‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 20 sur 138 · I. Voir note · texte numérisé non relu

I. Voir note

notamment dans les procès-verbaux de la tribu des maçons dont il faisait partie ainsi que ses fils, et dans ses rapports avec les magistrats. Ainsi , le 10 mars 1726, «il fait présent à sa corporation de trois douzaines d'assiettes , en porcelaine , deux saladiers et trois grands plats, le tout d'un travail fin et blanc. >

Il paraît, néanmoins, que les produits de notre fabricant n'étaient point encore d'irréprochables chefs-d'œuvre, car, en 1724, il intenta un procès à un nommé Nedel qui s'était permis de décrier hautement sa marchandise , prétendant « qu'elle était au plus bonne à être vendue au Christktndel-Markt*. y> Ces mesquines tracasseries n'empêchaient d'ailleurs pas l'établissement de grandir et de prospérer. En 1723 , Haunoug avait obtenu des directeurs des bâtiments la concession d'un emplacement près du Rhin , pour y établir un moulin à broyer l'émail (Glasur) nécessaire à sa profession; une aiguiserie qui s'y trouvait fut transformée à cet effet, aux frais de la ville , et louée à l'habile manufacturier, à raison de 25 livres de loyer. Plus tard, le moteur de cette usine étant devenu insuffisant par suite de la construction d'une jetée, il sollicite successivement l'autorisation d'établir un nouveau moulin à broyer, en aval de l'aiguiserie , et la cession d'un terrain communal pour y laver sa terre à porcelaine (20 juin 1736). Enfin, l'un des actes les plus importants de l'existence de Ch. Hannong fut la création. en 1724, delà manufacture de Uaguenau, dont

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