CHRONIQUE DE COLMAR
Les Annales et la Chronique des dominicains de Cohnar, qui coustitueiit un des monuments importants de l'histoire d'Allemagne pendant le moycin âge , et qui ont déjà eu la bonne fortune d'être traduite» eu fi'ançais, eu 1854, pal* MM. Gérard , avocat à la cour impériale de Colmar, et Liblin, directeur de la Eevue d* Alsace, viennent d'être traduites en allemand par M. Pabst. Cette traduction . qui vient de paraître à Berlin, fait partie de la grande collection des historiens allemands du moyen âge, que publient, sous les auspices du roi de Prusse, MM. Pertz, Grimm , Lachmann , Beuke et Ritter. Le texte dont M. Pal>st s'est servi est celui des Monumenta Germaniœ, publiés par M. Pertz. M. Pabst a cherché à rectifier, autant que possible, les négligences inévitables qui se sont glissées dans le travail de MM. Gérard et Liblin , dont il se plaît , d'ailleurs , à reconnaître tout le mérite. Sa traduction se divise en deux parties principales : la première comprend les petites annales de Colmar, qui embrassent la période 1228-1298, les annales de Bâle (1266-1277), les grandes annales de Colmar (1277-1305), et plusieurs appendices, tels qu'une nomenclature des parents d'Albert, roi des Romains, un récit des faits remarquables qui se sont passés dans les années 1458 et
1. La Aniiuln ci la Chronique de Cohnar, traduitou en allemand jiar lo docteur H. Pabst. Berlin; 1 vul. in-12 de 195 pagos. {Annalen ttnd ChroHik van Kolinar, flbcrjctat von Dr. H. Pabst.)
1172, un tableau rétrospectif de l'Alsace au couuucuceuiont du XlIP siècle , et une dcscriptiou de l'Alsace et de rAUemugue. Ces appendices si intéressants pour l'histoire des niœui*s de l'Alsace à cette époque et l'étude de la géogi-apbie ont été également reproduits dans l'édition française. La deuxième partie se compose de la chronique de Colmai', qui , quoiqu'elle révèle quelque sentiment de l'ordre historique, une certaine méthode d'exposition, est plutôt un faisceau de récits qu'une histoire proprement dite.
Je ne signalerai pas toutes les différences qui existent entre la version fi*ançaise et la version allemande; je ferai seulement remarquer que la tâche du traducteur allemand a été singulièrement facilitée par la version française, quoiqu'il n'ait pas toujours proposé la meilleure version. En voici un exemple :
12S0.Eex liudoIj)Inie jrro triginiu librU arye^iH cavcom m BufiU'a avi iisitaco comjparavit*. Ce passage a été traduit par MM. Gérard et Liblin de la manière suivante : Le roi Rodolphe acheta pour trente livres d'argent la cave dite Au Terroquet à Bâio. M. Pabst le rend ainsi : Le roi Rodolphe acheta à Bâle pour trente livres d'argent une cage pour un perroquet*. M. Moritz, de Bâlc, nous a appris , dans une lettre qu'il adressa , le 26 août 1861, ù M. le directeur de la Uemie (VÂhacc^^ qu'il existait t\ Bâle une maison dite Au Pen'oquef , et que , par