‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 19 sur 138 · Voir la PïtceHe (3« chant · texte numérisé non relu

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2. Feu M. Fortoul a chargé, il y a déJA plusieurs années, M. K. Loudnn do dresser une table m^'thodiqne pour Ici Mémoire» secrets de Bachaumout; mais quand paraîtra-t-elle?

3. Sainte-Beuve , Portraits contemporains , tome II , p. 364.

Aussi est-ce pour sauver ce journal d'un injuste oubli que M. Sommen'ogel a <5crit son histoire.

« La gloire et Thonneur do nos pères sont un bien de « famille ; nous ne pouvons ni ne voulons y renoncer. »

Nous avons cependant lieu de nous étonner que M. Sommervogel qui a indiqué tous les autres ouvrages parlant des Mcmcirea de Trévoux, n'ait pas mentionné, dans son essai historique , V Histoire politique et littéraire de la presse en France*, par M. Hatin. Nous regrettons qu'il ait ignoré Texistence de cette importante histoire, il n'eût pas marché c forcément au hasard sur une route à peine battue » , car M. Hatin a consacré une notice de plus de 20 pages à ces mémoires.

CM

p. 8. En parcourant la table des Mémoiret de Trévoux , nous avons remarqué deux articleo ayant un intérêt alsatique.

Page 122, n** 1195. Discours prononcé par le cardinal do Rohan i l'abjuration'de M»' Elisabeth-Henriette Zorn de Boulach. De Rohan. ~ Décembre 1726 , page 2325. Page 168) n* 1069. Mémoires touchant la vie et les ouvrages de feu M. Ulric Obrecht.

Anontub. — Novembre et décembre 1701, p. 216.

VARIÉTÉS

Nous avons reçu de M. Briélc, archiviste du Haut-Rhin, A l'occasion du dernier numéro du Bibliographe ahacieiif quelques explications sur sa collaboration au Dictionnaire dea cotnmuneê de M. Jeanne.

1. Paris. Poulct-Malassis et de Broise , lii59; 8 vol. in-8*, tome II, p. 260-279

Bien quG ce numéro ait déjà été imprimé en partie lorcqu'elles nons sont parvenaea, nooR nous itommes liait un devoir et un plaisir d'en retarder le tirage, afin de pouvoir les porter encore ce moii-ei à la connaissance de uoh lecteurs:

• J'ai livré mon travail i M. Joanue en septembre 1869, et depala

• lors Je n'ai en de nouvelles du Dictionnaire des commune* que lors-

• qu'il a paru il y a trois mois.

• Aussi est-ce avec une véritable stupeur que, en ouvrant le livre

• aux articles Colmar, Strasbourg et autres, J'ai trouvé de mous-

• trucuses erreurs qui n'auraient pas été commises si M. Jeanne m'a-

• vait communiqué les épreuves typographiques.

• D'ailleurs , mon travail a été , dans certaines parties , compléte-

• ment remanié i Paris, au point même que Je serais presque antorlaé

• à en décliner la responsabilité.

«Mon critique, inconnu, me reprocherait avec raison le peu de < sources bibliographiques indiquées pour le Bas-Rhin, si Je n'avait,

• au contraire , fourni l'indication d'un asses grand nombre de

• sources dont on s'est contenté de publier celles qu'on a Jugé être «les plus importantes. Quant aux autres Inexactitudes, Je puis en

• toute conscience les mettre sur le compte d'erreurs typographiques «et d'interpolations qui, encore une fois, auraient été évitées si

• l'on avait pris soin de m'envoyer les épreuves. >

Ces explications, nous sommes heureux de le dire, dégagent complètement la responsabilité de M. Briélc , et font peser sur M. Jeanne seul les inexactitudes inconcevables que le IJibliographe alsticien a relevées. Ajoutons encore que nous remercions M. l'archiviste du Haut-Rhin d'avoir bien voulu nous les donner et que nous regrettons vivement d'avoir pu un moment lui attribuer le fait de ces erreurs.

Numéro 4 MOCCCLIV DéCBMBRS-JAMvisR

LE

GAZETTE

LITTÉRAIRE, HISTORIQUE, ARTISTIQUE

SOMMAIRE

ÂXCIBNKR8 INDUSTRIES d' ALSACE ET DE LORRAINE. ManufactorOS do

porcelaine et de faïence (êiiite). — Livres français iuprimks a Strasbourg aux xvi* et xyii* siècles. — Revue bibliographique : Wallerutein do Schiller, traduit en vers par Théodore Braun. — Variétés : Les oies sauvages en poésie. — M. Coulmann et ses Réntiniêcenceâ. — Le Koman ahacien. — Bulletin mensuel d'alsa- TiCA. Périodiques. — Catalogue dr livres rares et curiei-x.

ANCIENNES INDUSTRIES D'ALSACE ET DE LORRAINE

Manufactures de porcelaine et de faïence.

Manufactures de porcelaine et de faïence do Strasbourg et Hagnonau.

Charles-François Hannong.

L'association entre Wackenfeld et Hannong est trèsexpressément mentionnée dans la requête dont il vient d'être question , laquelle requête fut présentée au Conseil

1. Voy. le Bihliog. altaeien, 2' année, p. 277, et 3' année, p. 1 et 29.

le 15 septembre 1721. J'ai reproduit dans lep notes qui font suite k cet opuscule ' ce documcut qui m'a paru des plus int<5re8saiits , non -seulement parce qu'on y trouve relatés une partie des faits (jui précèdent, mais encore parce que le but de Tentreprise y est do nouveau trèsnettement indiqué. Los requérants supplient, en effet, humblement Leurs Seigneuries de permettre qu'un four destiné à la fabrication de la porcelaine puisse être construit dans la susdite maison de Hannong, et que les deux soussignés soient autorisés à se livrer là à la cofittnuation de la fabrication de la porcelaine.

A partir de cette époque, Haunong prend la direction de rentreprisc; seul il inter\'ient dans les rapports avec les magistrats; de Wackenfeld, il n'en est i)lus question. Ce qui me porte à croire, comme je l'ai dit plus haut, que ce dernier était un ancien ouvrier faïencier, c'est que le premier soin de Hannong fut de transformer sa fabrique de pipes en faïencerie : tout d'abord , il sut ainsi mettre à profit les connaissances les plus certaines de son associé, et s'il continua à s'occuj)er avec lui de la fabrication de la porcelaine, ce ne fut, je le suppose, qu'à titre d'essais. L'habile manufacturier avait sans doute compris de suite que la difficulté des approvisionnements de matières premières rendait, pour le moment, impossible une cxploitiition régulière et lucrative. Cependant il poursuivit cette idée avec persévérance et ne tarda pas à obtenir des résultats , car je vois que , dans diverses circonstances , il continue à prendre le titre de fabricant de porcelaine.

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