LIVRE CINQUIÈME
divin , qui a onze cents Yôdjanas d'élévation , des fruits semblables à Tambroisie, qui sont gros comine le sommet d'une montagne.
18. Ils laissent, en se brisant, échapper un suc rouge, abondant et doux, qui répand un parfum délicieux, et qui forme le fleuve nommé Arunôdâ, lequel tombant du sommet du Mandara, arrose rilâvrïta à Test.
19. Les femmes des Yakchas, qui forment la suite de Bhavânî, recherchent ce suc ; et le vent qui s'est embaumé en touchant leur corps, parfume l'air à dix Yôdjanas à la ronde.
20. Les fruits du Djambû, qui n'ont presque pas de noyau et qui ressemblent par leur volume au corps d'un éléphant, se brisant de même à cause de la hauteur de leur chute, forment de leur suc le fleuve nommé Djambûnadî, qui tombant sur la terre des sommets du Mêrumandara, d'une hauteur de dix mille Yôdjanas, se dirige au sud et arrose l'Uâvrïta.
21. La terre qui en forme les deux rives, pénétrée par le suc de ces fruits et mûrie par l'action réunie du soleil et du vent , devient l'or nommé Djâmbûnada, qui sert toujours de parure aux Immortels.
22. Ils en font des diadèmes , des bracelets et des ceintures qu'ils portent, ainsi que leurs jeunes femmes, comme omemelits.
25. Le grand Kadamba du mont Supârçva laisse couler de ses branches cinq courants de sucs doux, dont la circonférence est de cinq brasses; ces courants tombent du haut du Supârçva, et se répandant à l'ouest, remplissent de joie Tllâvrïta.
24. Le soufiBe embaumé qui sort de la bouche de ceux qui en boivent, se répand à cent Yôdjanas à la ronde.
25. Sur le mont Kumuda s'élève le figuier nommé Çatavalça, d'où découlent du lait, du caillé, du beurre, du miel, de la mélasse, du riz cuit, et aux branches duquel sont suspendus des étofies, des lits , des sièges et d'autres ornements. Tous ces produits forment des fleuves qui donnent tout ce qu'on déisire, et quî tombant du haut du Kumuda, traversent l'Uâvrïta du côté du nord.
26. Les êtres qui les visitent sont à jamais exempts des diverses espèces d'infirmités, telles que les rides, la blancheur des cheveux,
la fatigue, la sueur, les exhalaisons désagréables, la vieillesse, les maladies, la mort, les effets du froid et du chaud, Taltération du teint, les possessions, et ils jouissent pendant leur vie d'un bien-être extrême.
27. Il y a d'autres montagnes nommées Kuramga, Kurara, Kusumbha, Vâikâgka,Trikûta, Çiçira, Patamga, Rutchaka, Nichadha, Çinivâsa, KapUa, Çagkha, Vâidûrya, Djârudhi, Hamsa, Rïchabha, Nâga, Kâlamdjara et Nârada, qui semblables aux*étamines autour du fruit du lotus, sont placées autour de la base du Mêru.
28: A Test du Mêru, se dirigeant vers le nord sur une étendue de dix-huit mille Yôdjanas, sont les montagnes Djathara et Dêvakûta, qui ont deux mille Yôdjanas en largeur et en hauteur; à l'ouest sont Pavana etPâriyâtra; au sud, Kâilâsa et Karavîra, qui se dirigent vers l'orient; au nord, Triçrïgga et Makara; au milieu de ces huit montagnes, le pic doré du Mêru brille comme Agni entouré * d'une ceinture de feux.
29. Sur le sommet du Mêru, au centre, on place la ville du bienheureux Brahmâ, qui a dix mille Yôdjanas, qui est parfaitement quadrangulaire et entièrement d*or.
30. Tout autour sont placées les villes des huit Gardiens du monde , qui chacune occupent un point de l'espace distinct, ont une forme particulière et ont le quart de l'étendue de la ville de Brahmâ.
FIN DU SEIZIÈME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE
DESCRIPTION DE LA TERRE
DANS LE CINQUIÈME LIVRE DU GRAND PURAÇA
LE BIENHEUREUX BHAGAVATA,
RECUEIL INSPIRli PAR BRAHMÂ ET COMPOSÉ PAR VYASA.