Lu mer des Noms
(Mil. 1\ . PORTE I,
quoique sachant que c'est un miroir— ne pas regarder la qualité de miroir de ce miroir. C'est pourquoi cet ordre a été retiré 'le tous, si ce n'est <ie relui qui ne voit que Dieu duus les noms, de celui qui ne fait pas entrer lu mer île In Création dans lu mer <!<• Dieu, non plus que lu mer de Dieu dans lu mer de lu Création, eu,' dans lu mer de Dieu, <>n ne peut raie que Dieu.
Dan* chaque forme humaine, peut-être peut-on dire en l'haque ihose. Dieu a nus ses deux signes. Par ce premier signe, (l'homme) connaît Dieu, glorifie .Son unité, ne voit d'absolu que Dieu ei sait qu'autre que Lui est sa créature. Aree le signe <leSo)t être même, Il adore Dieu et se prosterne devant Lui. Il se tourne complètement vers Uieu, en se dépouillanl de l'amour de toul ce qui u'esl pas Dieu.
Que si quelqu'un se tourne ainsi ver- Dieu, il lui arrive tout le bien qui est possible tlaus ce monde de contingences; peut-être alor< l'esclave ne voit plus en lui-môme que son adoration.
Ces deux rangs ne peuvent être mentionnés que dans ■il de Vérité, car autre que Km n'a pas la Pi i uire de parler île la pari de Dieu.
Tout ce à quoi peut s'appliquer le moi chose doit
jer de l'Adoration, car elles n'avaient
pas ci n'onl pas la puis ance de taire autre chose, car
Dieu ne l'a permis qu'à la Volonté, et l'esclave ne peut
arriver au poinl uprême . Vprè le coucher de ce
i. Qui fst parler au nom de Dieu. Ainsi la créature reste éternellement créature, il n'\ ;> entre elle '-t Dieu aucun point de contact, -i oe n'esl la premier créature de Dieu, lo premier Zikr, in Volonté primitive... (voir !<■ sepl preuves de la divinité 'lu Bûb), C'est celle ri qui crée, qui maintient, qui fait vivre, qui fait mourir, C'est elle qui se
soleil, personne autre que celui que Dieu doit manifester, n'a la puissance de se manifester ainsi dans la manifestation de Dieu. C'est Lui la manifestation absolue, et tous les signes qui démontrent Dieu dans tous les cœur- s'y manifestent par sa manifestation.
si quelqu'un progresse el pénètre dans la merde son propre cœur, alors il contemple la grandeur de Dieu et (voit) que tout autre que Lui était et est Sa créature : mais ce quelqu'un est de toute éternité un adorateur de Dieu et se sépare de tout vers Lui. C'est ainsi que la mer de la Volonté est l'absolu du monde de la manifestation.'['ou- les cœurs sont créés des reflets des ombres des signes de cette mer et, autant qu'il lui est possible (à cette mer), elle voyage dans l'adoration et elle y dit : « Je suis plus atome </ue le plus infime atomen, alors que cependant la mer de la manifestation de son être — qui est le miroir de Dieu — sortait cette parole: « C'est Moi, Dieu; il n'y a pas d'autre Dieu que moi ! de toute éternité passée, de toute éternité à venir. »
Kl, dans cette m r de Volonté, son être Immain ce peut être mentionné; c'est l'Etre même de Dieu, car son être à Lui (Bàb) était et est une créature de Dieu.
reflète dans le cœur île l'homme pur qui est élu comme Prophète, el c'est es tant que reflet que ce Prophète peut dire — connue Ali l'a fait — : Je suis le Créateur des eieux el de la terre, je mus le Nourricier, je suis Celui qui l'ait vivre, je suis relui qui fait mourir. (Il .-st bien entendu que quand il parle ainsi, ce n'est pas lui qui parle, mais le Soleil dont il n'est que le relit t . Comme homme. Ali n'est qu'une misérable créature, comme reflet il est Dieu, puisque c'est Dieu qui se reflète en lui, puisque o'esl Dieu qui parle par sa bouche. Voilà la théorie .lu Bàb, qu'il est facile, pour peu qu'on ait lu mon Essai sur h Chéïkhisme, de rapprocher de la doctrine de cheikh Â.med.
DNITÉ IV, PORTE '2. 87
C'est là le Syrat, tel qu'il n'y en avait pas qu'il n'y en a pas de plus étroit dan- la science de Dieu. Quand nous regardons ce signe, et que nous voyons Dieu, nous voyons toutes les choses par lesquelles Dieu a qualifié -mi être (nous voyons l'Etre de Dieu). Mais quand nous regardons ce signe lui-même, nous ne voyons plus que le attributs qui s'appliquent à la créature.
De toute éternité Dieu était Créateur, et Aimé et autre que Lui était Sa créature. Entre Dieu et Sa créature il n'y a pas de troisième ter aie ' et, s'il y avait un troisième terme, ce ne serait qu'une créature.
Il n'y a pas de Dieu, si ce léesl Dieu inique, et tous, nous souunes ses adorateurs.