‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 27 sur 138 · LES SIGILLES ET LES ARMOIRIES DE SAVERNE · texte numérisé non relu

LES SIGILLES ET LES ARMOIRIES DE SAVERNE

Saverne eut dès le XIII* siècle deux sigillés, le grand qoi était le sigillé authentique, celui qu'on employait dans les afiaires publiques , et le petit dont on se servait dans les actes , les affaires secrètes , la correspondance , etc. Le grand qui était de forme ronde , de 0°',06 de diamètre, représentait trois tours accouplées, celle du milieu ronde , et couverte en dôme , et les deux autres carrées et couronnées de créneaux , que la ville y avait fait graver pour consacrer le souvenir de sa haute origine et le nom de Très Tabemœ, qu'elle reçut des Romains; il portait pour légende : -l- Sigillum civitatù Zabemie, Le petit qui était également de forme ronde de 0">,045 de

HUtoire de saint Vincent de Paul. S vol. in-8*. Paris, 1850. Hiêtoire de Mainte Radegonde , reine » et de la eour de Neustrie. Pari*, 1850 ; 1 vol. in-8*.

Hiêtoire de la guerre des paysans au XVP siècle. Paris, 1858 , 8 vol.

Hiêtoire des anabaptistes. 8 vol.

Histoire de l'établissement du protestantisme à Strasbourg et en Alêoee. Paris, 1856; 1 vol. in-8*.

Culte et pèlerinage de la tris-sainte Vierge en Alsace. Paris, 1868; in-8*.

Histoire des religieuses du couvent de Sainte- Marguerite et deSainte- Agnés de Strasbourg. Pari» , 1864 ; 1 vol. in-18.

FUurs dominicaines ou les Mystiques d'Unterlinden à Colmar, Paris, 1864; in-18.

A cette liste il faut igouter une série d'articles publiés par la Revue catholique d'Alsace : l'Histoire on Chronique de Charles le Téméraire ; l'Histof ro du développement du protestantisme en Alsace , l'Histoire du Mexique , etcr

diamètre, portait, selon Tusagç généralement adopté, les armoiries de la ville, et représentait dans un champ treillissé et semé de quintefeuilles une licorne en défense ; on lisait autour : -{' S, secretum oppiâi de 2!abemia,

A cette époque , l'existence de la licorne n'était pas révoquée en doute; elle tenait dans le blason un rang des plus distingués; on la considérait non-seulement comme le symbole de la puissance et du courage, mais encore comme Temblème de Tinnocence et de la virginité. L'adoption que fit Saveme d'une licorne pour ses armoiries est racontée de deux manières différentes. M. François Feigenthal, directeur des bâtiments de l'évêché de Strasbourg en 1673, assure que la découverte que Ton fit anciennement à Saveme ^ près de la fontaine dite Badbmnnen^ d'une corne pétrifiée qu'on prenait pour une corne de licorne, décida cette ville à placer une licorne dans son écusson ' .

Schad' et Grandidier' racontent qu'on conservait dans le trésor de la cathédrale de Strasbourg une corne de licorne^, qui était regardée comme une des principales raretés de la ville , qu'on prétendait que le roi Dagobcrt en avait fait présent à cette église, et que la ville de Saveme , chef-lieu de l'évêché , avait adopté une licorne pour ses armoiries, pour marquer son obéissance et sa

1. Manascrit conservé aux archives départementales du Bas-Rhiu. 8. Beêchreibitng dea Mûntterê zu Strasêburg » p. 9.

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