‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 35 sur 138 · Ichtersheim. £la. topog · texte numérisé non relu

Ichtersheim. £la. topog

CM

(Suite au prochain numéro. )

BULLETIN MENSUEL D'ALSATICA.

133. Les coutumes du val d'Orbey, publiées avec Introduction et notes par M. £d. Bonvalot , conseiller à la cour impériale de Colmar. ParUf Durand ^ 1865 ; in-8*, 60 p. — 2 fr.

Extrait de la Rmnte hiitoriqu$ d» droit français et itrangm-f nnméro de novembre-décembre 1864.

A propos d'un petit coin d'Alsace, nous apprenons que ce qu'on nous donne pour une nouveauté , datant à peine du siècle dernier, est souvent

d'tto auge fort ancien. Gir en coutumes qu'on publie pour la première foi», sont autbentiquenient du XVI* fiëcl«| et eu matière de succeMion, par eiemple, ellei sont aoffi avancées que notre législation actuelle; le Jury s'y trouYO oon-seolement en matière criminelle, mais encore en matière cÏTile. Quand donc connattrons-nous notre pays? Quand donc les historiens cesseront'ils de se copier les uns les autres? Les publications comme celles de M. Bonvalot facilitent leur besogne. La Presse (29 mai 1865).

134. Die ehemalige Priorei 8t. Qaierin, von Dagobert Fischer. Mutkouê« , typog. BUtler , 1864 ; in-8*, 18 p.

186. Die Stedt Pfalzbarg. von Dagobert Fischer. Mulhoute, 1866, tffpog, Bisêler; in-8* , SO p.

Ces deux brochures sont des tirages i part du Elt$œ$iuhe$ SamitagibUut. 196. De hagenoa alsati* Inferioris clvitate palatina. Disaertatio inangnralls historica qnam ad summos in philosophia honores anctoritate amplissimi philosophornm ordinis in Acadcmiaalbertina rite capes- •endoB die XVIII menais febrnarii annl 1866 publiée defendet ■eriptor Georgins Ellendt. Regimonti , in-8% 88 p., chez C. F. Sehmidl €i Noiriel , à Stratbourg. — 80 c.

I. De condita rilla hagvnoa et de Friderici I iroperatorispririlegio Juris.

II. De diplomate a. 1815. De sculieto Wolfelino. De populi Judaici ▼exationibus.

m. De Guilelmi et Ricbardi regum priTÏIegiis. De hagenoa libéra civitate.

187. Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace. Statuts. Strasbourg j typog. de V* Berger-Levrault , iu-4*, 8 p.

188. Exposé des travaux de la chambre de commerce de Strasbourg. Années 1868, 1864, 1865. Strasbourg j typog. de Ff Berger-Levrault.

189. Galerie universelle des peuples , publiée par MH. Lallemand et Hart. Alsacb, par P. Risteihuber, petit in-4*, 23 p. Stroêbourg , typog. de 0. Silbermmm , avec 12 photographies. — 25 fr. Strasbourg, rue de la Mésange , 6.

140. M. Louis Sers , préfet du Bas-Rhin. Notice biographique, par Louis Spach. Strasbourg ^ typog. de O.Silbermannj 1865; petit in-12*, 89 p.

141. M. le vicomte Th. Renouard de Bnssierre, par Louis Spach. Strasbourg, 1866, typog. de V* Berger-Levrault , in-8*, 12 p.

Extrait du Bibliographe altacien.

148. Réminiacences, par J. J. Coulmann, tome II. Paris, Michel hévy,

frères , 1866. (Octobre 1864.) Strasbourg , typog. de G. Silbermann ,

in-8». 800 p. — 6 fr.

148. Dor Pflngstmontag , comédie en è actes en dialecte sirasbour*

g«oi8, par Jean-GeorgeS'Daniel Arnold, ancien doyen dela^fbcnlté de droit de Strasbourg. (Analyse.) 7 décembre 1864. Strasbourg, typog. de V* Berger-Levrault ^ in-8», 8 p.

Cette pièce, qui représente le tableau des mœurs itrasbonrgeoises en 1789.

n été donnée dans les salons de la Préfecture , le 7 décembre 1864, par

une société d'amateurs avec le plus grand succès.

144. Prolog zu Arnold'* Pângstmontag , gesprochen von Mehlbrtthe (vers), par J. Léser , in-8*, 2 p. Typog. de Q. Silbermann.

146. Kléber. Documents Inédits sur la vie du général Kléber, par Ad. Morpain. Strasbourg . typog. de Christophe , 1865 ; ixi-8*, 37 p. El trait du Monitsttr du Bas-Rhin.

146. Un regard sur l'Alsace (poésie), par Ch. Dubois. Strasbourg, typog. dt Christophe, 1865; in-8*, 6 p.

Extrait du Monitsur du Bas-Rh4n.

147. Tombes celtiques de l'Alsace. Nouvelle suite de mémoires, par Max. de Ring. Strasbourg, typog, d«E. Simon» 1865; in-fol., rv*46 p., front, et 16 pi. lithographiées et en couleurs. — 25 fr.

Ouf rage tiré à 200 exemplaires numérotés sur papier vélin.

Table dss matière». Arant-propos. — I. Les tombes celtiques de la forêt communale de Seitz (Bas-Rbin). — II. Les tombes de la forêt de Scbir» rbein (2* art.). — III. Id. de Brumaih (2* art). — IV. /d. de Dessenheim (Haut-Rhin). — T. Id. du Hartwald. — VI. id. de la prairie de Wiltenheim et des bois de Reiningen. — VII. Antiquités de l'Age de pierre trouvées sur le territoire de la commune de Schiltigheim.

148. Histoire de la Révolution française dans le département du Haut-Rhin, 1789-1795, par M. Véron-Réville, conseiller à la cour impériale de Colmar. Coîmar, typog.de Hoffmann, 1865, Barth, libraire-éditeur ; in-8*, X-SOl p. — 4 fr. f^

« Il ressort (pour l'auteur) de l'étude de cette époque. Jusqu'à la dernière

< évidence , à savoir : que le pécbé originel de la révolution française , la

< cause première de tous les maux qu'elle a entraînés k sa suite , c'est la con- ( stitutiou civile du clergé.... *

149. écrivains alsaciens du XVII* siècle. Simplidssimus. Roman de l'époque de la guerre de Trente ans, par L. Spach. In-8*. 34 p. Colmar, typog. de Decker,

Extrait de la Rmaus d'Alsace.

150. Mathieu et Catherine Zell , par Walther. Strasbourg , typog. de

G. Silbermann; in-8*, 100 p.

Thèse de théologie. Deux réformateurs de Strasbourg. Mathieu naquit è Kajrsersberg en 1477.

161. Ber Mftniterbaa. Oratorio en qaatre parties. PoSme de M. Louis Spach , musique de M. Yiator Hlbel. BtraAbQVkrq , typog, de ChrUtofhe , 1865; in-9*, 85 p. — 60 c.

Cei eeTrafe a éU txéeeté an théAIrA de Stratboarf , aous la dirtoUon de l'avtaar, le 6 laai 1855 , par les sociélAs masieales de la Tille . l'onbestre du théâtre et la musique du 6* d'artillerie -pontonniers. Le potaie est précédé d'une notice sommaire sur la oonstmctien de la cathédrale et suivi d'une analyse sommaire du texte allemand du libreito.

169. La peinture sur verre; lecture faite le 20 janvier 1865 à la préfecture du Bas-Rhin par le baron P. R. de Schauenburgi ancien pair de France. Strathourçy typoç. de JETuder, 1865; in-8*, 29 p.

...La peinture sur verre « se montre dès les premières années du XII* siècle « dans notre Alsace, dans le Bas-Rbin , è Obernai , représentant des person-

• nages et l'un des faits les plus intéressants de notre histoire locale, notre f sainte patronne , recevant des mains de son père, converti par elle , les clefs «du monastère de Sainte-Odile. Mais cette verrière qui n'existe plus n'était

• pas un spécimen unique des premières productions de l'art verrier en Alsace ; t notre cathédrale en a conservé un assez grand nombre et des plus précieux. •

168. Das Pfarrhaus von Sessenheim. £in Liederspiel von £d. SchQI-

I«r, mit einem Titelbilde , von W. von Kanlbach, in Photographie.

Berlin, 1865. — 23 Sgr.

154. Découverte de la marche du soleil, par Fahmer. Sehleêtadty 1865, typog, de Helbig; pet. in-4% 84 p., 8 pi. lith.

155. Jésus, portrait historique, par le docteur Schenkel, traduit de

Fallemand sur la 8* édition avec l'autorisation de l'auteur. Parie ^

O, Etinwald, 1865, typog. de Q. Silbermatm; gr. in-6*, Xyi-292 p 6 fr.

On verra facilement «pie H. Schenkel prétend concilier la raison et la foi, la eritiqne historique et le sentiment religieux; que, partant de priadpes scieatîBqnes assez semblables k ceux de M. Renan , il croit pouvoir nous donner, comme résultat de ses études, un portrait de Jésus, qui n'est sans doute pas celui d'un Dieu fait homme, mais qui, malgré ses couleurs tout hamaines, assure au fondateur du christianisme une position unique dans l'histoirs et dans la vie spirituelle de l'Église. (Préface du traducteur.)

156. Histoire de France. Révocation de l'Édit de Nantes. 10 planches

in-4", dessinées et photographiées par Eugène Beyer, peintre,

avec text« explicatif imprimé au bas de chaque planche. Typog. de

G. Stlbermann (1864).

Ces c<Mnpositions, inspirées psr le livre de Michelet, sont saisissanl#>s de vérité; l'artiste a su rendre les dragonnades, cette flétrissure du grand siècle, avee une mâle énergie. Cependant la planche de ce recueil qui séduit le plus, est la première: Une famille protestante chantant un cantique, elle est ravissante, de calme, de douceur et d'austérité.

157. Simple avis d*ane femme «nr la Bible de rbamanltd» de M. Michelet. Strasbourg f typog. de G, Silbermanny 1865; ln-8*, 36 p.

c Gardons-noai de faire de nos femmes des philosophes! On le dit, on « réerit. Étrange illogisme masoolin! Vous lear confiez votre honnear, tos f enfants, Totre fortune, Totre bonbeor, et toos leor refusez la possession • d'elles -mêmes ! •

158. Matériaux pour l'étnde des glaciers , par Dolfuss-Ansset , t. I", 2* partie , auteurs. ParU , Savif, 1865, Streubourg , typog, de O. SUbermann; gr. in-8*, 304 p.

Périodiques.

Rbtub d'AijSACB, avril 1865 :

L. Spaoh. Le grand-duobé de Bade en 1848 et 1849. (Fin.) — Fl.ax- LAMD. études sur l'élevage. (4* art.) — TAiiLOV. Étude sur Hirtsbacb. — Abbé Grahoidibb. Les lois municipales de Strasbourg portées vers Tan MXOVII par Otton , 60* évéque-comte de Strasbourg. -^ Fréd. Kurts. Chronique de Tbann.

Mai 1865 :

Abbé Grahoioibr. Les lois municipales. (Fin.) — Flazlasd. études sur rélevage. (Suite.) — A. Wbkokbr. Sur l'émigration des campagnes, par M. Mathieu Thierry - Mieg. — Diterb. Notes et documents pour servir à l'histoire de la Révolution en Alsace. — Fréd. Kurtz. Leê chemin* de fer vicinaux. Le» Alsaciens illustres. L'Alsace ancienne et moderne.

Rbvub oatboliqub d'Alsaob , avril 1865 :

DoMMAKOST. L'enseignement élémentaire et l'éducation des filles dans les campagnes. (1" art.) — A. Guthlih. Du positivisme , etc. (Suite.) — Oazbaux. L'abbé Mûbe. (2* art.) — P. P. S. Les conférences ecclésiastiques pour 1865. — Ohroniqub. Un erratum*.

Mai 1865 :

DoMMAKGBT. L'cnseignement. ( Fin. ) — Fritsch. Bataille de Scberwiller et la foi catholique i Scblestadt, 1523*1625. — A. Guth- Liir. Le positivisme et la morale. — Cazbaux. L'abbé Mflhe. (3* art.) X. Argument tout nouveau contre le célibat ecclésiastique. — Ohroriqub.

BL8JBSSI8CHB8 Samstaosblatt, 10* année, 11 mars - 27 mai , n** 10 à 21 : Th. Klbin. Das alte Gasthaus zum Hirzen, eines der &ltesten

1. L'autear des Ters adressés à S. S. Pie IX prie de lire comme sait les vers

qae noos a?ons signalés à nos lecteurs, page 167 :

Qae signifient ces cris , ces dsmenrs singnlières , Dont le bruit retentit dans le^denx hémisphères?

Strassbargs. — D. Fischer. GratoUtionsschreiben der 'Bflrger von Zabem an den Fflrtten Wilhelm Egon von Fdntenberg, nach selner Brhebnng aaf den bischftflichen Stahl von Strasiburg. — KntflOBLBOBB. Die Thanner Chronik. — A Stœbbk. Fortgesetste Beltrig« sur Oeichichte der Baohdrnckerkanst in MQlhansen. — Ohbosik. BL8iR88i8CHB8. Die Pfiogstmontags • Oetellschaft in MAIhauten. — Ch. Ci^iumsT. Bfartin SobOngauer. (Extrait des Débats.) — A. 8t<bbbb. Des Architekten Daniel Speckel's Karte des Elsasses, 1376. — B<K8B. Briefe ans Algier. -r- Th. Klbin. Ans Vergangenheit nnd Qogenwart. — A. Stœbek. Ein elsftsslscbes Soldatenlied ans dem Jabr 1793. — C. Bœsb. M. Hatt. Wbskiho. Ottb. Fiilhblnmen anf Th. Klein's Grab. — Fr. Kirbchlbobb. VadminU-

dation de Bieehwiller par le docteur Lurothf maire. — Th. Klbir. Kliber, par Ad. Morpain. — A. Stœbbr. Der Stoff an Hebel's allemaaisehen Gedicht : • Der Bettler». — Maomtbr Fribdrbich (Kirscbleger). Strassbnrger Briefe. (L. Spacb, Vorlesung (Iber SehIHer. Wilhelm Tell. — Gognel, liber M- de Sévigné. — Bibliothèque Brannwald. — Mouvement de propagande intellectuelle en AUaeey par J. Macé. — Karten der Vogesen nnd des Elsasses, von HHm. Bflrgy nnd Bartin.) — Der Mflnsterban.

ZaïTtoutirr pOr dib Qbschichtb db8 Oberrhbik8. 17*toI., 4* livr. :

MÔBB. Rftmische nnd celtische Ucberbleibscl. (Fortsetz.) — (R5misehe Strassen, Banten und Pl&tze, 5, Elsasi, p. 395-405 *.)— Idbm. Ueber das Kricgswesen. (Fortsetz.) — (Freibnrg Usst Kriegspferde sa Strassbnrg kaufen. 30ter Jnnl 1517. — Sôldnervertrag mit der Stadt Strassbnrg, 1323.) — Dambaciier. Urknnden zur Geschichto der Grafeu von Freibnrg. 14tes Jahrh. (Fortsetz.) — Idem. Urknndenlese sur Geschiohte sohw&biseher Kldster^e, Engenthal. (Fortsets.) — loBM. Urknndenarchiv des Klosters Bebenhansen. 14te8 Jahrh. (Fortsetz.) — Badbr. Urknnden nnd Regeste fiber die ehemalige Hochstift Baselsohe Landvogtei Schliengen. — Morb. Gcschtehtliche Notizen. — Preise der Colonialwaaren im 16ten und 17ten Jahrh. in Constanz, Freibnrg, Heidelberg.

Zabbrvbr Wochexblatt. Année 1864 :

N* 1. Das alte Zabern, von D. Fischer. — Ch. xxTiii. Die Elenden- Herberge. — Ch. xxix. Der Convent der Klansnerinnen. — N* 2, eh. XXX. Die St. Nikolanskapelle. — N* 6, ch. xxxi. Der Begninen- ▼erein. — N* 9, ch. xxxii. Die Badb&nser. — N* 10, ch. xxxiii. Die ehemalige Kanzlei nnd dasjetzige Tribunal. — N* 12, ch. xxxiy. Das ehemalige Hans der Stadtcoramandanten. — Ch. xxxv. Das ehemalige Zenghans. — N** 19 et 22, ch. xxxyi. Die chemaligen Herren-

I. Il est fait mention dsns cet article des études de H M. Costa sur Argentovaria , de N. Nicklès sur Helvétas , et de Morlet sur les Cimetières gaulois découverte aux environs de Strasbourg.

and Bflrferatnbeii. — N*S6, ch. xxxvii. Die Leichenh9fe. — N** 28- 80, oh. zxxmi. Die Jftdiaehe BegrlbniHstelle. — N* 81 , ch. zxziz. Dio Anlegnng des eraten Pflastera. — Ch. xl. Die peinliche Richtstitte. — N* 40, eh. xu. Das H&Iseisen and der Triller. — N** 50, 51 , 68, ch. xui. Die Zaberner Steige. — Ôh. xliu. Die Allmenden.

Année 1865 :

N** 4 et 6, eh. xXiiv. Die Qemarkang. — N* 9, ch. xlt. Die ehemaligen Stadt- and Spitalweiher. — N* 15, ch. xlvi. Der Stadtatall. — Ch. XI.VII. Die Wasserstaben.

MoBOnrBLATT FUS ofeBiLDKTB LB8BK. N* 8. Stuttgart y 19 février 1865.

Straubarger Freande im Jahr 1793. Brzfthlang.

LlTBBAKlSOHJBS CSITTRAUKULTT FOB DBDTCCHJLAVO. Létptig , 1865.

Heraaigegeben Ton Profeuor Docior Zarncke, 15 avril, n* 16:

BvUtttn de la Soeiéti litièrairt de Strat^ovrg. (|r« et 2« liv.) Ueiureg pti- U/4«M,i8ô4.

Gazbttb ifiDiCALB DB Stbasbouro. Année 1864, n"* 11 et 12 :

Notice topograpbiqae et médicale «nr Neaf-Briucb, ptr le doclear Cbambé. Mémoire couronné par la Société de médecine de Straabonrg.

SoMMAiBB : Situation. — ^ Historique. — De la TÏIIe. — Bfttiments pablics. — Configaratioii générale. — Hydrographie. — Agriculture. — Météorologie. — Population. — Recrutement — Habitants. — Alimentatiofl. — Maladies. — Commerce et industrie.

FBDIIiLB DB8 BAUX DB NlBDBRBBOHB , 1864. N** 19, 80, 21, 22 :

Relse Ton Blidab in's Niederbronner Bad und Retour, von C. Bœse.

Affichbs DB BiscBWiUiBR, 1865. N" SI, 88, 84 :

Le peatenr Oberlia. Élude historique (1740-1826), par J. Clermout.

L'Alsaoibb , 1865. 80 man, 9 et 20 avril :

Causeries sur les paysans du moyen Ige. Étude de H. l'abbé Hauaoer, par 6. Bebra. — Y. Gerber. A propos du maltrcHiutel de Saint-George h Baguenau.

L'Eubopb. 4 mai 1865 : "RhgiKmt* et refrain* , par M. P. Ristelhnber.

Échos du Rhib. 3* année, n** 4'6. Mars, avril et mai 1865 :

Ch. KcBHio , fils. Quelques mots sur Télagage dans les forêts. — L. IiAKDmahk. Quelques mots à propos du positivisme. — R. Kmp PBLur. friture et impression.— >DbQajars. Un lièvre fantastique — Bo. Bavbi^abb. Martin Schœn oa Schœngauer. — T. Thomakh Rhythmea et refrain* ^ par P. Ristelbuber; Chanson* et poiiie* al*a eiennea , par Ch. Berdellé. — Ad. Waltz. Waterloo , par Erckmann Chatriau. — A. Klesck. Carte en relief du massif principal des Vosges dressée par M. Bflrgi. — Chbgniqub, etc. — Photooraphibb. La Vierge an buisson de roses, de Martin Schœngauer. (XV* siècle.) Vue de Mulhouse, prise du canal. Monument Brnat.

NumAro 9 MOCCCLXV Juillet -Août

LE

GAZETTE

LITTÉRAIRE, HISTORIQUE, ARTISTIQUE

L LA SOCIÉTÉ DES' AMIS DES ARTS DE STRAS- BOURG. — II. LES ARTISTES ^ALSACIENS AU SALON DE 1865.

Je vous ai promis, mon cher directeur, quelques notes sur Texposîtion des artistes alsaciens, au Salon de 1865; je viens tenir cette promesse , mais permettez-moi d'abord de revenir sur un sujet dont je me suis longuement occupé avec vous , ces dernières années , et que je n*ai point perdu de vue, bien qu'éloigné de Strasbourg.

Votre Société des Amis des Arts est, m'a-t-on dit, en voie de réorganisation , et va enfin sortir de cette voie obflcure dans laquelle elle se ti*aîne inutile et languissante depuis bien des années. Mais pourquoi , puisque ce sage parti est adopté , le président de cette association vient-il aujourd'hui incriminer ceux qui, en toute sincé-

rite , ont fait connaître les dangers d*une situation que lui-même jugeait, naguère, si sainement?

Je viens de recevoir, indirectement et très-tardivement, le compte rendu de l'assemblée générale du 5 février dernier, et j'y trouve un discours de M. Marcotte , qui contient des récriminations manifestement imméritées à l'adresse de la presse locale et parisienne.

n est désirable , dit M. le président , que « la presse locale, sortant de son indifférence à l'égard de la Société , se décide à s'occuper avec plus de suite et d'attention de ses actes , de ses tendances et surtout de ses expositions annuelles. » — Evidemment ce reproche ne peut concerner le Bibliographe qui n'a laissé échapper aucune occasion de traiter longuement, trop longuement peut-être au' gré de ses lecteurs , toutes les questions se rattachant aux travaux et aux expositions de l'Association rhénane , et ne s'est pas borné , comme on le prétend plus loin , à « enregistrer, sans discussion , quelques articles insérés dans des journaux de Paris. »

Il suffira, du reste, de se reporter à vos livraisons de juillet 1863 et avril 1864 pour apprécier la valeur et l'exactitude de semblables allégations, et, en cherchant bien, on trouverait encore dans d'autres journaux de la localité des preuves de l'intérêt que nous attachions à ces questions. Est-ce donc là de rindijBTérence?

Quant à la presse parisienne , elle aussi s'est montrée attentive aux travaux de l'Association rhénane, et elle Ta prouvé par l'organe de deux de ses critiques les plus distingués , qui ont traité le même sujet , dans la Presse

et la Gaxette des Beaux- Arts , non-seulement avec un soin et un talent incontestables, mais encore avec Tautoritë de juges dont la compétence ne saurait être discutée.

Ce que Ton reproche aux signataires de ces articles , c'est une sévérité exagérée. Mais, en bonne conscience, Monsieur le Président, y ayait-il lieu de ne décerner que des éloges , alors que yous-même , hier encore , déploriez la médiocrité de vos expositions qui , dites-vous , ne sont qu*à très-peu d'exceptions près , alimentées par , les c Enfants perdus de Tart » {Compte rendu de 1865, p; 7)? Que dire enfin d*une exposition où sur 400 ou 500 peintures allemandes, dix à peine méritent une indulgente mention dans un compte rendu sérieux , et je m*cn .réfère à cet égard aux appréciations du critique éclairé et bienveillant qui a parlé de l'Association rhénane dans le dernier numéro de ce recueil.

Non, mille fois non, cette critique n'a été que juste et prévoyante; elle a vu un danger et l'a signalé, comme c'était son devoir de le faire, et notons, en passant, qu'elle n'a laissé échapper aucune occasion de constater les louables efforts tentés par divers membres du Comité, en particulier par M. Marcotte lui-même , pour ramener la Société dans une voie meilleure. Il nous suffira de rappeler ce que nous avons dit du projet de création d'un musée alsacien, du mérite des acquisitions dernières et des démarches faites pour accroître aux expositions le contingent français.

Pour ce qui est de l'organisation de la Société, nous

étions encore en pleine communion d'idées avec M. le président. Ainsi que lui, nous regardions comme une entrave cette union avec les Sociétés allemandes , et nous avons indiqué une solution qui n'était point si mauvaise apparemment, puisque c*est celle que le Comité vient d'adopter. Voici, en effet, dans quelle direction, dès Tannée 1863, nous engagions ici même la Société à chercher de nouveaux éléments de succès et d'avenir.

«Sans rien changer à l'organisation actuelle, on peut, selon nous, employer d'une manière bien plus profitable les moyens d'action et les ressources dont on dispose. Il suffit pour cela de s'affranchir de la tutelle onéreuse des Sociétés allemandes , et tout en conservant des relations suivies et directes avec les peintres étrangers , de chercher à obtenir le concours des artistes irançais , de ceux ^ qui appartiennent à l'Alsace surtout. Une alliance avec les autres Sociétés établies dans les départements de l'Est pourrait encore, ce semble, donner de bons résultats, à la condition toutefois qu'il y aurait , de part et d'autre , indépendance de direction et comptabilité distincte.»

Quelle conclusion devons-nous tirer de ce débat? Nous laisserons ce soin à nos lecteurs et à M. Marcotte lui-même et, en terminant, nous nous croyons en droit do dire que si, dans une circonstance récente, M. le président s'est mépris sur nos intentions, nous n'avons, de notre côté , jamais méconnu le goût éclairé avec lequel il a dirigé, pendant plusieurs années, une Société qui a toutes nos sympathies et à laquelle nous serons toujours heureux de prêter un consciencieux et loyal concours.

Parlons maintenant du Salon de 18G5. C'est là, en réalité, je vous Tai dit des longtemps, qu'il faut suivre le progrès des études artistiques en Alsace.

Je parlerai , en premier lieu , de M. Schiitzenberger, qui a exposé deux tableaux importants et fort remarquables. Son Enlèvement d'Euroye est une œuvre amoureusement caressée et dont la coloration rose et bleue ne manque pas d'un certain charme ; le personnage principal a de la légèreté et de la grûce , mais on peut , cependant , regretter que M. Schtitzenberger n'ait pas accusé plus nettement, dans cette figure, la structure anatomique et le jeu des muscles qui apparaissent sous l'épi derme , même dans les formes féminines. Quant à la tête du taureaii qui personnifie le maître des dieux , elle n'a pas précisément les caractères de la beauté antique , et sa couleur autant que sa position au niveau des flots ne pouvaient manquer de motiver les critiques plaisantes dont elle a été l'objet. Il y a, selon moi, infiniment jilus de grandeur dans le second tableau de M. Schittzeuberger, dont le sujet est emprunté aux Géorgiques de Virgile. « Sur le soir que ton troupeau s'abreuve et paisse encore à l'heure où Vesper commence à rafraîchir l'air, où la lune ranime, etc.. » L'effet du soir dans les montagnes et sur ce beau lac si calme? est très-poétiquement rendu, et la figure du pâtre antique qui contemple l'astre dtîs nuit.«* est d'un caractère simple et Kcvère.

C'est encore un talent bien pracieux que celui de

M. Laville, de Saveme, Son Christ et les petits enfants est une des bonnes peintures religieuses du Salon, et bien que le coloris en soit un peu effacé , Tensemble a un aspect d*une parfaite distinction. La Sirène et les pê-^ cheurs, de M. Ëhrmann , est également une œuvre consciencieusement étudiée et dans laquelle je remarque des figures d*un mouvement bien trouvé et habilement exécutées.

M. Brion ne fait pas voyager sa muse dans des régions aussi élevées ; il se contente de prendre ses sujets autour de lui , et, chaque année, il envoie au Salon une nouvelle scène empruntée aux mœurs et aux usages traditionnels de l'Alsace. Son Jour des Rois est, sous tous les rapports, à la hauteur de ses précédentes productions. Trois gamins affublés de couronnes en papier doré et portant des bâtons et des lanternes -en guise de sceptre et d'étoile, figurent les rois mages et viennent chanter Noël chez un riche cultivateur de la vallée du Rhin. — La ménagère s'empresse de servir le gâteau et de congédier ces trois galopins, dont l'accoutrement burlesque et les figures barbouillées de suie épouvantent le bébé joufflu qui se blottit tout tremblant sur les genoux de sa sœur aînée. Tout cela est très-largement peint et d'une grande vérité , car M. Brion a un talent merveilleux pour disposer une scène d'intérieur, grouper les personnages, saisir leur physionomie , accentuer les détails utiles et mettre d'accord les colorations les plus osées. Il y a là, par exouiplo, une note d'un rouge intense qui éclate' sur le manteau de l'un des enfants, se reproduit en s'éteiguant

sur la veste de la petite fille, puis sur le gilet du paysan, sans rompre rharmonie du tableau.

M. Jundt a moins de hardiesse ; tout au contraire, il éteint ses effets dans une brume demi-transparente qui , •*il n'y prend garde , finira par absorber tout à fait sa peinture. Passe encore dans le Retour du concours régio* %ai, où l'effet de brouillard est voulu , et, soit dit en passant, parfaitement réussi. Mais si sombre que soit cet intérieur de chaumière tyrolienne, j'aimerais à y voi];plus clair et à distinguer plus nettement les formes opulentes de cette fraîche mariée sous son unique vêtement de toile blanche. Le gamin qui se regarde au miroir placé à sa portée sur une chaise , la grand'mère et la sœur qui apportent les b\joux et le Sdiosppel de clinquant, le vieux père qui met sa cravate à l'écart, tout cela est bien étudié sans doute, mais, encore une fois, j'aimerais à voir cette scène charmante éclairée par une lumière plus franche.

Parlez-moi de M. Beyer; voilà un artiste qui affectionne les effets vigoureux ; je n'aurais jamais soupçonné en lui un élève de Paul Delaroche, tant il y a de fougue, d'ftpreté et d'énergie dans ses œuvres. Sa Famille réfor» mée, en 1686, manque peut-être un peu de correction dans le dessin de certaines parties, mais les ombres et les lumières y sont nettement accusées et l'ensemble a bien ce caractère de calme et d'austérité qui convenait à un semblable sujet. Autre contraste! Voici maintenant M. Lix qui, sous prétexte d'idylle, nous traduit une scène militaire empruntée à quelque journal comique

ou à un vaudeville du Palais-Royal. Dumanet se dispose à ofirir une fleur et son coeur à une grosse maritome qui est venue puiser de l'eau à la fontaine de la prairie, lorsque apparaît, galopant dans le lointain, un sous-officier dont la vue semble couper court à Téloquencc du timide conscrit. C'est une petite charge dite avec esprit , mais nous aimerions voir M. Lix employer son joli talent à des sujets plus sérieux.

Ainsi fait M. Jules Holtzapfel, de Strasbourg, qui expose un intérieur qui rappelle les meilleures toiles d'Ysabey, le maître du genre. On y voit le roi Louis XIIÏ, suivi de toute sa cour, descendant les degrés d'un escalier monumental, pour se rendre à la chapelle. Toutes ces flgurines sont touchées avec infiniment d'esprit et de fermeté, les différents caractères des principaux personnages sont très-heureusement exprimés, et la variété, la richesse des costumes et des tentures donnent à cette petite toile un aspect très-piquant.

M. Pabst, de Colmar, est aussi un très-habile peintre de genre; sa Jeune femme accordant une guitare a une grâce nerveuse qui plaît, et l'ensemble du tableau est d'une fine harmonie de ton.

Les peintures de bataille de M. Touchemolin ont un grand mérite à mes yeux; elles sont, ou du moins paraissent être d'une parfaite exactitude; l'artiste, on le voit, a consciencieusement étudié la manœuvre des troupes , et personne mieux que lui ne sait mettre une pièce en batterie. Toutes ces qualités se retrouvent dîuis sou épisode <Ie la BaJaiUc de Solferino , où rartillerie de

la division de La Motterougc engage le feu avec une batterie autrichienne ; un peu plus dQ souplesse dans les mouvements des chevaux et des personnages, moins d*aniformité dans la disposition des groupes, n'auraient eependant rien gâté dans ce tableau.

Je ne suis pas bien sûr que M. Vettcr soit de Strasbourg, mais il y a, je le sais, de nombreux amis, et je veux ici lui donner une petite place. Ses personnages sont empruntés à Molière; c'est Mascarilh présentant Jodtlet à Cathos et à Madelon, Les Préciettses sont superbes de grâces prétentieuses et maniérées; quant aux valets, ils jouent leur rôle à ravir. La tôte Jaune et rance de Jodelet est d'un comique et d'un fini achevés.

Je ferai de même à l'égard de M. Bellj^, qui a maintenant droit do cité chez vous, et je veux, tout au moins, signaler son Coucher de soleil, à marée basse, sur les côt€8 de Normandie, paysage d'un effet très-puissant et très-original.

Ah ! Monsieur Haffner, que vous avez raison de ne pas quitter ces rives du Khiu qui vous ont déjà fourni de si magnifiques sujets d'étude ! mais ne vous semble-t-il pas que votre patriotisme vous porte à en exagérer quelque peu les beautés? — Ce soleil couchant sur les Bords de VIU a des colorations violentes que je n'ai jamais remarquées dans les ciels d'Alsace ; mais je me hâte de le dire, vos deux vues de la liobcrtsau et de la Font de la Wantzenau n'en sont pas moins de splcudide» paysages,

où je retrouve avec plaisir votre exécution lar;re, atcentuée et lumineuse.

MM. Saltzmann et Bemier, de Colmar, sont aussi des paysagistes d'un grand talent, mais leurs vues prises à Borne ou en Normandie ont moins d'intérêt pour nous ; j*en dirai autant de la Mosquée de M. Sonntag et des Vues de Constantinople de M. Homig; si remarquables que soient ces peintures, je ne puis que les mentionner ici.

J'insisterai davantage sur le Coin de vignes, de M. Thumer, de Mulhouse, où les feuillages et les raisins Aont mêlés aux volubilis; ce grand panneau décoratif est, de même que celui de M. ELreyder (d'Andlau), intitulé Offrande à Bacchus, magnifiquement peint et composé, qualités que je retrouve également dans les bouquets de fleurs de M"^ Marie Bohly, de Colmar, dont la couleur est peut-être moins puissante , mai3 tout aussi harmonieuse.

Parmi les dessins, j*ai remarqué ceux de M. Fuchs , de Thann , pour V Invasion, de M. Erkmann-Chatrian, — le Christ guérissant les malades, par M. Bonrcart, de Guebwiller, — les fusains de M. Kœchlin-Schwartz , de Mulhouse , et de délicieux portraits à l'aquarelle par M. Zuber-Buhler.

En architecture^ je signalerai un excellent projet d'hôtel, par M. Frantz Hugelin, et je passerai à la sculpture où je rencontre une statue de M. Zœgger, de Wissembourg, représentant Télémaque, et une œuvre éminemment remarquable de M. Grœss , le buste du docteur Stoltz. Je ne crois pas qu'aucun de nos maîtres actuels sache plus heureusement conserver le caractère indivi-

duel de la phTsionomie du modèle et tailler le marbre ayec pins de science et d*habileté.

Enfin , pour terminer par la gravure , je constate que les œuvres les plus importantes et, sous beaucoup de rapports, les plus dignes d'intérêt, ont été exposées par des artistes alsaciens. H me suffira de citer VArt pour tùua, de M. Beiber, et V Album du Salon de 1865, par MM. Charles et Ernest Bœtzel , de Saar-Union *. Je ne saurais mieux clore cet article qu'en recommandant à Tos lecteurs cette excellente publication, éditée par la QazeUe des Beaux- Arts; non-seulement elle est, quant à Tezécution des bois , entièrement Tœuvre d'artistes alsaciens, mais encore vous y trouverez reproduits la plupart des tableaux dont je viens de parler, notamment ceux de MM. Yetter, Brion , Jundt et Schiitzenberger.

A. Taintusieb.

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