‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 109 sur 255 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

kO. Si nous avons pu, nous abstenant de nourriture, pratiquer au milieu des eaux les austérités de cette longue pénitence, puisse, Seigneur , tout cela t'étre agréable ! c est la seule faveur que nous demandions au puissant Purucha«

41. Si le Manu, si Svayambbû, si le bienheureux Bhava et d'autres dont les austérités et la science avaient purifié Tâme, t'ont loué, quoiqu'ils n'eussent pas atteint aux bornes de ta grandeur, nous pouvons bien aussi te chanter selon les forces de notre intelligence.

42. Adoration à celui qui est uniforme et pur, au suprême Purucha, à Vâsudêva qui est la Bonté mémef adoration enfin à toi, ô Bhagavat !

45. Mâitrêya dit: Ainsi célébré par les Pratchétas, Hari, l'ami de ceux qui l'implorent, leur exprima sa joie et son assentiment; et partant au milieu des regrets des sages qui ne se lassaient de le contempler, le Dieu que sa puissance n'abandonne jamais, regagna sa demeure.

44. Ayant ensuite quitté les eaux de l'Océan, les Pratchétas entrèrentien fureur à la vue de la terre couverte d'arbres qui s'élevaient comme pour l'obstruer entièrement.

45. Alors, pour dépouiller la terre de ces arbres, les sages irrités sou£Bèrent de leur bouche un feu accompagné de vent, aussi redoutable que celui qui doit détruire les mondes.

46. A la vue de l'incendie qui réduisait en cendres les arbres, le premier père des êtres vint trouver les fils de Varhichmat , et les apaisa par des paroles convenables.

47. Épouvantés, les arbres qui avaient échappé au feu préâsntèrent leur fille aux Pratchétas, d'après le conseil de Svayambbû.

48. Les Pratchétas, suivant les avis de Brahmâ, épousèrent la fille des arbres , dans le sein de laquelle [ Dakcha ], le fils du Dieu incréé , fut condamné à renaître pour avoir méprisé le grand [Çiva].

49. C'est ce Dakcha qui, après que la création précédente eut été détruite par le temps, fut, au commencement du Manvantara de Tchâkchucha , chargé par le Destin de créer les êtres qu'il voulait voi r renaître.

50. Cest lui qui, an moment dé sa naissance, effaça par son éclat la splendeur des êtres les plus brillants, et qu'on appela Dakcha rhabile, à cause de la perfection de ses ouvrages.

.51. Brahmâ, le Dieu incréé, le sacfa et lui coi^a la garde de la création, et Dakcha i son tour distribua entre les autres Pradjâpatis Toeuvre dont il était chargé.

FIN DU TRSMtliUlfB GHAPITRE, AYANT POUR TITRB :

HISTOIRE DES PRATCHBTA5 ,

DANS LE QUATRIEME LIVRE DU GRAND PURAÇA

LE BIENHEUREUX BhIgAVATA ,

RECUEIL INSPIRA PAR BRAHlf ET COMPOSA PAA VYÂSA.

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