AFFECTION DU BIENHEUREUX POÎJR MONTPELLIER
tudes, il avait dû enseigner cinq autres années pour obtenir la licence et les honneurs du doctorat. L'acte notarié dressé à cette occasion ^ et les statuts promulgués trois ans auparavant pour l'Université de Droit de Montpellier ^, nous permettront de retracer avec quelques détails cette cérémonie.
C'était à la rentrée scolaire de 1842. La veille de la Toussaint, jour choisi pour l'examen privé, dès matines, avant l'ouverture des cours, tous les docteurs qui ont pu répondre à la convocation de leur doyen, pénètrent dans la vieille et sombre église Saint-Firmin, la paroisse de l'Université. A la chapelle de la Trinité les attend Guillaume de Grimoard, assisté de Paul de Deaux, son maître en décrets. Il n'aurait pu mieux le choisir : issu d'une famille noble de ce diocèse d'Uzès voisin du Gévaudan, moine bénédictin de Sàint-Guilhem le Désert, Paul de Deaux, comme vicaire du cardinal Bertrand, son oncle, vient d'être le législateur efifectif de l'Université de Droit, où il professe iavec autorité. Sur la désignation du délégué de l'évêque de Maguelone, deux des docteurs présents se lèvent. Au hasard de l'ouverture du livre ils tirent la décrétale et le chapitre du décret qui vont fournir les points d'examen. Ensuite tous se retirent, car la préparation sera courte à l'aspirant.
L'heure de vêpres retrouve, en la chapelle de la Salle-l'Evêque, résidence urbaine du prélat, frère Guillaume de Grimoard et ses examinateurs en présence. Rien de plus impartial que le recrutement de ces derniers : tout docteur se trouvant, par son titre seul, invité à en être, partisans et adversaires