prononcée par les autre-, qu'ils soient des lettres du \ ivant, ou des lettres multipliées de l'Unité primitive, u'amvenl à II nité que par son entremise.

si in ne peux concevoir ici ce fait, examine le l'oint du Qoran. Toutes les prières depuis celle de la plus sublime des créatures, qui esl le Prophète de Dieu, jusqu'à celle de la plus humble, on1 été créées sur son ordre: comment pourrait-on dès lors les comparer à sa prière à lui? C'est pourquoi chaque chose tourne bien autour d'elle-même, mais elle ne peut dépasser sa source. Toutes les prières créées sur son ordre ne peuvent être comparées aux prières de toute- choses, et celles-ci ne peuvent être comparées à uneseule riqaat de prières de l'Emir des Croyants. El il en esl de même pour tout le reste, la prière de celui qui est le plus proche de l'arbre de la Vérité étant plus élevée que celle du moins proche. jusqu'à l'aboutissement à l'Unité primitive (qui esl le Poinl i.

Le prix de toutes ces prières esl dans sa prière à lui. i ainsi que -i lu résumais le prix des choses multipliées jusqu'à pouvoir en faire un joyau unique, celui-ci aurait la valeur de tous, en tant que valeur extrinsèque. et non pas en i ssence. De même, la prière de l'Emir des :i elle toutes les prières, en ce qui concerne l- m valeur, mais non leur existence propre.

qu'il en esl de même pour toutes choses. El celle prièn dont au momen-l même de sa descente les Vrabes

se moquaient, vois combien aujourd'hui il j a de lutte parmi les oulémas au sujet de la place où l'on doit se mettre pour la diriger. Et ceci es! arrivé au point < j u» ■ . pour une question de conséquences de ce principe de prières, les oulémas les plus parfaits ont écril des milliers de Lignes. \ cause de ces choses, ne reste pas dans l'ignorance de la source. C'est ainsi qu'aujourd'hui les croyants au Qoran, vois-les, qui nuit et jour considèrent comme d'obligation de dire dix-sept riqaats de prières et dans chacune de ces riqaats croienl nécessaire de s'incliner deux lois devant Dieu : mais ils restent dans L'ignorance du maître de cet ordre el lui ont l'ail parvenir ce qu'ils lui ont l'ait parvenir. Et cependant Le jour où le Prophète de Dieu fixa cette prière, il n'en fit pas autre chose qu'une corde de prosternation sur le cou de- nommes pour le jour de son retour. De ce t'ait que l'adoration n'est agréée que par le fait de l'Unité dans la connaissance de Celui qui est visible dans la manifestation, qu'où entende ce qui lui est arrivé ! Tous, dans son adoration, se tournent mis Dieu et cependant ils lui interdisent même Le droit de prononcer leurs prières. Donc, ceux-là qui nuit et joui sont en prières, comme ils n'ont pas cru eu Dieu, l'ordre de non vérité est descendu en eux. Pour les prières elles* mêmes qui ne sont qu'un des actes obligatoires de La religion, qu'en peut-il dès Lors être ?

Sache donc qu'à chaque manifestation Les paroles des deux confessions, qui sont les sources de la foi,. changent. Par exemple, à L'époque du Prophète de Dieu, si quelqu'un a dit : « Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et Jésus est l'esprit de Dieu ». celui-là n'a pas VU l'ordre de L'Islam l'ai teindre, à moins qu'il ne dise // n'y a pas d'autre dieu que Dieu » el qu'il rapproche cette confession du nom de Mohammed, Prophète de Dieu. Il en est de même à la manifestation de Celui que Dieu doil manifester. La

confession << // n'y a pas de dieu si ce n'est Dieu » ne sera acceptée qu'autant qu'on la rapprochera de la confession en lui. Et celle double confession sera, en réalité, la confession même au Point du Béyân. Mais, ce jour-là, rien ne sera accepté qu'avec la confession en la manifestation de Celui ([ne Dien doil manifester.

C'est ainsi qu'à l'époque de la manifestation du Qoran, cette confession ue fut plus acceptée que prononcée en langue arabe e1 jointe à l'affirmation de la mission de Mohammed. Du momenl que la vérité même de la religion esl soumise à des lois de ce genre, comment en peut-il être de ce qui dérive de cette vérité.

aujourd'hui tu \ois un chacun, par un quelconque de ses actes, rester dans l'obscurité du maître de cette religion. Si tous regardaient la vérité de la preuve el la source de l'existence, ils eussenl traversé le syral en moins de temps qu'il n'en faut pour faire un clin d'œil.

De ces choses, au momenl du coucher du soleil, ne reste pas non plus dans l'obscurilé ; car si In f écartes De fût-ce que d'un grain d'orge, les chouhédas du Béyân donneront sur toi l'ordre contraire à la hauteur de la foi- Jette donc continuellement les regards sur la source, car toutes ces choses sonl comme une bague qui se trouve entre les mains el que tu peux remuer dans tel sens que bon te semble. < >ui. on appelle « homme qui prie » celui qui esl convaincu des lettres de 11 nité el qui voit la grandeur de Dieu dans l'ordre qu'il a donné el non dans la chose i prière par exemple au sujel de laquelle l'ordre .1 été donné. Ne reste pas dans l'ignorance en regardant cette chose, car ii elle u'eûl pas été digne, elle n'eûl pas reçu i el ordre.

Vu momenl de la prière, il rie faut avoir en vue que l>i< h II nique ! el cela pour cette raison que si l'on prie au jour du jugement, on se prosterne pour une lettre

des lettres de la première Unité. C'est alors qu'on peut appeler Celui qui agit ainsi « un homme qui prie » si, au moment où on l'éprouvait, il s'est montré sincère au jour du jugement. Sinon, durant la nuit il sera agréé si réellement quand il prie il n'a que Dieu en vue. Il faut que l'esclave, au moment delà prière, ne voie que l'objet de -on amour, et ne porte son regard (interne) que vers Dieu, l'Unique, celui qui n'a pas d'associé. Si durant l'adoration un nom ou un qualificatif vient à son esprit, il reste dans l'obscurité, il n'est plus accepté dans son adoration. Il faut donc se tourner vers l'essence bénie de Dieu, qui n'a jamais été engendrée et n'a jamais engendré. Toutes choses auprès de lui sont ses créatures. Il ne peut être connu dans la vérité de son essence et ne peut être qualifié dans la sublimité de son être. El n'esl digne de son adoration et de son obéissance que son essence même. Mais, dans toutes ces choses ne sors jamais des portes directrices, car chaque riqaat est pour toi l'ouverture d'une porte des portes du Paradis qui n'esl autre que la connaissance des lettres de l'Unité lorsqu'elles se manifestent.

Ct ce Paradis est hop haut pour que s'\ trouvent les formes limitées. Ce Paradis dans lequel sont les formes limitées, tels que les vêtements de soie, instruments d'or, viande délicieuse, vin pur, houris, rubis el toul ce qui a été décrit, tout cela esl autre chose que cette Unité; ils tirent leur aide de celle Unité primitive et en sont créés. Ce n'esl pas que par ces choses tu doives rester dans l'ignorance de l'Unité primitive ; car ces formes limitées sont dans le monde des corps et ne sont pas encore arrivées (à la perfection) au rang de formes limitées essentielles : quand elles \ parviennent, c'est grâce à l'aide de cette Unité el non par autre chose.

Par exemple, si aujourd'hui on allume quelque part

^o.ooo candélabres de cristal, ce <[ui esl une des délecta- 1 ions du Paradis, regarde que la cause de l'allumage de ces candélabres est ce hadis dans lequel il est dit : « Il n'y a jamais d'excès dans les lumières ». C'est pourquoi ceux qui sont ornés de ces choses limitées sont tous aidés (I cités par celte Unité primitive, quoique au début de l'Islam il n'y eut entre les mains du Prophète rien qu'une seule lampe. Vois qu'il en est de même dans toutes les manifestations. Il se peut, dès lors, qu'au jour du jugement tu ne restes pas dans l'obscurité même si cette Unité primitive se trouve ornée de ces choses. En vérité, il est digne que tous les flambeaux que contient ce inonde de contingences soient allumés en sa pré- :e. Ceux qui possèdent ces formes limitées sont des créatures multipliées de l'Unité primitive, et non l'Unité primitive elle-même. Regarde les apparences de ce monde, cl argumente (de là dans les plus hautes questions). Représente-toi les créatures une à une jusqu'à ce que tu aboutisses à l'Unité primitive qui esl le Prophète de Dieu et ses lettres de la Vie. Dans chaque degré où elles se trouvent, les créatures ne sont que des multiplications de cette Unité el ne subsistent que par elle. De même les prières de toutes les créatures ne peuvent dépasser les limites de ceux qui les disenl el toutes, par ellesmêmes, se prosternent devant les prières des lettres du Vivant. Toutes les prières des lettres du Vivanl se prosternenl d'elles-mêmes devant les prières du Point et, lui se prosterne devant Dieu unique.

J'ai donné la prière en exemple, afin que tu comprennes qu'il en est de même pour les êtres menues, et sonl exactement ce que sonl les êtres. En vérité, la prière de la dernière des créatures esl exactement semblable à la prière du premier croyant, mais de même que l'être de la dernière créature ae peut être cité auprès de

la première créature si ce n'est dans son rangde dernière créature, de mémo en est-il pour sa prière.

Vois qu'il en est de même pour tous les actes.

Dans les trois premières riqaais de la prière, affirme l'Unité d'essence, dans les quatre autres l'Unité d'attributs. dan- les six suivantes l'Unité d'actes, et dans les six dernière- L'Unité d'adoration. En toutes ne vois uniquement que Dieu unique sans associé.

De même, vois toutes les unités multipliées comme l'I ni té primitive. Que si quelqu'un au dernier degré de l'existence affirme l'Unité d'adoration, ou bien si, dans un degré plus haut que le dernier degré de l'existence, affirme l'Unité d actes, ou bien, dans un degré plus haut encore, affirme l'Unité d'essence, cela ne provient que de ce qui a rayonné dans l'Unité primitive. Ne vois de créateur autre que Dieu, de nourricier autre que Dieu, défait sanl mourir autre que Dieu, car dans tous les miroir- ne rayonne qu'un soleil unique : et ce soleil est la Vérité de la Volonté primitive qui elle, par elle-même, démontre Dieu ! et les miroirs ne font ce qu'ils font que par son entremise, et lui n'agit que par Dieu liés haut.

Si lu vois avec ce regard-là, tu verras avec l'œil de la certitude que la qualité de choses de toutes choses dépend de la Volonté manifestée en ce monde. Ce n'est pas que l'être même delà Volonté se manifeste en entier: d, inchaque manifestation il ne s'en manifeste que ce qui esl possible. Et c'est là le sens de ce verset du Qoran : « Estce que c'est cous qui semez ou moi ? »

J'ai donné cet exemple de la plus humble des unités afin que toi-même tu en tires la conclusion en ce qui concerne les plus élevées et que tu puisses voir tous ces degrés exactement comme tu peux voir la paume de ta main. A cause de la science en ces questions, ne perds pas ton

temps. 11 se peut alors (pue tu cueille- au jour du jugement

le fruit de ton existence. Car enfin dos milliers et des milliers d'oulémas ont écrit des milliers et des milliers de livres -ur la connaissance de Dieu, mais s'iN eussent l'éloge de qui ils écrivaient, qui atteignaient les mots qu'ils traçaient, d'où il venait, à l'ombre de quelle manifestation il se trouvait, s'ils l'eussent vu, cela ii pour eux de l'utilité au jour du jugement. C'est ain>i qu'au jour du jugement toute> les sciences donnent un fruit, si elles arrivent à la contemplation de leur objet, sinon elles restent (sans but dans le ca?ur de ceux qui lent.

Dans L'adoration ne te tourne que vers L'essence imisi- • ernelle qui, elle, est digne de ton adoration. M là que se tourner vers cetl lié à L'affirmation

ut ce sur qu s senl les lettres il" l'Unité, de La de Dieu, de son contentement, entre d ans la Ville de l'Unil i voir autre que Dieu; car si

quelqu'un au moment même de i'adoratio - le à l'un des noms de Dieu), il n'a pas accompli son an tion envers Dieu et il esl resté dans l'ignorance du but di\in de Dieu très haut. Tous les noms démontrent cependant qu'il n'\ .1 pas de dieu sinon lui, qu'il n'y a pas d'alutre que lui. Chaque chose à laquelle peut s'applile mot cl - -i créature et c'est lui qui est dig

is ince et m iture. \d«>re Dieu

tel que si la récompense de ton adoration

esl L'enfer, tu a moi que ce soit à ton adoration

à lui : que tu n'\ chang si t.) récompense

Paradis l'ad «ration dont est seul digne

- haut.

par peur que tu adores Dieu, cela n'es!

ir toi l'oi ne- -i tes yeui s'attachent au Paradis soif .i\ id ' iradis qui le pousse à l'a-

doration : alors tu as associé en toi quelque chose à Dieuquelque chose qui est sa créature, quoique créât': ble - i\.

Le Paradis et l'enfer sont en effet des adorateurs de Dieu et se prosternent devant lui. Ce qui est digni 1 '• ssence de Dieu, c'est d'être adoi - afer,

- espoir du Paradis. En vérité ! après avoir reconnu que l'essence de Dieu est digne d'adoration, l'adorateur se trouve à l'abri du feu dans le Paradis du contentement de l'Etre Eternel. Mais la cause de cette entrée dai Paradis n'est pas >on adoration, elle est due à la bienveillance et à la miséricorde de Dieu. Et cette mise répand sur ce que la sagesse de Dieu a i\

La prière la plus agréable à Dieu est celle qui est faite dans le contentement et 1 : elle n'est pas aimée

si elle e?t longue. Plus elle e:-t une et vraie, plus elle plaît à Dieu.

Toutes les prières, sauf celles de l'Unité (de dix-neuf riqaatst. sont abrogées. Ce qui a été ordonné dans t manifestation, c'est de mentionner Dieu dans la joie et l'allég ss e qui est le plus haut degré de l'adoration.

Si quelqu'un ne dit pas une riqaat de cette prière, à cause des biens de ce monde, celui-là a été trompé aux yeux de Dieu : car cett • si un bienfait plus grand

que tous les biens de ce monde, et tout ce qui nu

- - ;périeur aux biens de ce monde. Tous les rlqaats du vivant - dix-huit autres» tournent au:

du point de l'Unité qui est la ^urce même qui coule à midi qui doit ètie dite à m:

Saches que quand tu te tiens debout pour la prière, tu te tiens en face de celui qui a en sa main I de

ton existence et son retour. Rien n'est caché à sa science, rien ne peut le rendre impuissant, il est tout puissant

1)2 SEYYÈD AU MOHAMMED DM' LE BAB

sur toutes choses et connaît toutes choses avant leur existence, comme il les connaît après.

L'explication de l'obligation dos prières a été donnée en son temps (ou le sera). Que tous adorent Dieu comme ils l'adoraient, et ils verront ces prières tour arriver : ils jouiront des jouissances y contenues.

Celles priez Dieu avec la permission de votre Seigneur : craignez Dieu et n'adorez rien autre que Dieu unique, car vous êtes ceux qui sont convaincus des versets de Dieu.

Porte première

Celui que Dieu doit manifester est dans ses œuvres comme le soleil, lundis que les œuvres de tous les /mm mes, si elles sont en conformité arec le contentement de Dieu, sont comme les étoiles. Le premier qui se met, en croyant en lui, en face du soleil de la Vérité est comme la lune.

Le résumé de cette porte est que :

Il faut que tu saches que les œuvres de Celui que Dieu doit manifeslor sont comme le soleil, et les œuvres de toutes les créatures, si elles sont en conformité avec In contentement de Dieu sont comme les étoiles ; comme la lune est le Premier qui accepte les rayons du soleil de la Vérité, en le reconnaissant comme tel.

Le fruit de ceci est que : si au jour de la manifestation du soleil de La vérité toutes les existences témoignent d'une chose, en conformité avec son contentement, son témoignage à lui. parmi tous les autres, esl comme le soleil : étant donnée l'existence de ce témoignage (soleil), les témoignages des hommes ne peuvent même être cités. Les paroles (de ce soleil) sont peu de chose, mais agir suivant ces paroles est, au début de toute manifestation, extrêmement difficile.

Si, au début de la descente du Qoran, quelqu'un oui regardé de ce regard, il eut vu que si les lettres de l'Evan-

gile eussent été vérité, elles n'eussent pas mis leurs paroles en face des paroles du Prophète, car la parole du l'i«>phète est comme le s. >leil, et les leurs ne sont dignes d'êtn

mentionnées que dans la ouit, i dans le jour '.

Il en est de même, sî quelqu'un eûl regardé de ce regard

le Point « 1 1 1 Béyân. \u moment même de la manifestation,

il eût vu sa parole resplendir comme le soleil et 1rs p

les d'autres que lui-même, même si elles sont la vérité

sont comme la lumière (réfléchie) des étoiles dans la nuit.

Il en est de même dans la manifestation de Celui que Dieu

doit manifester. Si tous les gens du Béyân, au moment

même de sa manifestation, eussent agi suivant sa parole,

il< eussent cueilli le fruit de leur existence s'ils eussent

vu leurs actes comme des étoiles par rapport au soleil.

Sinon, l'un lie d'être comme des étoiles ne sera même pas

sur eux, si ce n'est qu'ils soient croyants à lui ; encore

pendant le jour sont-ils néant absolu el ils ne brillent d'un

éclat emprunté) que durant la nuit. C'est là le fruit de

cet ordre si quelqu'un le peul saisir au jour du jugement.

Toute la science, toutes les œuvres se réduisent à cela, si

quelqu'un -'> conforme. Si tous voyaient de ce regard,

dans aucun début de manifestation le soleil de la Vérité

n'eûl donné sur eux l'ordre du néant. C'est ainsi que tous

se voient dans la un il possesseurs d'une lumière emprun-

mais sonl dan- l'ignoranci de ceci que, au début du

jour, la lumière disparaîtra d'eux. Toute leur luminosité

(d'emprunt) deviendra néant devant l'éclat (original) de

' I < - i 1 et pense que leur science est comme leur lumière

(c'est-à-dire d'emprunt et qu'il en est de même pour leurs

i. Leurs paroles, en tant qu'adorateurs de Jésus, brillent

- puisqu'elles sonl des étoiles dans la nuit de L'absence

du Christ, mais au grand jour de la manifestation moham-

médique, elles pâlissent el s'effacent devant ce soleil qui se

Page 1