PORTE TREIZIÈME
Dans ceci qu'il ri est pas permis d'interroger Celui que Dieu doit manifester si ce n'est au sujet de son propre livre. Si celui qui croit au Béyân en agit ainsi, cela vaut mieux pour Lui. Si quelqu'un peut le faire, qu'il aille l'interroger et revienne faire connaître la réponse : cela est très bien Dieu est témoin sur toutes choses.
Le résumé de cette porte est que 2 :
Il n'est permis d'interroger Celui que Dieu doit manifester que sur ce qui est digne de Lui 3, car son rang est celui de la manifestation sans mélange, au point que
i. Purgatoire disent les Docteurs Bàbis ; mais je crois plus volontiers qu'il s'agit plus réellement de l'aneantissement.
ii. lu Prophète ne peut être interrogé que sur la preuve qu'il apporte. Il eût été vain de demander à Moïse autre chose que la prééminence dans la magie, au Christ autre chose que l'excellence dans la médecine, à Mohammed autre chose que la sublimité dans l'Eloquence. Mohammed n'a pas accompli d'autre miracle que les versets.
3. Bèyân Arabe. N'interrogea ni dans ma manifestation première ni dans ma dernière, si ce n'est au sujet de ce qui est dans le Livre, et que chacun de vous agisse dans sa route.
UNITÉ III, PORTE l3. 5l
la Vérité même de sa manifestation est à son ombre. Si dans le monde, il y a un bienfait, c'est un île ^e.s reflets ; si une chose existe, c'esl par sa qualité de chose à Lui et si quelqu'un veut voir sa science qu'il regarde les oulémas du Béyân qui n'agissent » que d'après la science de son livre qu'il a fait descendre dan- sa manifestation précédente. Si l'on veul voir Sa puissance, qu'on regarde ceux qui sont puissants dans le Béyân, car c'est delà manifestation précédente de sa Puissance qu'ils sonl puissants ; de même, les maîtres de grandeur, qui ne le sont que par la manifestation de Sa grandeur; de même les maîtres d'élévation, qui ne le sont que par la manifestation de son élévation, de même les maîtres de force, qui ne le sont que par la manifestation de son élévation de Sa force. El le Béyân, du commencement à la lin. le trésor de toutes ses qualités, le dépôl de sa lumière et de son feu, et ses esprits sur la surface de la terre sont de^ témoins qui démontrent la vérité de ses paroles dès sa manifestation
dente. Car tons ont été créés pour s;t manife suivante. Par exemple, le mol Djèvad a été créé dans le Béyân par son uom de Djèvad dans sa manifestation à lui-même. De même le nom de Vahhab a été créé dans le Qoran pour -on nom de Vahhab dans le Béyân. Il en esl <\>' môme pour tOUS les nom-, pour toute- les re emblance : le vrai, dans le vrai, le non- vrai, dans le non-vrai. Si quelqu'un le connaît, il doit mourir aussitôt auprès de Sa volonté, et il n'j avait pas, il n\ a pas di' plus grand témoignage pour Lui que lui-même auprè - de tou -, car tou ■ le \ <-v el - el paroli de la mer dr Sa bienveillant an dr Sa bonté,
de • abîme de Sa grandeur.
i. .le pense qu'il faudrait A.lôm-end an lion de Ame] end.
5fl SBYYBD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
Si quelqu'un veut l'interroger, cela n'est pas permis, si ce n'est dans son livre, afin qu'il recueille l'allégresse parfaite d'une réponse et le signe de son bien-aimé vers lui. De même si dans le Béyân quelqu'un se revêt de ces qualités agréées, il est bien aimé de Lui et durant, sa manifestation et durant qu'il est. caché ; mais qu'on ne l'interroge pas sur les choses qui ne sont pas de son rang. Par exemple si l'on interroge celui qui vend un rubis sur le prix de la paille, combien on est dans l'ignorance et loin de la vérité. Il en est de même du plus haut rang des créatures, si ce n'est les choses qu'il revêt lui-même de ses qualités au jour de sa manifestation. Il me semble que je vois quelqu'un l'interroger dans son livre au sujet de ce qui est descendu dans le Béyân, d'après ses propres imaginations, et Lui, dans sa réponse, fait descendre de Dieu, et non de lui-même :
En vérité, je suis Dieu ; il n'y a pas d'autre Dieu » que moi ! En vérité, j'ai créé toutes choses et j'ai » envoyé les Prophètes d'auparavant, et je leur ai » envoyé le Livre. N'adorez que Dieu, mon Seigneur et » le vôtre. Et cela est, en vérité, de la plus claire êvi- » dence. Il est égal pour moi que vous croyiez en moi » et dans ce cas vous rassemblez pour vous même tout » le bien ou que vous ne croyez pas en moi ni à ce que » Dieu fait descendre en moi et alors c'est de vous » mêmes, que vous restez dans V ignorance . En vérité, » moi, j'étais auparavant sans besoin de vous, et je n'ai » nul besoin de vous après. Aidez-vous donc vous » mêmes, ô créatures de Dieu. Croyez à mes versets. En » vérité ! celui qui ne croira pas en moi, ni aux versets » que Dieu fait descendre en moi, est auprès de Dieu » comme celui qui n'a pas cru au Maître des Sept » Lettres, ni au Béyân, et est resté à ce moment là,
UNITÉ ni, PORTE l3, 53
» croyant à Mohammed et à son Quoran. Comment dès » lors, auriez-vous été contents d'entrer au nombre de » ces gens là :. Maintenant, il en est de même, si vous le » savez. Entrez en hâte dans la religion de Dieu et ne ; pas contenu de patienter dans le Béyân après » que Dieu a fait descendre sur moi des versets qui » viennent de Lui. En vérité ce Dieu est paissant sur » toutes choses.
» En vérité ! Moi, je suis le Point du Béyân d'aupa- » ravant. En vérité! Dieu m'a manifesté aujourd'hui de » même qu'il m'a manifesté auparavant. Certainement » je récompenserai celui qui croira à ma religion puis » au Béyân d'auparavant. Hâtez-vous, oh hommes dans » l'ordre de Dieu et craignez Dieu ! Et vous, ne voyez » en moi que Dieu, mon Seigneur et le vôtre, le Sei- » gneur des deux et de la Terre, le Seigneur de chaque '> chose, des choses perceptibles et de celles qui ne le sont » pas, le Seigneur des mondes! En vérité, ce qui est • auprès de vous est comme ce qui est dans les miroirs » et démontre le soleil des deux 11 en est de même » pour les choses sur l^sipiAles vous argumentiez dans ''ires quand nous avons fait descendre sur vous '< d'auparavant dans le Béyân, oh esclaves, » craignez Dieu ! »
Qu'il abrège donc e demandes à son bien-aimé, i ce o'esl dans la hauteur de l'I i itiou de la
sainteté 'le Dieu, la sublimité «1»' sa gloire, l'inacces âbili tédes.i grandeur en science, en paroles, en apparence, .•il secrel : ar lui môme n'aime «|ue les cœurs qui ne déraontrenl que Dieu el l'amour de Dieu. Les esprits (Nèbis ou prophètes) les âmes (imams), et les corps (bâbs) ne doivent démontrer que les Lettres du Vivant
i . Ia-s musulmans.
qui sont exactement les lettres du Vivant du Béyân, qu' étaient exactement les lettres du Vivant du Qoran, qui étaient exactement celles du livre de l'élif ' , et celles du livre T * celles du livre Z3 et ainsi de suite jusqu'au livre d'Adam. Car, de la manifestation d'Adam, jusqu'au début de la manifestation du Point du Béyân, il n'a passé que douze mille deux cent dix ans de la vie de ce monde. Il n'y a aucun doute qu'avant (Adam) il n'y eut eu pour Dieu des mondes et des hommes à l'infini, et autre que Dieu n'en peut compter le nombre. Dans aucun de ces mondes il n'y avait de spectacles de la volonté que le point du Béyân, le maître des sept lettres : il n'y avait de Lettres du Vivant que les lettres du Vivant du Béyân ! il n'y avait de noms que les noms du Béyân non plus que de semblables, si ce n'est les semblables du Béyân *. C'est Lui qui est connu de toutes choses sous ce nom : « Le Prophète, le Livre » qu'on attribue à Dieu5. Mais tous sont dans l'ignorance de sa connaissance, ne connaissent rien de son livre, si ce n'est les croyants au Béyân. Vois de cette façon la manifestation de Celui que Dieu doit madifester. C'est Lui exactement la Volonté Primitive, dans tous les mondes, et c'est Son livre qui est le livre de la Volonté Primitive dan 3 tous les monde -. Et Lui ne démontre et ne démontrait que Dieu, et Son livre n'était et n'est que parlant de la part de Dieu ; et