‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 108 sur 255 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

ma science; c^est'Brahiaa cpi affirancbit du troubie, du chagrin et de la joîe ceux qui lé possèdent.

21. Mâftrêya dit : Quand Djanârdana, ce trésor de tout' ce que tes hoÊoftnes recherchent /eut cessé de parler, les Pratchêtas, en qui sa présence aTafit e£Pacé'les souillures de la Passion et des Ténèbres, s^adressèrent' ainsi, les mains -jointes et dune voin tremblante , au Dieu cher à leur cœur.

î'^ 22. Les P*ratchêtas dirent*. Adoration à celui qui anéantit toutes les douleurs^) à celui dont le^ noms sont ses nobles qualités, à celui qui est plus rapide que la pensée et que la parole, à celui dont on n'atteint la voie par la route d'aucun des sens!

25. Âdoratian à celui qui, n^tureBetnent pur et calme, se montre, dans le ccaur, sous Tappa^ence 'd'une dualité qui n'a pas d'existence féelle; à celui qui, pour conswver, détruire et créer l'univers, revêt, à'Faide des qualités de Mâyft, des formes diverses 1 ■ '24. Adoratioïï à celui dont l'essence est pure, à tîe^Harî, dont la connaissance ravit [au monde celui qui la possède] ; à Krïchiia, fils dé' Vasudêva et chef de tous les Sâtvats !

9&. Adoration k celui dont le nombril a produit un lotus; à celui qui porte une guirlande de lotus; à celui dont les pieds, dont les yeux ressemblent au lotus!

26; Àdoration^^À celui dont ie vêtement sàtsm tache est jaune comme les étamînes du lotus ;:à oelm tjui résidant au/sein de tous les: êtres V est le' témoin interne [desiâmes}! C'est nà ce Dieu que s'est adressée. Dotra adoration.

27. Si tuas manifesté j Ô^Bhaj^aTat^ à ïdes^malheiireiœcomme nous, la forme qui dissi^ toutes lés douleurs / quelle antre marque de compassion pourrions^noUs té demander ?

aS; Le Seigneur, en éfitt,'ô toitpii'anéantisrinfortuDQ, témoigne assez sa pitié pour les malheureuse* quand, 'au lômpst convenable, il se rappelle* au souvenir (fes eœun'qu^il ctt>ît à lui.

29. Toi qui portes le calme' au àeiii des cféatures, même les plus misérables, quand elles te désirent^ comment ^eefait-il que résidant au milieu de notre ccraf , ' tu ne connaisses pas nos vœux ?

ai.

50. Le seul bien qu*ambitioniient nos âmes, ô souverain de Tuniversy c est la bienveillance de Bhagavat qui est l'instituteur et la voie de la délivrance. *

51. Nous te demandons cependant une grâce, ô Seigneur, à toi qui es au-dessus de ce qu'il y a de plus élevé; car il n'y a pas de fin aux manifestations de ta puissance ,iet c est pour cela que Ton te célèbre sous le nom d'Infini.

52. Quand l'abeille trouve sans peine un Pâridjâta, elle ne va pas chercher un autre arbre; de même, réfugiés sous la plante de tes pieds, quel autre bien pourrions-nous donc choisir?

55. Tant que nos œuvres nous condamneront à errer ici-bas, jouets de ta Mâyâ, puissions-nous jouir, dans chacune de nos existences , du commerce de ceux qui ne sont attachés qu'à toi !

sa. Non, nous ne donnerions pas un seul instant d'entretien avec les sages qui te sont dévoués , pour la possession du ciel , pour l'avan* tage de ne plus renaître, à plus forte raison pour les biens des mortels.

55. Gomment les réunions de tes serviteurs où se célèbrent ces pures histoires qui calment la soif du désir, où se taisent tout regret et toute haine ,

5«. Où des hommes, libres de tout attachement, ne se lassent de louer, dans de belles histoires ^ le bienheureux Nârâyana qui est le salut de ceux qui ont renoncé à tout ;

57. Gomment, dis-je, les réunions de ces sages qui se rencontrent quand ils vont purifier, en quelque sorte, les étangs' sacrés, ne plairaient-^es pas à l'homme que troublent tant de craintes?

58. Pour nous, grâce à un instant d'entretien avec Bhava, cet ami qui t'est cher, nous avons pu aujourd'hui trouver un asile auprès de toi , ô Bhagavat , de toi qui es le véritable médecin des maux les plus difficiles à guérir, l'existence et la mort.

5d. Si nous avons bien lu le Vêda; si nous avons su, par de constants devoirs, nous assurer la bienveillance de nos maîtres, des Brahmanes et des vieillards ; si nous avonâ honoré , sans envie, ies hommes respectables, nos amis, nos frères et tous les êtres;

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