‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 102 sur 255 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

ENTRETIEN DE MARADA ET DU PRÂTGBÎIîAYAAHIS.

1 . Prâtchinavarhis dit : Seigneur, je ne comprends pas parfaitement tes paroles; les chantres inspirés les entendent sans doute > mais non ceux qui, comme moi, sont égarés par les <BUYres.

2. Nârada dit : Il faut savoir que Puramdjanà est TEsprit, parce qu il se crée des viJles qu'il habite ; ces villes sont les corps ay«nt un , deux, trois, quatre ou plusieurs pieds, ou n en ayant aucun.

3. L'ami de TEsprit, quon appelle l'Inconnu, est le souverain Seigneur, parce qu'il ne se fait connaître aux hommes, ni par aon mm , ni par ses œuvres , ni par ses qualités^ ~

4. Quand l'Esprit voulut, s'unir complètement aux qualités de la Nature, il trouva bon, pour ce dessein, un corps muni de deux mains, de deux pieds et de neuf ouvertures.

5. Il faut savoir que la femme est l'Intelligence d'où xiait le sentiment du moi et du mien,^ parce que c'est en s'appuyant sur elle, que riisprit dans le corps perçoit les attribipits sensibles par les sens.

6. Lçs amis de la femme sont les sens qui sont les organes de l'actif et de la connaissance; ses amies sont les diverses opérations des sens; le serpent est l'emblème du sbuffle vital qui paraît sous cinq modifications différentes.

7. Le guerrier à la forcé immense ^ e^t le cœur, ce chef des deux dasses d'organes; le pays de Pantchâla , «'est la xéuqion des duaq objets senaibfes au milieu desquels est située la ville aux jaeuf portes:

8. Les deux yeux, les deux narines, les deux oreilles y la bouche et les deux voies excirétoires, ce sont là les portes de la ville qui sont situées deux à deux; c'est par ces portes que l'Esprit sort accompagné de chacun des sens qui y c^Mrrespondent.

9. Les deux yeux, iies deux narines et ila bouche sont les cinq

portes orientales; la porte méridionale est Toreille droite, celle du nord est l'oreille gauche.

10. Les deux portes occidentales sont celles du bas, à savoir les deux voies excrétoires. Les deux portes nommées la Mouche lumineuse et Celle dont Tentrée est apparente, qui sont placées Tune près de l'autre , sont les deux yeux ; c'est par ces portes que le souverain voit, à l'aide de la vue, la forme brillante.

1 1 . L'étang et le lac sont les deux narines ; l'élément odorant est l'odeur; l'odorat est le sens qui est ému [par l'air]; la porte principale est la bouche ; la boutique est la voix ; celui qui connaît les saveurs est le goût.

12. Le marché est le commerce [de l'Esprit avec le dehors |; la réunion des diverses espèces d'aliments est la nourriture variée ; la porte de l'invocation des Pitrïs est l'oreille droite, la gauche est la porte de l'invocation des Dêvas. *

15. Le royaume de Pantchâla est la réunion des livres qui traitent de l'action et de l'inaction ; c'est au moyen de l'ouïe qui garde les enseignements de l'Écriture , que Ton marche dans la voie des Pitrîs et dans celle des Dieux.

U. La porte des Asuras qui est située en bas, est l'organe sexuel de la femme ; le plaisir des êtres grossiers est l'union des deux sexes; l'organe indomptable est le pénis ; l'anéantissement est l'extrémité des voies excrétoires.

15. La souflPrance est l'Enfer; l'organe, siège des impérieux besoins, est l'anus. Les deux aveugles sont le pied et la main; c'est avec leur secours que l'Esprit marche et qu'il agit.

16. L'appartement intérieur est le cœur [matériel]; le ministre qui porte partout ses regards est le Manas [ qui l'habité] ; c'est par l'efiFet des qualités du cœur que l'Esprit éprouve du trouble, du calme ou de la joie.

17. Selon les diverses modifications qu'il éprouve ou qu'il fait éprouver [aux sens par suite de son union avec l'intelligeiice], TEsprit, désormais en contact avec les qualités, est, quoique simple spectateur, entraîné à imiter tous ses mouvements.

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