‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 57 sur 108 · Reg. Urb · texte numérisé non relu

Reg. Urb

2. Villani, 1. XI, c. 64. — Theiner, Codex diplomalicus doniinii temporalis, t. 11^ p. 41 ï? n" 887.

mis/ les combattant séparément, usant de la politique fédérative pour dompter les plus rebelles, confiants en Dieu, le Pape et son génial capitaine méritèrent l'admiration du monde. Rome elle-même, déchirée par les factions, répudiant une liberté qui lui était si funeste, se donna au Souverain Pontife.

Tant de gloire, tant de succès excitèrent contre Albornoz la jalousie des vaincus, des médiocres, des flatteurs. Mais Urbain V, parlant à son cœur, lui disait : « Votre zèle m'est connu. C'est pour la défense de la liberté que vous avez fait la guerre comme un bon soldat de Jésus-Christ. Vous avez détruit les tyrans, ne vous laissez pas vaincre ni abattre par la calomnie. Quel homme illustre par ses vertus et comblé d'honneurs a su toujours se soustraire aux attaques de l'envie et imposer silence à de misérables intrigues? Ni les puissants, ni les juges, ni les rois, ni les Pontifes, ni Jésus-Christ luimême n'ont pu le faire. Nous savons que vous avez encore la vigueur de l'esprit et du corps. Si vous voulez vous souvenir du bienheureux Hilarion, qui redoublait ses travaux et ses abstinences à mesure qu'il avançait en âge, vous reprendrez une force nouvelle dans votre vieillesse. Si vous désirez augmenter vos mérités devant Dieu, comme nous en sommes persuadé, acceptez le travail qui vous est imposé. Nous le croyons nécessaire au peuple de saint Pierre. Pratiquez la vertu de l'obéissance, qui est préférable aux victimes, et vous pourrez, comme saint Paul, vous glorifier plus que les autres dans le Seigneur 1 ».

Albornoz, se conformant aux désirs du Pontife, rem-

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