‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 201 sur 255 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

57. Sous son vêtement jaune, il était d'un noir foncé; ses yeux et son visage exprimaient la bienveillance; une guiriande de fleurs des bois entourait son corps ; le Çrîvatsa et le Kâustubha brillaient [ sur sa poitrine].

58. Il avait un grand diadème et de larges bracelets; il portait des pendants d'oreilles étincelants en forme de Makara; ses bras, ses mains, ses jambes et les doigts de ses pieds étaient ornés d'anneaux d'or.

59. Il paraissait, comme souverain de l'univers, sous cette forme qui jette dans le trouble les trois mondes, au milieu de Nârada, de Nanda et des autres chefs des Suras qui forment son assemblée^ et célébré par les Siddhas, les Gandharvas et les Tchâranas de sa suite qui chantaient ses louanges.

40. A la vue de cette forme si merveilleuse, le Chef des créatures, le cœur plein de joie, se précipita contre terre en toute hâte pour l'adorer.

41. Mais l'eotcès de la joie l'empêcha de prononcer une seule parole; car les chemins de son cœur en étaient remplis, en quelque sorte, comme un fleuve l'est par des torrents.

42. En voyant ainsi prosterné devant lui le Pradjâpati son serviteur, qui désirait de& enfants , Djanârdana , qui connaît les pensées de tous les êtres, lui paria ainsi.

45. Bhagavat dit : Fils fortuné des Pratchêtas, tes austérités t'ont assuré la perfection, parce qu'avec une foi extrême en moi, tu m'as voué une dévotion exclusive.

44. Je suis satisfait de toi. Chef des créatures, parce que tes austérités vont peupler le monde ; car mon désir est que les êtres se multiplient.

45. Brahmâ, Bhava, les Manus, les premiers des Immortels, et vous, Chefs des créatures, vous êtes tous des manifestations multipliées de ma personne, qui devenez les causes de l'existence des êtres.

46. Les austérités, ô Brahmane, sont mon cœur; .la science [du Vêda] est mon corps, l'action ma forme, les sacrifices mes membres, le mérite moral mon âme ; les Suras sont mon souffle.

47. Jetais, oui j^étaîs seul avant la création, et il ny avait rien autre chose d'intérieur ni d'extérieur; j'étais une pure conception , insaisissable et comme entièrement endormi.

48. Une forme, réunion et produit des qualités, apparut en moi, qui suis l'Être infini et aux qualités sans fin ; et de cette forme le premier être qui naquit fut Svayambhû le Dieu incréé.

49. Quand ce grand Dieu, que soutenait mon énergie, eut, au milieu de ses efibrts pour accomplir l'œuvre de la création , reconnu sa propre impuissance,

50. Il se livra, d'après le conseil que je lui en donnai, à de rudes mortifications, à l'aide desquelles ce 'Dieu souverain créa au commencement les neuf Créateurs de l'univers dont tu fais partie.

51. Maintenant, ô Chef des créatures, prends pour femme la fille de l'un d'eux, du Pradjâpati Pantchadjana, que l'on nomme Asikni.

52. Te livrant avec die au plaisir qui accompagne l'union des deux sexes, tu multiplieras à l'infini la création des êtres.

55. Et à partir de toi, toutes les créatures s'unissant par couples sous l'influence de l'Illusion dont je dispose, se multiplieront et me présenteront Tofirande.

54. Çuka dit : A ces mots le bienheureux Hari qui fait exister tous les êtres , disparut sous les yeux du sage ^ semblable à l'image qui se montre dans un songe.

FIN DU QUATRIÈME CHAPITRE , AYANT POUR TITRE

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