CONCESSIONS DE 1826, 1827, 1828 ET
20 janvier
25 avril
13 février
1 août
Pierre Thiboutôt Louis Canuel Marcel Michaud Pascal Michaud Vincent Vaillencourt Joseph Jouvin
Ambroise Gagnon dit Belzile Denys Lucas Antoine Michaud Germain Dionne
SOUS LA TENURE SEIGNEURIALE
25 “ 1827 : Joseph Brisebois
2 “ 1828 : Jean-Charles Pelletier
6 mars 1829 : Joseph Michaud
12 “ “ : Firmin St-Jorre.
Un document intéressant, que nous lirons dans un autre volume, nous montrera que, malgré ces soixante concessions, il n’y avait au Bic, en 1829, que trente-six terres, habitées par autant de familles, avec une population de cent quinze âmes seulement.
Ces trente-six familles allaient accomplir leurs devoirs religieux à Rimouski, soit à une distance de trois à quatre lieues, pour la plupart. Quand on sait qu’à cette époque, il n’y avait pas d’autre chemin que celui du Cap-aux-Corbeaux, qu’aucun pont n’avait encore été construit sur la rivière Rimouski, qu’il fallait traverser, on se doute bien un peu des sacrifices que s’imposaient ces braves colons pour accomplir leurs devoirs de chrétiens. Malgré la distance à parcourir, il paraît qu’ils étaient fidèles à leur devoir d’assistance à la messe dominicale. L’un des descendants de Paul Côté, un des colons de cette époque, nous assure qu’il était de tradition, dans sa famille, que le major Paul Côté était toujours un des premiers arrivés à l’église de Rimouski, pour la messe du dimanche.
Malgré ces bonnes dispositions, on désirait ardemment voir le jour où la seigneurie du Bic serait enfin érigée en paroisse canonique, et pourvue de son humble chapelle, avec son curé résidant.
Le premier de ces voeux si légitimes allait s accomplir bientôt: la paroisse devait être créée, en ef-
LES ETAPES D'UNE PAROISSE
fet, en 1829. Mais ceux de nos lecteurs qui parcourront le second volume de cette monographie, verront combien les premiers habitants du Bic souffrirent encore longtemps, avant de voir le second se réaliser. Vingt longues années s’écouleraient encore, avant la construction des premiers édifices religieux et l’arrivée du premier curé : vingt années de luttes, de souffrances, de sacrifices dont on ne peut se représenter toute la grandeur peut-être ! .
Ce fut un temps bien rude et plein d’âpres angoisses, Que les commencements de ces belles paroisses Qu’on voit s’échelonner aujourd’hui sur nos bords.
disions-nous, avec le poète, en commençant cette monographie paroissiale. Ce premier volume de l’histoire de Sainte-Cécile du Bic, que nous voulons terminer en rappelant cette pensée, aura sans doute pour effet de convaincre nos lecteurs de cette vérité.