PORTE DIX-HUITIEME
Celui qui veut commenter une chose de ce qui reste du Point ou veut écrire mi livre dans le contentement de Dieu, il ne lui est pas permis de donner l'exemplaire de ce livre à qui que ce soit, si ce n'est qu'il écrive ce livre pour lui-même de la meilleure écriture, la sienne ou celle d'un autre. Alors seulement il lui est permis de donner ce livre à un tiers ' : sinoit, cela n'est pas permis.
Le résumé de cette porte est que :
Dieu aime dans le Béyàn que de toute chose ce qui arrive à l'acte, depuis le moment où elle est semence jusqu'à sou plus haut point dans l'apparence et dans l'intérieur, soit dans son degré parfait et dans son apparence la plus belle et son intimité la plus parfaite, afin que sur personne n'arrive le moindre atome de dégoût et f pie personne ne tasse ce qu'il n'aime pas faire.
Entre'autre il a été ordonné que quiconque écrira un commentaire des paroles du Béyân, ou do lui même, rédigera un livre dans la science : s'il le peut qu'il en écrive l'original de la plus belle écriture : -mou. qu'il le donne a écrire à quelqu'un el le Un reprenne et le garde par devers lui. Alors il peut donner l'autre exemplaire à quelqu un de façon que les oeuvres d'un chacun soienl toul d'abord auprès ^\r ce chacun, puis parviennent jusqu'aux autres ; s'il en esl autrement, ses œuvres de\ iennent vaine ,
1. L'exemplaire <m'ii a d'abord écrit el d'après lequel il a recopié celai d'une belle écriture.
Sinon, si cela ne lui est pas possible, ou bien si en donnant cet exemplaire à quelqu'un il en acquiert un meilleur pour lui-même, alors il a la permission de le faire comme aussi si, avant qu'il le donne, il fait faire un bon exemplaire pour lui.
Cela est en cas d'impossibilité (pour lui d'écrire un bon exemplaire) sinon, s'il le peut, la façon dont nous l'avons dit plus haut est plus aimée '.
Ce n'est donc pas qu'il faille faire comme les oulémas de ce siècle qui possèdent des livres aux mille écritures, et à chaque page celle-ci est diverse 2. Du moment que c'est l'ouvrage original, ils le gardent.
C'est comme le livre du « Martyre » 3 qui est en ce moment sur cette montagne et qui sort de la plume de celui qui l'a écrit.
S'il se trouve un livre qui ait un point autre part que là où il doit être, il n'est pas digne d'être conservé : il mérite qu'on le lave dans la mer.
Agissez avec beaucoup de soins, certes, certes ! Dans toutes vos industries ô maître du Béyân suivant la mesure qui vous est possible. Dis : en vérité Dieu est plus pur que toute pureté, personne n'a la puissance de vouloir s'éloigner de l'empire de sa pureté, ni dans les deux, ni sur la terre, ni en ce qui est entre. En vérité Dieu est pur, le très pur!
i. II est préférable qu'il eu fasse lui-même une belle copie.
2. Les livres du Mollah sont, eu eli'et, de diverses écritures, eu général fort mauvaises.
3. Il s'agirait d'uu livre appelé soit Loouf, suit Mobreq el Qouloube au sujet du martyre de Housseine.
La tradition rapporte que le Râb le lisait continuellement et pleurait.
UNITE III. PORTE ig.