CHAPITRE XI
Sollicitude de Raymond pour les Monastères de Sœurs. — Il y fait régner l'esprit de clôture, d'oraison et de zèle apostolique.
On sait la vie admirable des premières religieuses de l'Ordre, fondées à Prouille par saint Dominique, et le charme de leurs vertus, et ce zèle incomparable pour le salut des âmes qui leur mérita le glorieux surnom de SœîLrs-Prêcheresses . En elles, en effet, Dieu prédestinait au grand Patriarche, pour la réalisation de son œuvre, comme à Adam lors de la création du monde, « un secours semblable à lui , adiiitormm simile sibi » . Vrai secours pour le maintien des observances dominicaines, dont les Sœurs devaient si vaillamment porter le poids, élever si haut l'honneur et entretenir si bien le goût, jusque dans l'âme des Pères que leur ministère priverait de les pratiquer. Mais seco7irs semblable au saint Patriarche, car elles devaient s'appliquer à devenir sa vivante image, de sorte qu'en pénétrant les secrets de leur oraison, en observant le cachet de leurs œuvres, en les entendant parler, rien qu'en les voyant
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passer, on pût dire \ « Il y a là le doigt de Dominique, il y a ses œuvres, il y a son cœur, il y a ses enfants ». ( Vze des BB. Diane, Cécile et Ail née) \
Raymond n'aurait donc mérité qu'à demi son glorieux surnom de second Dominique, s'il n'avait eu pour les Sœurs de l'Ordre des sentiments tout paternels, et pour leur progrés dans la perfection des. soins vigilants. On n'a pas à regretter en lui cette lacune ; il fit beaucoup, et à tous égards, pour la sanctification des Religieuses dominicaines.
L'un des objets de ses affectueuses sollicitudes fut la clôture, parce qu'elle était plus négligée et que d'autre part, elle garde une foule d'autres points importants, surtout l'esprit de silence,
ï Les Sœurs vouées au cloître sont « la fleur du genre humain ; fleur encore chargée de sa goutte de rosée, qui n'a encore réfléchi que les rayons du soleil levant et qu' aucune poussière terrestre n'a encore ternie; fleur qui respirée, même de loin, enivre de ses chaste senteurs, au moins pour un moment, les âmes les plus vulgaires. C'est la fleur, mais c'est aussi le fruit, c'est la sève la plus pure, c'est le sang le plus généreux de la tige d'Adam. Car chaque jour ces héroïnes remportent la plus étonnante des victoires, grâce au plus courageux effort qui puisse enlever la créature aux instincts terrestres et aux liens mortels. Et comme elles ont la force, elles ont aussi la lumière, la prtidence, la vraie perspicacité. Elles ont compris la vie avant d'en avoir goûté. Qui donc leur en a enseigné les douloureux secrets ? A elles si pures, à elles dans l'âge où le cœur commence à être dévoré par la soif insatiable des sympathies et des tendresses humaines, qui donc a appris que cette soif ne sera jamais assouvie en ce monde ? Ce ne peut être qu'un instinct divinement libérateur qui les affranchit en nous les dérobant. Anima nostra siciit passer erepta est, et 710S liber atae sunius » (Montalembert).
SoUicitude pour les monastères de Sœurs.
d'oraison, de charité et de bonne édification pour le monde : c'est la haie d'épines défendant le beau jardin; c'est l'écorce solide protégeant et faisant mûrir le fruit délicieux. Raymond savait, par les récits émouvants de « Sœur Cécile » , tout ce que l'établissement de la clôture à Saint-Sixte de Rome avait donné de peines, mais aussi de consolations a saint Dominique.
Il écrivit donc sur ce point une circulaire à divers monastères, surtout en Allemagne, et il y est dit: « Notre pieuse Mère l'Eglise, quoique très avide du salut de tous les fidèles, montre cependant une sollicitude spéciale pour la garde des Vierges saintes qui, par un choix volontaire, ont voué leur intégrité au Seigneur. Les Décrets Apostoliques leur prescrivent donc de demeurer sous une clôture perpétuelle où elles puissent, avec plus de liberté et de diligence, garder en toute sainteté leurs corps et leurs cœurs au service de Jésus-Christ leur époux, se tenant tout à fait séparées du public, des regards mondains et des occasions de licence: prescriptions que l'Eglise a renouvelées récemment en vertu de la sainte obéissance, sous menace des jugements divins et de l'éternelle damnation. Par conséquent nous commandons à tous les Provinciaux, V'^icaires, et Supérieures locales, de prendre dans l'espace d'un mois leurs mesures pour qu'il n'y ait plus dans chaque monastère qu'une porte bonne et forte, qui se ferme avec au moins deux clés de forme diverse,.
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l'une ouvrant du dehors, l'autre de l'intérieur. Qu'aucune Sœur, excepté en cas de péril de mort, ne présume de sortir ; et si l'ayant fait, elle rentrait pénitente, n'eût-elle donné du reste aucun scandale, ni commis aucun autre crime, qu'elle soit incarcérée » . La même circulaire prescrit que, pour éviter tout dualisme et rivalité entre les Sœurs sorties de la noblesse et celles appartenant à la bourgeoisie, on reçoive alternativement une postulante de la première de ces deux classes, et une de l'autre, en sorte que ces deux éléments se perfectionnent réciproquement au profit de la sainte charité. (Francfort 23 juin 1397) '.
La menace de la prison proférée tout à l'heure montre que des résistances se produisaient, comme elles devaient se produire plus tard à Prato, sous les yeux mêmes de sainte Catherine de Ricci, quand parut, sur ce point important, la forte et sage Constitution de saint Pie V : Decoi'i et Jionestati (i^" févr. 1570). ^ Mais Raymond tint ferme, demandant, s'il le fallait, main forte à Boniface IX. D'autres monastères furent plus empressés, et nous avons, dès le 10 février 1393, en la fête de sainte Scolastique, l'adhésion solennelle des Sœurs de Rottembourg, signée par la Prieure Cathe-
1 B. Raym. C. Opnsc. \ xxv.
2 Decori et honestati omnium Sanctimonialium quarum Jésus Christus Dominus noster Sponsus est , ut in puritate et castitate super aedificantes in ipso féliciter inhabitare valeant, consulentes, ea quae illarum existimationi detrahere possent decet nos consulte submovere. (S. Pius V.)
Solliciliide pour les monastères de Sœurs.
rine de Trûbin, devant quatre témoins: Sigefroi von Tschenbach. curé de la ville ; Hermann Krantzen, Commandeur; André Berbachen, chapelain de l'hôpital, et Henri Kecken Curé de Munster.
Avec tant de zèle pour les monastères d'Allemagne, Raymond devait être jaloux que l'Italie eût aussi son efflorescence ; et hdèle à son plan, il préféra un terrain entièrement neuf. Le monastère des Bénédictines du Coî'piis DoiJii7ii à Venise était vacant, le Pape le lui avait offert, la position était favorable, vu l'importance de la ville, le caractère religieux et distingué de ses habitants, la proximité des Pères réformés, bien instruits en fait de direction spirituelle . fidèles aux cérémonies de l'Ordre et pleins de zèle pour l'observance monastique ; il écrivit donc la lettre suivante à son \'icaire Général Jean Dominici, dès le 20 novembre 1393:
« A mon révéré frère dans le Fils de Dieu, Jean Dominici de Florence, Fr. Raymond Maître de l'Ordre et serviteur, salut et imitation efficace, du Christ Seigneur.
< Quoique nos Constitutions nous défendent de procurer à l'Ordre la direction de maisons de femmes, nous ne devons pas nous soustraire au travail, quand il intéresse le bien des âmes pour lequel notre Ordre a été institué. Considérant donc que depuis longtemps j'ai pu expérimenter votre zèle pour le salut des âmes et la discrétion que
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VOUS y mettez, en vertu des présentes lettres, je vous habilite en toutes les manières que je le puis (supposé la permission Apostolique) , à recevoir dans l'illustre cité de Venise un monastère afin d' y rassembler des Sœurs qui suivront la Règle de S. Augustin et les Constitutions des autres Sœurs de l'Ordre, selon la grâce qui leur en est accordée par le Seigneur. J'entends me conformer humblement à cet ég^ard aux Bulles du Saint- Siège. Je vous mande de les observer aussi, et je vous transfère tous les pouvoirs qui , selon la teneur de ces Bulles, me sont accordés à moimême » .
Jean Dominici, nous l'avons vu, était plus incliné à la vie mouvementée du missionnaire qu'au travail doux, patient, uniforme de la direction d'un monastère. Mais il prenait à cœur tout ce que l'obéissance lui confiait, et il mit à cette entreprise, avec le concours de ses vertus, le cachet de son génie '.
Sur quels points se portait son attention pour . élever les Sœurs au-dessus des petites faiblesses,
I Son zèle pour la réforme de l'Ordre et le progrès des Sœurs lui valut mille critiques et calomnies ; mais loin de s'en abattre, il regrettait plus tard en ces termes les jours de l'épreuve : « O quantum mihi melius erat stare Venetiis, vel in civitate Castelli, ubi iste pravus honio vocabatur raptor puellarum, puerorum seductor, praedo viduarum, maritatarum deceptor, versipellis, consiliorum corruptor, clericorum inimicus , expulsor religiosorum, pauperum hostis, amicus divitiarum et potentatuum, ambitionis magister, cum caeteris quae adhuc sensualitas horret ! »(BisciONi, Le/L m).
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des recherches, des délicatesses de leur sexe, afin d'en faire des âmes vraiment nobles, viriles, choisies, contemplatives? Nous voyons par ses lettres que trois choses étaient l'objet de ses instructions et de ses réprimandes, car, au besoin, il ne les épargnait pas :
1° Il recommandait en ces termes la parfaite pauvreté: « Que nulle d'entre vous ne touche de la main ce qui lui est envoyé (du dehors);, plus on en fera part aux autres, plus il faudra vous réjouir. Si, en entrant dans la cellule, vous y voyezla moindre chose au-delà de ce que réclame l'extrême nécessité, sur le champ échappez-vous, et n'y rentrez plus jamais, jusqu'à ce que voua sachiez que le démon de la superfluité en a été mis dehors, lui qui chasse de la cellule Dieu et ses Anges » . (Biscioxi, LelL x).
2° En directeur expérimenté, il signalait aux Sœurs cloîtrées , comme un danger particulier pour leur sexe et leur état, une certaine prédominance de l'élément sensible qui les ferait tomber, si elles n'y veillaient, dans une sorte de naturalisme pieux. De là ces recommandations dont la portée est grande: « Cherchez à séparer, chacune en vous, le spirituel de l'animal, ce qui est précieux de ce qui est vil, le sentiment d'avec la raison , et regardez directement Dieu. Ou' une partie de votre être ne fasse point passer ses opérations sous le nom de V autre ; car le dommage serait double, en ce que le bien serait inti-
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tulé mal, et le mal bien. D'où il résulterait que l'âme se confesserait de ce qui est matière à vertu et s'enorgueillirait des vices. Puisque vous ne pouvez émîgrer loin du lieu où vous êtes, soyez du moins étrangères aux personnes, aux amis, aux bienfaiteurs et aux recteurs, fuyant le commerce de tous, restant intimes seulement avec les Bienheureux » .
3° Il trouvait avantageux de créer en elles, à côté des habitudes de piété et de régularité, certains goûts élevés qui, maintenus dans la juste mesure, les intéressassent pendant les temps libres, en même temps, qu'ils leur donneraient la joie de contribuer à la gloire de Dieu. Ces mêmes Sœurs qui maniaient avec entrain le balai pour la netteté du monastère, passaient de là à manier habilement le pinceau, pour orner de miniatures les livres choraux ou autres ; et Jean Dominici rivalisait avec elles, comme on le voit par ces lignes : « J'ai été heureux, leur écrit-il, de recevoir vos lettres que le Frère Jean Simon m'a apportées, et j'ai vu avec joie vos ouvrages de miniature. J'y ai aperçu deux places laissées vides, pour que j'y fasse un V. et une S. et vous les renvoie. Quand je le pourrai, je le ferai très volontiers ; mais maintenant que je suis en voyage et logé chez les autres, je n'ai pas les instruments qu'il faudrait à un ouvrier peu habile comme je le suis » (BisciOM, Ae^L ii).
Cette atmosphère calme, pure, lumineuse avait
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laissé clans l'âme de Jean Dominici une empreinte à part, et quand il était loin, dans le tourbillon des travaux, il écrivait : « Le Seio^neur m'a fait goûter la douceur de la solitude ; je me suis merveilleusement délecté à rester dans le couvent sans en sortir. Quelle peine pour moi maintenant quand, dans le Carême, je dois sortir tous les jours pour aller prêcher à la cathédrale ! L'acte de la prédication m'est certes bien agréable, mais circuler au milieu du monde m'est dur. Combien j'envie votre état, vous qui êtes cloîtrées et ne pouvez sortir ! O quand reviendrai-je à ma cité de Castello et y jouirai-je de mon aimable réclusion? » (BisciONi, LefL II).
Secondé par un tel homme, Raymond voyait donc renaître parmi les Sœurs les vertus des temps primitifs, au profit immense de tout l'Ordre; et au milieu des amertumes de sa charge, qu'il sentait si vivement, il n'avait, pour se consoler, qu'à se reporter en esprit vers son jardin de Venise, pour en regarder les fleurs et en aspirer les chastes parfums.
Un autre monastère lui donnait aussi des consolations, celui de Pise, fondé par la B. Claire Gambacorti, qu'il avait connue dans les splendeurs du monde et qui, devenue veuve à seize ans. avait fondé un monastère de stricte observance, conformément aux désirs de sainte Catherine de Sienne '.
I Deux belles lettres de S. Catherine (322. 323) à la B. Claire, dite aussi Tora, montrent avec quelle grâce, quel tact et quelle
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Il est dit d'elle, dans son Office, qu'« elle ne parlait qu'avec Dieu ou de Dieu, à l'exemple de S. Dominique, de sorte que personne ne la quittait sans se sentir meilleur > '. Mais si elle était morte au monde pour ce qui concerne ses splendeurs, son bien-être, ses bagatelles, elle aimait toujours ses concitoyens engagés par la Providence au milieu du monde , et elle désirait leur bonheur véritable en Dieu. Ayant donc constaté le bien opéré à Pise par Jean Dominici dans une sorte de mission où il avait prêché jusqu'à quatre fois par jour, convertissant beaucoup de pécheurs et décidant bon nombre de ses auditeurs à entrer dans divers Ordres religieux, Claire, en vraie Sautr Prccheresse, écrivit à Raymond pour qu'il fît revenir cet apôtre incomparable. On le voit par la lettre qu'adresse à celui-ci son Maître Général : « Sachez qu'une sainte Moniale, Sœur Claire, m'a envoyé lettres sur lettres pour me prier de vous imposer les prédications du prochain Carême à Pise ; et je lui ai répondu que je le ferais volontiers. Si donc vous le pouvez sans dommage notable, allez-y. Car, selon les lettres de la dite Sœur Claire, il y a grand espoir que par là le couvent de Pise se réduira à la pleine observance, ce dont je me réjouirais beaucoup » .
force elle savait la détacher du monde pour la porter vers Dieu, seul objet digne de son grande cœur.
I Ad sancti Patris Dominici tramitem , non loquebatur nisi cum Deo aut de Deo : ex quo contigit neminem ab ea discessisse quin melior effectus fuerit. {Lect. Il A^oct.)
SoUiciliid^ pour les inouastlres de Scfiirs. i6i
On ne sait si la mission tant désirée put avoir lieu. Du reste, le monastère de la Bienheureuse Claire n'était-il pas devenu â lui seul, pour la cité, une mission permanente, par son action chrétienne, douce, forte et persuasive, dans toutes les classes de la société? '
^ Le cœur chrétien qui apprécie à leur juste valeur les monastères cloîtrés fidèles à l'esprit de leur institution, est consolé d" entendre le grand Pape Léon XIII, marchant sur les traces de ses prédécesseurs, vanter la noblesse et proclamer l'opportunité de cet état de vie , comme contrepoids aux influences antichrétiennes qui, de nos jours, régnent dans l'atmosphère. «Sans doute, dit-il, les antiques combats des vierges-martyres furent grands, et ils frappent d'autant plus l'esprit qu'ils se sont accomplis au grand jour, sur un théâtre illustre. Cependant, non moins digne d'admiration est cette vie qui se passe dans l'ombre, constante à parcourir l'ardu sentier de toutes les vertus. Dans ce genre de mérites se rendent particulièrement remarquables ces cohortes de vierges qui, laissant derrière elles la préoccupation des choses mortelles, et méprisant les délices mondaines,- se sont consacrées totalement à Dieu. Cachées en Jésus Christ, y menant une vie solitaire, pauvres, se privant de tout, fortes contre les infirmités de la nature humaine au-delà du croyable, elles n'aspirent qu'à être les épouses du céleste Agneau , dans l'espoir de recevoir de lui les récompenses éternelles... âmes d'autant plus dignes d'éloges que la licence devient plus effrénée et que les mœurs publiques descendent plus bas. Car, semblables à des lampes ardentes dans 7ine région sombre, elles dissipent au loin les ténèbres, et montrent la voie sûre, soit aux cœurs timides et irrésolus pour qu'ils marchent avec ardeur, soit aux égarés pour qu'ils reviejinent dans les sentiers de la justice ». — « Ouae quidem si magna sunt aniinosque procellunt acrius , quod in aperto et illustri loco posita sunt, haud lamen niinorem habet admiratioiiejH umbratilis vitae laus per arduum quodqtie virtutis iter constantissime actae. Hoc taudis génère spectandae apprimis fulgent eorum virginum cohortes, quae posihabita rermn mortalhim cura, spretisque illecebris ac deliciis, sese totas Deo vianciparunt. Hae abditae in Christo solitariam zitam agentes , pauperes , omnibus
iSi Le B. Rayinon.l Jj Capoiie. — Chapitre XL
abstinentes, supra quam credibile est contra naturae infirmitatent fortes, coelestis Agni nuptias inhiarunt, immortalia ab ipso praestolantes... eo niaioribus sunt efferendae praeconiis que ruunt in pejus effraenaia licentia, publici mores. Tpsae eniin quasi lucernae ardentes in caliginoso loco, obducias late tenebras disciitiiint, certumque cursuni ostendunt, timidis qtiidevi ac diibiis ut procédant alacres, errantibus autem ut in viam possent redire justitiae ». (Décret., 20 Jan. iSgg, in Catisa Ven. 3Iartinelta Martinengo, Cappuccin. et Antoniag Mariae Belloni, Blonial. S. Clarae).
VENI SPONS A CHRISTI ^^r^S.
Crucifix de Pou ti guano qui parla an B. RavmonJ.
Si-