LE JEUNE ENFANT
Jl ne marchera pas sar moi! je me sauverai... et, quand je serai plus grand, Je ferai aussi la guerre I
coRiOLAN, ^mw, à part.
Pour n'être pas faible et sensible comme une femme, il ne faut voir ni un enfant, ni le visage d'une femme. — Je me suis arrêté trop longtemps... »
On sent, à ce mot, que Coriolan est vaincu, et que sa colère va lui échapper... Cependant, il résiste encore : il se lève pour s'éloigner... Vainement!... lorsque sa femme et sa mère l'arrêtent, elles ne font qu'achever la victoire que le petit enfant a remportée.
La Fontaine :
Mais un fripon d'enfant, — cet âge est sans pitié, -~ Prit sa fronde, et du coup tua plus d'à moitié La volatile malheureuse...
Mademoiselle de Lespinasse à M. de Guibert :
« Si vous aimiez un peu plus les enfants, je vous dirais que je crois avoir observé que ce qui plaît à un certain point, a toujours quelque analogie avec eux : ils ont tant de grâce, tant de moelleux, tant de naturel! Enfin, Arlequin est un composé du cbat et de l^enfant, et jamais y eut- il plus de grâce? »
Dans quelques-unes des observations que La Bruyère a consacrées aux enfants, il est facile de reconnaître l'homme qui avait été précepteur du petit-fils de M. le Prince, comme on disait alors':
« Les enfants sont hautains, dédaigneux, colères, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés ; ils rient et pleurent facilement ; ils ont des joies immodérées et des afflictions amères sur de très-petits sujets ; ils ne veulent pas souffrir de mal, et aiment à en faire ; ils sont déjà des hommes. »
« Il n'y a nuls vices extérieurs et nuls défauts du corps qui ne soient aperçus par les enfants. Ils les saisissent d'une première vue, et ils savent les
iU LE MAL QU'ON A DIT
exprimer par des mots convenables : on ne nomme point plus heureusement. Devenus hommes, ils sont chargés, à leur tour, de toutes les imperfections dont ils se sont moqués. »
« L'unique soin des enfants est de trouver l'endroit faible de leurs maîtres, comme de tous ceux à qui ils sont soumis. Dès qu'ils ont pu les entamer, ils gagnent le dessus et prennent sur eux un ascen* dant qu'ils ne perdent plus. Ce qui nous fait déchoir une première fois de cette supériorité à leur égard, est toujours ce qui nous empêche de la recouvrer. »
f La paresse, l'indolence et l'oisiveté, vices si naturels aux enfants, disparaissent dans leurs jeux, où ils sont vifs, appliqués, «xacts, amoureux des règles et de la symétrie, où ils ne se pardonnent nulle faute les uns aux autres, et recommencent eux-mêmes plusieurs fois une seule chose qu'ils ont manquée : présages certains qu'ils pourront un jour négliger leurs devoirs, mais qu'ils n'oublieront rien pour leurs plaisirs.
Madame Necker :
c< Les enfants nous savent ordinairement peu de gré de nos sollicitudes; ce sont de jeunes branches qui s'impatientent contre la tige qui les enchaîne, sans penser qu'elles se flétriraient si elles en étaient détachées. »
J.-J. Rousseau :
« Les enfants flattent quelquefois les vieillards, mais ne les aiment jamais. »
Madame Desbordes- Valmore :
Il ne faut pas courir à travers les bruyères, Enfant, ni sans congé vous hasarder au loin ; Vous êtes très-petit et vous avez besoin Que l^on vous aide encore à dire vos prières. Que feriez-vous aux champs, si vous étiez perdu, Si vous ne trouviez plus le sentier du village? On dirait : «Quoi! si jeune, il est mort, c'est dommage. » Vous cririez... De si loin seriez-vous entendu?
\m LE MAL QU'ON A DIT
Vos petits compagnons, à Theure accoutumée, Danseraient à la porte et chanteraient... Tout bas Il faudrait leur répondre en la tenant fermée : M Une mère est malade, enfants ne chantez pas. » Et vos cris rediraient : « ma lAère I ô ma mère ! » L'écho vous répondrait, Técho vous ferait peur. L'herbe humide et la nuit vous transiraient le cœur. Vous n'auriez à manger que quelque plante amère : Point de lait, point de Ht, H faudrait donc mourir... J'en frissonne, et vraiment ce tableau fait frémir. Embrassons-nous, je vais vous conter une histoire; Ma tendresse pour vous éveille ma mémoire.
Il était un berger veillant avec amour
Sur des agneaux chéris, qui l'aimaient & leur tour.
Il les désaltérait dans une eau claire et saine ,
Les baignait à la source, et blanchissait leur laines
De serpolet, de thym parfumait leur repas ;
Des plus jeunes encor guidait les faibles pas ;
D'un ruisseau quelquefois permettait l'escalade...
Si l'un d'eux, au retour, traînait un pied malade,
II était dans ses bras tout doucement porté ,
Et la nuit, sur son lit, dormait à son côté.
Réveillé le matin par l'aurore vermeille,
Il leur jouait des airs à captiver l'oreille;
Plus tard, quand ils broutaient leur souper sous ses yeux,
Au son de sa musette il les rendait joyeux.
Enfin il renfermait sa famille chérie
Dedans la bergerie.
Quand l'ombre sur les champs jetait son manteau noir,
Jl leur disait : Bonsoir,
DES ENFANTS. i57
'Chers agneaax, sans danger reposez tons ensemble; L'un par Fautre pressés, demeores chaudement ; Jusqu'à ee qu'un beau jour se lère et nous rassembi e. Sous la garde des chiens dormez tranquillement. Les chiens rôdaient alors; et le pasteur sensible Les revoyait heureux dans un rêve paisible.
Et ne rélaieot-ils pas? Tous bénissaient leur sort; Excepté le plus jeune : hardi, malin, folâtre, Des fleurs, du miel, des blés et des bois idolâtre, Seul il jugeait tout bas que son maître avait tort. Un jour, riant d'avance, et roulant sa chimère, Ce petit fou d'agneau s'en vint droit à sa mère, Sage et vieille brebis, soumise au bon pasteur ; tfère, écoutez, dit-il, d'où vient qu'on nous enferme? Ces chiens ne le sont pas, et j'en prends de ]'humeur« Cette loi m'est trop dure, et j'y veux mettre un terme. Je vais courir partout, j'y suis très-résolu. Le bois doit être beau pendant le clair de lune; Oui, mère, dès ce soir je veux tenter fortune : Tant pis pour le pasteur, c'est lui qui l'a voulu.
— Demeurez, mon agneau, dit la mère attendrie; Vous n'êtes qu'un enfant bon pour la bergerie : Restez-y près de moi ! Si vous voulez partir. Hélas ! j'ose pour vous prévoir un repentir.
— J'ose vous dire non ! cria le volontaire.
Un chien les obligea tous les deux, à se taire.
Quand le soleil couchant au parc les rappela. Et que par flots joyeux le troupeau s'écoula. L'agneau sous une baie établit sa cachette ; il avait finement détaché sa clochette.
15g LE MAL QU'ON A DIT
Dès que le parc fat clos, il courut à l^entour.
II jouait, gambadait, sautait à perdre haleine.
« Je voyage, dit-il, je suis libre à mon toar !
Je ris, je n^ai pas peur ; la lune est claire et pleine.
Allons au bois, dansons, broutons! »... Mais, par malheur.
Des loups pour leurs enfants cherchaient alors curée. . .
Un peu de laine, hélas! sanglante et déchirée. Fut tout ce que le vent daigna rendre au pasteur. Jugez comme il fut triste à Taube renaissante ! Jugez comme on plaignit la mère gémissante !
Quoi ! ce soir, cria-t-ellc on nous appellera. Et ce soir,... et jamais Tagneau ne répondra!...
En rappelant en vain elle affligea Taurore ; Le soir, elle mourut, en rappelant encore.
La même :
Un tout petit enfant s^en allait à Técole.
On avait dit : Allez !... il tâchait d'obéir ; Mais son livre était lourd ! il ne pouvait courir. Il pleure, et suit de loin une abeille qui vole. « Abeille, lui dit-il, voulez-vous me parler? Moi, je vais à Técole : il faut apprendre à lire ; Mais le maître est tout noir, et je n'ose pas rire ! Voulez-vous rire, abeille, et m'apprendre à voler? — Non, dit-elle, j'arrive et je suis très-pressée.
J'avais froid : Tagailon m^a longtemps oppressée.
Enfin, f ai vu les fleurs, je redescends du ciel.
Et je vais commencer mon doux rayon de miel.
Voyez ! j>n ai déjà puisé dans quatre roses;
Avant une heure encor nous en aurons d'écloses.
Vite, vite à la ruche ! on ne rit pas toujours !
C^est pour faire le miel qu^on nous rend les beaux jours. »
Elle fait et se perd sur la route embaumée.
Le frais lilas sortait d^Un vieux mur entr^ouvert ; Il saluait Taurore, et Taurore charmée Se montrait sans nuage et riait de Thiver.
Une hirondelle passe : elle effleure la joue Du petit nonchalant qui s'attriste et qui joue ; Et, dans Pair suspendue, en redoublant sa voix. Fait tressaillir Técho qui dort au fond des bois.
« Oh I bonjour, dit renfant,'qui se souvenait d^elle; Je t^ai vue à l'automne, oh ! bonjour, hirondelle; Viens I tu portais bonheur à ma maison; et moi Je voudrais du bonheur. Veux-tu m'en donner, toi? Jouons. — Je le voudrais, répond la voyageuse. Car je respire à peine, et je -me sens joyeuse. Mais j'ai beaucoup d'amis qui doutent du printemps; Ils rêveraient ma mort si je tardais longtemps; Non, je ne puis jouer. Pour finir leur souffrance. J'emporte un brin de mousse en signe d'espérance. Nous allons relever nos palais dégarnis !
L'herbe croit, c'est l'instant des amours et des nids.
J'ai toat TU. Maintenant, fidèle messagère, Je vais chercher mes sœurs là-bas sur le chemin. Ainsi que nous, enfant, la vie est passagère ; Il faut en profiter. Je me sauve... A demain ! »
L'enfant reste muet , et, la tète baissée.
Rêve, et compte ses pas pour tromper son ennui. Quand le livre importun, dont sa main est lassée, Rompt ses fragiles nœuds et tombe auprès de lui.
Un dogue l'observait du fond de sa demeure.
Stentor, gardien sévère et prudent à la fois. De peur de l'efifrayer retient sa grosse voix. Ilelas ! peut-on crier contre un enfont qui pleure ?
■ Bon dogue, voulez-vous que je m^approche an peu? Dit Técolier plaintif; je n'aime pas mon livre. Voyez I ma main est rouge, il en est cause; au jeu Rien ne fatigue, on rit, et moi, je voudrais rire Sans aller à l'école, où l'on tremble toujours. Je m'en plains tous les soirs, et j^y vais tous les jours. J^en suis très-mécontent. Je n'aime aucune affaire. Le sort des chiens me plait, car ils n'ont rien à faire. — Écolier I voyez-vous ce laboureur aux champs? Eh bien ! ce laboureur, dit Stentor, c'est mon maître; Il est très-vigilant; je le suis plus peut-être : Il dort la nuit, et moi j'écarte les méchants. J'éveille aussi ce bœuf qui d'un pied lent mais ferme Va creuser les sillons quand je garde la ferme. Pour vous-même on travaille, et, grâce à vos brebis,
Votre mère, en chantant, vous file des habits.
Par le travail tout piait, tout granit, tout s'arrange.
Allez done à Técole ; allez, mon petit ange 1
Les chiens ne lisent pas, mais la chaîne est pour eux.
LMgnorance toujours mène à la servitude.
L'homme est fin, Thomme est sage, il nous défend Tétude;
Enfant, vous serez homme, e^vous serez heureux.
Les chiens vous serviront. »
L*enfant l'écouta dire, Et même il le baisa. Son livre était moins lourd. En quittant le bon dogue; il pense, il marche, il court; L'espoir d'être homme un jour lui ramène un sourire. A l'école, un peu tard, il arriva gaiment, Et dans le mois des fruits il lisait couramment.
La même :
Venez, bien près, plus près, qu'on ne puisse m'entendre: Un bruit vole sur vous , mais qu'il est peu flatteur I Votre mère en est triste , elle pour vous si tendre ! On dit, mon cher amour, que vous êtes menteur.
Au lieu d'apprendre en paix la leçon qu'on vous donne, Vous faites le plaintif, vous traînez votre voix ; Et vous criez très-haut : « Eh ! ma bonneî ma bonne! » L'écho, qui me dit tout, m'en a parlé deux fois. Vous avez effrayé cette bonne attentive , Et pour vous secourir,
Près de vous, toute pâle, on Ta vue accourir; Hélas ! vous avez ri de sa bonté craintive I... Enfant, vous avez ri ! Quelle douleur pour nous ^ On ne croira donc plus à vos jeunes alarmes ? Si j'avais eu ce tort, j'irais à deux genoux Lui demander pardon d'avoir ri de ses larmes. J'irais... Ne pleurez pas; causons avant d'agir.. Écoutez une histoire et jugez-la vous-même.
Cachez-vous cependant sur ce cœur qui vous aime,, ^e rougis de vous voir rougir.
« Au loup ! au loup ! à moi ! » criait un jeune pAtre ; E^ les bergers entre eux suspendaient leurs discours. Trompé par les clameurs du rustique folâtre , Tout venais, }usqu^au chien, tout volait au secours... Ayant de tant de cœurs éveillé le courage.
Tirant l'un du sommeil, et l'autre de l'ouvrage, Il se mettait à rire ; il se croyait bien fin : « Je suis loup ! » disait-il... Mais attendez la fin.
Un jour que les bergers, au fond d'une vallée. Appelant la gaité sur leurs aigres pipeaux.
Confondaient leurs repas, leurs chansons, kurs troupeaux» Et de leurs pieds joyeux pressaient l'herbe foulée, « Au loup ! au loup ! à moi! » dit le jeune garçon . • Au loup ! » répéta-t-il d'une voix lamentable. Pas un n'abandonna la danse ni la table.
« Il est loup, dirent-ils ; à d'autres la leçon !» El, cependant, le loup dévorait la plus belle De ses belles brel^is !
Et, pour punir Tenfant, quUl traitait de rebelle, 11 lui montrait les dents et rompait ses habits ; Et le pauvre menteur, élevant ses prières, N^attristait que Técho. Ses cri^ n'amenaient rien. Tout riait, tout dansait au loin sur les bruyères. « Eh quoi! pas un ami, dit-il, pas même un chien! » On ajoute, et vraiment c'est pitié de le croire. Qu'il serrait la brebis dans ses deux bras tremblants; Et, quand il vint en pleurs raconter son histoire, On vit que ses deu^^bras étaient nus et sanglants... « Il ne ment pas, dil-on,il tremble, il saigne, il pleure! Quoi ! C'est donc vrai. Colas? (Il s'appelait Colas.)
Nous avons bien ri tout à l'heure .
Et la brebis est morte? — Elle est mangée... hélas ! » On le plaignit. Un rustre insensible à ses larmes Lui dit : « Tu fus menteur, tu trompas notre efifroi. Or, s'il m'avait trompé, le menteur, fût-il roi,
Me crtrait vainement. : Aux armes ! »
Et vous n'êtes pas roi, mon ange, et vous mentez ! Ici pas un flatteur dont la voix vous abuse ;
Vous n'avez point d'excuse« Quand vous aurez perdu tous les cœurs révoltés, Vous ne direz qu'à moi votre souffrance amère,
Car on ne ment pas à sa mère.
Tout s'enfuira de vous, j'en pleurerai tout bas ; Vous n'aurez plus d'amis, je n'aurai plus de joie;. Que ferons nous alors? Ob ! ne vous cachez pas ! Prenez un peu courage, enfant, que je vous voie ; Vous me touchez le coeur, j'y sens votre pardon. Allez, petit chéri, ne trompez plus personne ;
16i LE MAL QU ON A DIT.
Soyet sage, aimez Dieu, je erois qaUl vous pardonna II est père, il est bon !
Tôpffer, dans la Bibliothèque de mon oncle :
« L'esprit des enfants est absolu, parce qu'il est borné. Les questions n'ayant pour eux qu'une face, sont toutes simples ; en sorte que la solution en paraît aussi facile qu'évidente à leur intelligence plus droite qu'éclairée. C'est pour cela que les plue doux d'entre eux disent parfois des choses dures. »
Balzac :
ff On ne saurait que devenir si à la finesse de l'enfant Dieu n'avait opposé la finesse de la mère, yy
Molière, dans le Malade imaginaire y nous montre cette finesse mêlée à la naïveté :
LOVISON.
e Qu'est-ce que vous voulez, mon papa? Ma belle-maman m'a dit que vous me demandez.
ÀRGAN.
Oui. Venez çà. Avancez là. Tournez-vous. Levez les yeux. Regardez-moi. Hé?
LOUISON
Quoi, mon papa ?
ARGAN
La.
LOUISON
Quoi?
ARGAN
N'avez-vous rien à me dire?
LODISON.
Je vous dirai, si vous voulez, pour vous désennuyer, le conte de Peau-d*Ane , ou bien la fable du Corbeau et du Renard, qu'on m'a apprise depuis peu.
ARGAN
Ce n'est pas là 6e que je demande.
LOUISON
Quoi donc?
ARGAN
Ah î rusée, vous savez bien ce que je veux dire !
LOUISON
Pardonnez-moi, mon papa.
ARGAN
Est-p^. \h comme vous m'obéissez?
LOUISON
Quoi?
ARGAN
Ne vous ai-je pas recommandé de me venir dire d'abord tout ce que vous voyez?
LOVISOFÎ.
Oui, mon papa.
ARGAN
L'avez-vous fait?
LOCISON.
Oui, mon papa. Je vous suis venu dire tout ce que j'ai vu.
ARGAN
Et n'avez-vous rien vu aujourd'liui?
LOCISON.
Non, mon papa.
ARGAN
Non?
LOUISON
Non^ mon papa.
ARGAN
Assurément?
LOUISON
Assurément.
ARGAN
Oh çù, je m'en vais vous faire voir quelque chose, moi.
LouisoN, voyant unepoignée de verges qiCArgan a été prendre.
Ah! mon papa!
ARGAN
Ah ! ah ! petite masque, vous ne me dites pas que vous avez vu un homme dans la chambre de votre sœur!
LOiisoN, pleurant.
Mon papa î
ARGAN, prenant Louison par le bras.
Voici qui vous apprendra à mentir.
LOuisoN, se jetant à genoux.
Ah! mon papa, je vous demande pardon. C'est que ma sœur m'avait dit de ne pas vous le dire... mais je m'en vais vous dire tout.
ARGAN
11 faut premièrement que vous ayez le fouet pour avoir menti. Puis après, nous verrons le reste.
LOUISON
Pardon, mon papa.
ARGATt.
Non, non.
LOUISON
Mon pauvre papa, ne me donnez pas le fouet.