‹ Le bien et la loi moraleChapitre 13 sur 19 · XXXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXII PRÉFACE

peuvent être sacrifiés, si Tordre universel du monde l'exige.

Toutefois les grands côtés d'une doctrine morale déduite de la théorie de l'évolution n'ont point échappé à M. Herbert Spencer. Je ne cacherai point qu'en voyant un auteur anglais me devancer dans la voie ouverte par moi dans cette direction, il y a vingt ans, j'ai senti la nécessité de ne pas tarder plus longtemps à livrer à la publicité une œuvre, nécessairement incomplète, puisqu'elle était destinée dans l'origine à paraître sous la forme d'articles détachés.

Je dois donc ajourner à un autre volume les développements généraux ou spéciaux et toutes les applications pratiques qu'elle comporte, avec leurs antinomies, leurs contradictions, leurs limitations réciproques, qui font qu'en morale, comme en tout ce qui concerne l'humanité, les conséquences des principes les plus absolus, les plus universels, les plus permanents, deviennent relatives, particulières et toujours changeantes.

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