‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 128 sur 255 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

HISTOIRE DE RÏGHABHA

1 . Le roi dit : Elles ne peuvent cependant être une cause de douleur pour les isages qui trouvent leur joie dans leur âme et en qui la science, excitée par le Yoga, a consumé la racine de Faction, ces facultés surnaturelles qu ils possèdent d*eux-mêmes.

2. Le Rïchi dit : Il est vrai; mais il y a des sages qui n accordent pas plus de confiance au cœur qui est mobile de sa nature, qu'au traître habitant des bois. .

5. On a dit en efiFet : Que personne ne contracte amitié avec le cœur inconstant; les longues austérités mêmes, qui ont le Seigneur pour objet, se perdent par la confiance qu on met en lui.

4. Semblable à la femme infidèle d'un mari crédule , le cœur donne entrée au désir et aux ennemis qui le suivent , dans îâme du Yôgin qui met en lui sa confiance.

5. Quand on connaît cette cause du désir, de la colère, de l'orgueil , de la cupidité , du chagrin , de l'erreur , de la crainte et du lien de l'action , comment pourrait-on s'y attacher ?

6. Cependant Rïchabha , qui était l'ornement de tous les Gardiens du monde, et en qui les signes de la folie qu'annonçaient ses vêtements, son langage et ses actions, cachaient la grandeur de Bhagavat, enseigna aux Yôgins la doctrine de l'avenir; et, le regard fixé sur l'Esprit qu'il saisissait immédiatement en son âme avec la conviction que rien autre chose n'a de réalité , il cessa de servir ce corps qu'il voulait abandonner, et s'abstint de toute action.

7. Cest ainsi que le bienheureux Rïchabha s'était affranchi de l'enveloppe immaterielle.de l'âme; et cependant son corps, sous l'influence de la mystérieuse Mâyâ, continuait d'errer sur la terre avec une apparence de personnalité.

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