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J, /</., cctt. sur les vertus cardinales^
rapidité et si agréablement qu'on ne s'aperçoit pas de sa durée. Tenez, quand je courais la Bresse dans le temps que les pauvres curés étaient presque tous malades, je priais le bon Dieu le long du chemin. Je vous assure que le temps ne me durait pas*. »
Il a fait quelques autres confidences du même genre, livrant en toute naïveté, sans aucune espèce de yanterie, le secret des grâces qu'il obtenait, conyaincu, dans son humilité, que là où il avait réussi, lui qui valait si peu, personne ne pouvait échouer : c Tenez! une prière bien agréable à Dieu, c'est de demander à la sainte Vierge d'ojQTrir au Père Éternel son divin fils, tout sanglant, tout déchiré, pour la conversion des pécheurs : c'est la meilleure prière que l'on puisse faire, puisqu'enfin toutes les prières se font au nom et par les mérites de Jésus-Christ. Mes enfants, écoutez bien ça : toutes les fois que j'ai obtenu une grâce, je l'ai demandée de cette manière; cela n'a jamais manqué'. »
Dans la prière, comme en toute chose, il était très simple et ne cherchait point à se montrer à Dieu autre qu'il était. Un maintien recueilli ; mais rien d'affecté ; pas de grands gestes, pas de génuflexions trop prolongées. Un prêtre raconta un jour à son premier historien qu'il lui avait recommandé en le confessant de ne pas prendre à l'église une attitude qui attirât l'attention : < Il avait sans doute observé que je m'inclinais profondément devant l'autel. Mon ami, ajouta-t-il, ne nous faisons pas remarquer. »
Encore moins faisait-il des phrases. C'est un langage très simple qu'il conseillait de tenir à Dieu et