‹ Le bien et la loi moraleChapitre 12 sur 19 · PRÉFACE. XXXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXI

domine ce qui est seulement général ou particulier, c'est-à-dire plus ou moins limité.

Le livre The Data of Ethics, dont j'ai plaisir à reconnaître tout le mérite, est donc comme un corollaire anticipé des principes que j'expose ici. C'est une sorte de casuistique concernant l'animalité en général, mais plus spécialement l'humanité, et qui semble déduite des axiomes de l'éthique universelle, tels que je les formule.

Mais justement parce que les principes dont elle dérive sont seulement généraux et non pas universels, il en résulte que plusieurs de leurs conséquences sont fautives. La notion du devoir, par exemple n'a pas, dans l'œuvre de M. Herbert Spencer, le caractère de nécessité absolue qui lui convient et l'extension qu'elle mérite. L'égoïsme spécifique ne trouve pas dans la doctrine de mon émule anglais, un contre-poids suffisant dans les égoïsmes rivaux. On ne comprend pas bien à quoi et pourquoi certaines formes vivantes et, dans ces formes, certains individu?,

Page 1