‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 67 sur 108 · I. Fita del B. Giovanni Columbini, Siena, i54i · texte numérisé non relu

I. Fita del B. Giovanni Columbini, Siena, i54i

ments du Souverain Pontife et des cardinaux, puis, debout sur le littoral, tenant aux mains des rameaux d'olivier, le front ceint déjeunes rejetons de cet arbre de paix, ils attendirent le passage d'Urbain V. Quand ils le virent franchir la passerelle, ils crièrent de toutes leurs forces : « Loué soit Jésus-Christ! Vive le Saint-Père ! »

Les foules répétaient ces acclamations, et tout le long du rivage on n'entendit qu'une voix : « Vive le Saint-Père ! Vive le Saint-Père ! »

A la suite du Pape, les prélats, officiers, soldats gagnèrent la terre et passèrent quelques jours à Corneto. On y célébra la Pentecôte, on y prit possession de l'État temporel, on reçut l'hospitalité chez les Frères Mineurs 1, et l'on remercia Dieu de l'heureux voyage maritime.

Le mardi 8 juin, Urbain V quitta Corneto, accompagné d'un cortège imposant.

Toscanella avait montré un ardent dévoûment à l'Église. Urbain V la récompensa en s'y arrêtant, et en passant même une nuit dans ce petit bourg si pieux.

Viterbe en toute hâte courait à la rencontre du Bienheureux. Une multitude étonnante de clercs et de laïcs chantaient le Benedîctus qui çenit in nomîne Dominl. C'était le 9 juin. Urbain V entre dans la ville, reçoit la députation des Lombards, et va s'établir dans la citadelle bâtie par le cardinal légat.

Cependant, la prudence n'indiquait pas encore l'heure opportune d'aller d'un trait à Rome. Urbain V connaissait trop l'humanité pour se confier à un sentiment populaire.

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