MARQUE DE MARTIN SCHOTT
Les imprimeurs avaient tous, dans l'origine, une marque distincte pour faire reconnaître leurs ouvrages.
Ces marques étaient le plus souvent des écussons et des devises, quelquefois aussi une capitale omëe. Chacun sait que les Aide avaient une ancre ; Sébastien Gryphe, un griffon; Abel Langelicr, le sacrifice d*Abel; Gilles Corrozet, un cœur dans une rose, etc. L*étude de ces marques est curieuse , et leur reproduction dans un bulletin bibliographique offire un certain intérêt. Fr. Roth. Scholtzius ' a déjà, au siècle dernier, publié une description des divers symboles, emblèmes et marques, qui servent à désigner les anciens imprimeurs ; mais cet ouyfSLge n*a point été terminé.
Le Bibliophile* publié à Londres, par M. J. Ph. Berjeau , donne non-seulement les marques des anciens typographes , mais surtout des spécimens de types , reproduits par un procédé particulier pour faciliter Tattribution à leurs véritables producteurs des éditions anciennes sans date et sans nom d*imprimeur. Nous empruntons aujourd'hui à cette intéressante publication la marque de Martin Schott, qui fut, comme on le sait, le gendre de Mentelin et le père de Jean Schott, inventeur du système qui attribuait à Mentelin l'honneur d'avoir découvert l'imprimerie. **
c Nous trouvons la singulière marque que nous reproc duisons ici , de Martin Schott , imprimeur à Strasbourg , c après le colophon de VAgatharchia de Wimpheling , dé- € crite par Hain, n^ 16,169. Ce petit livre, de 10 ff. iu-4",
1. Thesauru» êfmbolorum ae enUtlematum. Norlmbcrgasi 1730 ; io-f*, Ar. 8. Revue meruuelle illuêtrée dee livrée raree et etirienx , de» gravures aneienne* et dee meoMeeriiê, Fondée on 1861.
« porte sur le titre les armes de Bavière et de Strasbourg, < ot avant la table qui occupe le recto du dernier fol. : «Impressum a Martino Schotto Cive Argent /xi kl. de- «cembres. Aiino M.cccc.lxxxxviij.