‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 104 sur 255 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

on a*^Qnit au l»eiiheareœL Vâsudérat p8x>dttit néceâsairement le dé^ tachement et la science.

58. Or cette dévotion n^t bien vite, ô royal Bkhi^ des Mstoires d' Atchyuta ; elle se développe dans le cœur de celui qui les écoute ou qui lœ lit sans cesise avec loi.

59. Là où des hommes vertueux, purs de cœur et dévoués à Bha*gavat, ont Tesprit attentif à réciter et à écouter les vertus du Dieu ,

m. Les fleuves du pur nectar des histoires de Mâdhava s écoulent de toutes parts de la bouche des sages magnanimes ; et ceux qui sans se lasser ouvrent l oreille pour les recevoir, sont à Tabri de la faim, de la soif, de la crainte, du chagrin et de Terreur.

^1. En efiPet, constamment affligé des maux qui lui viennent de sa nature, Thomme [qui vit dans le monde} ne se sent pas de désirs pour la précieuse ambroisie des histoires de Hari.

A2. Le maître des Chefs des créatures, le lâenheureux Giriça, le Bfanu, Dakcha et les autres souverains des êtres, Sanaka et les autres ascètes voués à une perpétuelle chasteté,

as. Maritchi, Atri, Aggiras, Puiastya, Pulaha, Kratn, Bhrigu, Va* sîehtha, ces sages qui expliquent le Véda, moi-même, enfin,

44. Nous ne pouvons, malgré notre habileté dans la parole, malgré nos efforts pour le saisir à Taide.des austérités, de la science et de la méditation, nous ne pouvons, même aujojurd'hui, voir le Sei^ gneur suprême qui voit tout.

45. Ceux qui étudient le Yêda, qui est Brahmat psr<^ immense et dont on ne peut atteindre le terme, ne connaissent pas l'Être su^ prême, parce qu'ils n adorent que des portions [de sa substance], dispersées dans les définitions de chaque Mantra.

A&. Celui qui, ajMrès avoir saisi Bhagavat au dedans de soii cœur, e^ devenu Tobjet dé la bienveillance de ce Dieu, renonce aux pen* sées qui l'attachaient au monde et au Vêda.

A7. Ne prends donc pas, ô rei, pour le but réel dç rhomme, les œuvres que l'ignorance seule lui repiésente ainsi, qui im touchent que les oreilles et n'atteignent pas à la véritable substance.

48. Us ignorent le monde qu habite le divin Djanârdana, ces es*

prits ténébreux qui, méconnaissant la nature des Vêdas, s imaginent que ces livres recommandent les œuvres.

&9. Insensé 9 qui après avoir semé la surface de la terre de tiges de Kuça dirigées vers l'orient,, crois pouvoir, fier de tes nombreux sacrifices , obtenir l'Etre suprême par de telles œuvres ! L'œuvre c'est de plaire à Bhagavat, la science c'est de penser à lui.

50. Hari est l'âme des êtres doués d'un corps ; il est la Nature et le Seigneur; la plante de ses pieds est l'asile où les hommes, en ce monde , peuvent trouver le bonheur durable.

51. Il est cette âme qui est pour nous ce qu'il y a de plus cher; il est celui dont on n'a pas à craindre le moindre danger : qui le connaît ainsi est savant; le savant est Hari, le précepteur lui-même.

52. Je viens de répondre , ô roi des hommes, à ta question; écoute maintenant un mystère dont je vais te dévoiler le sens.

55. Suis à la trace l'antilope qui, dans le jardin tout en fleurs, court après peu de chose, qui s'étant accouplée [avec sa femelle], lui reste attachée, et qui, l'oreille charmée par le bourdonnement des abeilles , s'avance sans faire attention aux loups dévorants qui viennent à sa rencontre ; suis-la ; elle est blessée au dos par les flèches du chasseur.

54. Dans le jardin, c'est-à-dire dans l'asile des femmes qui res-. semblent aux fleurs, il y a une antilope, c'est l'Esprit; elle cherche pour sa langue et ses autres organes, un peu de ce bonheur sensuel, qui n'est guère plus que le miel et le parfum des fleurs , et qui est le résultat des œuvres accomplies dans un but intéressé. L'Esprit a commerce avec les femmes; il leur livre son cœur; il laisse charmer ses oreiUes par les paroles des femmes et des autres êtres [qu'il aime,] paroles ravissantes comme le bourdonnement des abeilles. Sans tenir comptedes jours et des nuits, ces divisions du temps qui lui ravissent l'existence, semblables à une troupe de loups qui viendraient à sa rencontre, il vit en chef de maison. Mais le Dieu de la mort qui met un terme à tout, semblable à un chasseur qui se déroberait à sa vue , le frappe par derrière d'une flèche. roi , cet Esprit , il faut que tu le voies en toi-même, séparé du cœur [auquel il est uni].

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