‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 160 sur 255 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

DESCRIPTION DE LA TERRE

1. Çuka dit : Le SAsàe Dharma, nommé Bhadraçravas, et les chefs àe sa famille qui habitent le Bhadrâçva Varcha, se représentent par une intense méditation le corps chéri du bienheureux Vâsudêva, ce corps que constitue la loi, et qui a le nom de Hayaçtrcha, et ils l'abordent en prononçant la prière suivante :

2. « Om ! adoration à Bhagavat qui est la loi ! adoration à celui qui . purifie le cœur !

5. « Ah ! qu'elles sont étonnantes les œuvres de Bhagavatl II ne voit «pas le Dieu qui tue, quoique ce Dieu frappe ses regards, l'homme « qui après avoir porté au bûcher son fils ou son père, a encore le «désir de vivre, et qui ne songeant qu'à des objets sans réalité, fait « de mauvaises actions.

ft. « Les chantres inspirés disent, et avec la connaissance qu'ils ont « de l'Esprit suprême, ils voient que l'univers est périssable, mais ils « n'en sont pas moins troublés par ta Mâyâ ; c'est là ton œuvre mer- « veilleuse, aussi m'incliné-je devant l'Être incréé.

5. « Croire même qu'inactif et libre de toute entrave, tu accoiaplis « l'œuvre de créer, de conserver et de détruire l'univers, n'est pas une « opinion inadmissible; et ce rôle n'est pas étonnant pour toi, qui en « tant qu'âme de l'univers, es la cause de tous les efiets, mais qui en « es réellement distiiiçt.

6. «Adoration à toi, qui prenant un corps moitié homme moitié « cheval^ retiras de l'Abîme, pour les donner à Brahmâ qui les deman- « dait, les Vêdas qui s'étaient perdus dans les Ténèbres à la fin du « Yuga; à toi dont les e£forts ne sont jamais vains ! »

7. Dans le Harivarcha, Bhagavat réside sous la forme de l'Hommer

lion ; je raconterai plus tard le motif qui lui a fait prendre ce corps. C*est cette forme chérie que le serviteur dévoué de Bhagavat, Prahrâda, ce trésor des qualités d'un grand homme, dont les vertus et la conduite étaient faites pour purifier la race des Dâityas et des Dânavas, honore avec les habitants de ce Varcha, par la pratique d'une dévotion exclusive et continue, en prononçant cette prière :

8. «Om! adoration au bienheureux Narasimha, à la splendeur « des splendeurs ! Parais , parais , toi dont les dents et les ongles «sont comme le diamant; détruis toute, idée des œuvres; anéantis «les Ténèbres. Ôm! Svâhâ! sois en toi-^même toute sécurité. Ôml Kchrâum t

9. « Bonheur au monde entier 1 Que le méchant Radoucisse 1 Que aies êtres ne songent dans leur esprit qu'à leur mutuelle félicité! « Que leur cœur aime le bien! Puisse notre pensée, à nous aussi, se « porter avec désintéressement vers Adhôkchadja I

10. « Si nous devons nous attacher à quelque chose, que ce ne soit «pas à nos maisons, à nos femmes, à nos enfants, à nos parents ou « à nos richesses, mais bien aux amis de Bhagavat; l'homme maître « de lui, qui se contente de soutenir son existence, arrive bien vite à « la perfection que n'atteint pas l'esclave de ses sens.

U. «Qui n'aimerait l'héroïsme de Mukunda, cet* héroïsme plein « d'une énergie propre à ce Dieu , et qu'on apprend à connaître dans « la société des sages dont les entretiens font descendre dans le cœur « de ceux qui ne cessent de visiter cet étang sacré, l'Être incréé lui- « même qui en chasse toutes les pensées nées du corps P

12. « Les Dieux résident , avec toutes les vertus au sein de l'âme qui «a pour Bhagavat une dévotion désintéressée: comment les qualités «des grands sages appartiendraient -elles à l'homme qui, privé de «dévotion pour Hari, se laisse entraîner au dehors par ses désirs, « vers ce qui n'a pas de réalité ?

13. « Hari en e£Pet, qui est l'âme même des êtres doués d'une âme, « leur est aussi nécessaire que l'eau l'est aux poissons ; si un grand « sage l'abandonne pour s'attacher à sa maison, c'est à l'âge seul qu'il « devra une grandeur qu'il lui faudra partager avec sa femme.

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