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- « Exactissima in eafuit legumobservatio, paupertatis et obedientiae cultus eximius, silentii et solitudinis anior praecipuus, humilitatis vero singulare studium, quo latere prorsus atque omnium novissimus haberi perpetuo satagebat. Superna dona et
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les exercices de la contemplation qui sont, selon le plan de Dominique, la source motrice, vivifiante et médicinale de tout le reste. Son oraison était si profonde et l'absorbait tellement qu'il n'entendait pas le signal du réfectoire; et l'on devait aller le prendre dans sa cellule pour qu'il se restaurât un peu; la clochette de l'élévation à la messe avait seule le privilège d'être entendue de lui. Il est pourtant une distraction qu'il aimait : parler sujets de piété avec les enfants, dont l'innocence le charmait. De concert avec diverses âmes intérieures, il pria beaucoup pour les progrés de l'observance, et Dieu seul sait combien elle lui dut. Quand il mourut, un résumé de sa vie fut envoyé de suite au B. Raymond pour le consoler ; il sortait de la plume et du cœur de Jean Dominici.
Ce dernier fut le plus puissant coopérateur de la sainte entreprise. Né à Florence en i 356 et attiré de bonne heure à la vie dominicaine, il vit se dresser devant lui deux obstacles: la pauvreté de ses parents, qui les empêchait de le mettre aux études, il en triompha en étudiant tout seul au milieu du travail des mains ; puis un défaut de langue qui semblait le rendre à tout jamais impropre à la prédication. Ecoutons-le, dans une lettre à Paule, sa mère, entrée parmi les Dominicaines de l'ob-
charismata quibiis cuniulatissimus fuit, saiicta dum vixit industria occultare studuit, ut cum fere nuUis ea proderet indiciis, vuJgaris ac simplex omnino habebatur ». (Off. B. Marcolini Lect. II. Noct.)
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servance à Venise , expliquer lui— même le mal et le remède :
« Vous savez, vénérable mère, que votre fils voulant se faire religieux, avait la langue si empêchée qu'on lui opposa grande résistance, disant qu'avec ce défaut il ne pouvait être qu'une dérision de Frère. Deux fois il avait subi l'opération mais en vain, lorsque se trouvant dans l'église de Saint-Dominique à Sienne et priant une nuit devant l'image de sainte Catherine ^ avec toute la dévotion possible, pour obtenir le bénéfice d'une langue habile à prononcer, au profit des âmes, la parole de Dieu, il fut exaucé » .
Jean entra donc dans l'Ordre à 17 ans et annonça de suite des qualités éminentes. Il étudiait beaucoup, comprenait vite, et retenait tout ce qu'il avait lu ; un cœur riche, ardent, jovial, vif parfois dans la correction, lui permettait de travailler au bien sous les formes les plus diverses. A ces dons de l'esprit et du cœur s'ajoutaient une voix sonore, un port majestueux, une figure sympathique, dont surtout le regard profond gagnait les âmes à Dieu. Avant chansfé son affiliation de la Province romaine au couvent réformé de Venise, il
I II s'agit de la célèbre peinture d'Andréa Vanni , contemporain de Catherine. Il ne faut pas le confondre avec Francesco Vanni, peintre Siennois de la fin du xvie siècle, très dévot au B. Raymond dont il fit l'image à Sienne, dans la même église de Saint-Dominique, avant de venir peindre à Saint-Pierre de Rome, sur ardoise, la chute de Simon le magicien que l'on voit encore aujourd'hui.
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travailla dès lors pour Ra)mond à Rome, à Florence, à Lucques, à Cortone, à Fabriano, à Venise, tantôt comme simple religieux, tantôt comme \^icaire Général ou comme Visiteur. Il a écrit aussi un traité {/e la propi^ictè, où il montre les excellences de la pauvreté religieuse et fait le procès aux permissions abusives. Quant au reste de sa vie et à l'étendue de ses travaux comme évêque et Cardinal, on peut s'en rendre compte dans l'histoire de l'Eo-lise universelle.
A ces illustres religieux s'adjoignit Conrad de Prusse, homme au courage indomptable, puis le B. Robert de Naples, et d'autres moins connus, dont Caffarini a eu la pieuse pensée de nous transmettre au moins les noms. Ils étaient venus de diverses contrées, proches ou lointaines, à savoir: de la Province romaine, fr. Aiutami Cristo, homme de religion remarquable, et avec lui certains jeunes religieux comme fr. Barthélémy de Pise, fr. Benoît et fr. Basile de Florence, suivis de deux étudiants de l'Université de Bologne; puis Ange de Camerino, François d'Orviète, Jérôme de Trévise, Maître Jean de Ravenne. Paul Ugolin, et divers autres; de la Province de Naples, fr. Pierre d'Aquila, fr. Robert de Venosa, homme de famille noble et de singulière sainteté, fr. Antoine de Venusio, et fr. Philippe de la Fouille; de la province de Dalmatie, fr. Jérôme de Flagno et fr. Jean de Duratio, qui avait renoncé aux honneurs de l'épiscopat, attiré par le parfum de la vie d'observance.
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On cite encore Barthélémy Catra qui vint, malgré son âofe mûr, "demander des leçons de vie régulière comme un simple novice, dans le couvent de \'enise et y mena jusqu'en 1395 une vie angélique. Alors Boniface IX l'arracha, aux saintes douceurs du cloître, pour le nommer évêque de Plaisance ',
^ Les progrès de l'entreprise de Raymond, grâce à tous ces fidèles et généreux coopérateurs , furent tels qu'au bout de cinquante ans à peine Jean Excuria écrivait : « Les couvents déjà réformés s'élèvent par la grâce de Dieu à environ deux cents, répartis entre les Provinces Romaine, de Lombardie, d'Espagne, d'Aragon, de Teutonie et de Saxe ».
B. Jean Doiiiinici.
Tomheau à' Urbain FI dans l'aiiciiinns Basilique de Saint-Pierre.