‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 245 sur 255 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

EPISODE DE TGHITRAKETU*

1. Çuka dît : Tchitrakêtu, le Vidyâdhara, s étant incliné respectueusement vers le côté de rhorizon où avait disparu Ananta y partit avec le pouvoir de traverser les airs,

2. Conservant, pendant cent mille fois cent mille années, sa vigueur et ses sens mtacts , loué par les solitaires , les Siddhas et les Tchâranas , le grand Yôgin

5. Se livrait au plaisir avec les femmes des Vidy âdharas , dans les vallées de la première des grandes montagnes , où sont satisfaits tous les désirs, et leur faisait chanter le souverain Hari.

4. Un jour qu'il se promenait, monté sur son char resplendissant, don de Vichnu, il vit Giriça, entouré des Siddhas et des Tchâranas,

5. Qui au milieu de rassemblée des solitaires, embrassait Dêvi que ses bras pressaient sur son sein ; et il s'écria en riant tout haut en présence de la Déesse qui Tentendait.

6. Tchitrakêtu dit : Voyez le précepteur des mondes, celui qui exposera la loi aux êtres doués d'un corps, voyez-le, am jnilieu de l'assemblée dont il est le chef, upi avec sa femme dans un embrassement amoureux.

7. Le Dieu aux cheveux nattés, aux rudes pénitences, le chef de l'assemblée, celui qui explique le Vêda, serre une femme entre ses bras, semblable à un homme vulgaire qui a perdu toute pudeur.

8. Mais c'e^t le plus souvent en secret que les hommes ordinaires eux-mêmes pressent ainsi une femme contre leur cœur ; ce grand pénitent, au contraire, porte la sienne sur ses genoux au milieu de l'assemblée.

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