‹ Le Béyan persanChapitre 58 sur 85 · Autrement dit de la Vérité, a. Le corps matériel · texte numérisé non relu

Autrement dit de la Vérité, a. Le corps matériel

3. S'ils entrent dans le monde de la Vérité, ils devienneut néant devant le Point.

chose dans le feu. Vois combien est essentielle cette essence, combien est nue cette nudité, combien est substantielle cette substance, combien est pure cette pureté, que toutes les allégresses sont créées à l'ombre de Sa souveraineté et n'existent que par rapport à Elle. Car toutes les allégresses sont dans Son contentement ; c'est ainsi que l'esclave vide la coupe du malheur du moment qu'il sait qu'en cela réside Son contentement, comme s'il buvait une coupe de vin limpide dans le Paradis. Comment en sera-t-il donc s'il jouit de Son amour, auprès duquel tous les amours sont néant. C'est pourquoi celui qui voyage dans ce Paradis au moment de chaque manifestation est noyé en Lui, et, au moment de son coucher, il brûle de son absence jusqu'au moment de son lever. Sa douleur pendant son absence est plus délicieuse que toute allégresse pour lui et pour les savants. Comment la plume pourrait-elle exprimer (ce qui se passe) au moment où le rideau est retiré ! Et cependant tous sont actuellement dans la mer de l'ignorance et personne ne s'est encore levé du monde des corps matériels qui deviennent poussière après la mort. Comment seraient-ils arrivés au corps essentiel? Comment seraient-ils dans les rangs dont Dieu a fixé le summum ?

C'est pourquoi, ceux qui jouissent de la jouissance essentielle sont plus rares que le soufre rouge. Peut-être n'en peut-on trouver aucun si ce n'est ceux qui jouissent d'œuvres qui sont dans sa voie. S'il en est ainsi, cela lui est spécial, car en vérité il n'a jamais été fixé qu'un chacun fut toujours dans l'allégresse.

Le fruit de tout le Béyân est ceci : que vous saisissiez le Point de la Vérité au moment de sa manifestation car, en Le comprenant, vous comprendrez tout le

bien ; et que vous ne restiez pas dans l'obscurité car alors tout le bien vous est interdit. Voyagez tout au inoins dans le monde du corps essentiel, que vous puissiez être au moins avec Lui, un matin, comme il convient. Car enfin, tous étaient et sont avec Lui dans le corps matériel, car son acte d'être caché est son « arch » au milieu des créatures, c'est là que réside le Paradis élevé. l'Eden Paradisiaque. Ainsi qu'il était avant la manifestation, Il l'est après, et II sera ainsi après son coucher. Dans chaque élévation de V «arch » que Dieu a créée pour Lui, tous les gens du Béyân sont comme i\e^ poissons, vivant dans l'onde de ses ordres et par elle. Ils n'ont rien vu d'autre que Lui : peut-être même ne voient-ils leur existence que par Lui, mais ils sont dans l'ignorance l. De chaque ordre il faut regarder le fruit, afin de ne pas rester dans son obscurité à chaque manifestation C'est là le fruit, de la science et de l'œuvre, si l'esclave regarde avec vérité. Heureux celui que Dieu mentionne, car qwmd Dieu le mentionne, toute chose le mentionne. Et Dieu est le meilleur de ceux qui mentionnent.

C'est lui le spectacle de la Volonté, dans cette manifestation du Point du Béyân, auprès de celui que Dieu doit manifester. Il est son être même qui est identiquement cet être même qui se manifeste dans sa manifestation d'après, d'une façon plus élevée. S'il mentionne quelqu'un, c'est Dieu qui le mentionne et non autre que Dieu.

N'agissez pas, <) gem du Béyân, selon votre propre

i. De ce que peut être cette eau, de ce qu'il est Iui-

niiint'.

nature; en vérité vous ne comprendriez rien. Uaide de Dieu se manifestera de son trésor '. Et en vérité c'est lui le maître du trésor et de l'ordre de Dieu d'auparavant et d'après.

Est-ce que vous ne remerciez pas.

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