‹ Le bilan d'un siècleChapitre 38 sur 69 · S 1. DÉCORATION ET MOBILIER DES ÉDIFICES PUBLICS ET DES HABITATIONS · texte numérisé non relu

S 1. DÉCORATION ET MOBILIER DES ÉDIFICES PUBLICS ET DES HABITATIONS

La décoration et le mobilier des édifices publics et des habitations ont fait précédemment lobjet d une étude assez complète au point de vue artistique. Ce chapitre sera donc strictement limité à une revue sommaire du matériel, des procédés d'exécution, des faits industriels et commerciaux.

1. Décoration fixe. — Presque toutes les indications que pourraient appeler les matériaux mis en œuvre pour la décoration fixe ou leur mode de travail et d'emploi avaient, à d'autres titres, leur place marquée ailleurs, notamment dans la partie consacrée au génie civil. Il ne me reste à aborder ici qu'un petit nombre de questions spéciales.

Dès l'antiquité , le remplacement économique du marbre a provoqué de nombreuses recherches. Ces recherches ont abouti à l'invention du stuc. Ordinairement, on prépare le stuc en gâchant le plâtre fin avec un liant comme la gélatine, en le colorant dans la niasse et en le polissant. Il peut également être obtenu au moyen de marbre pulvérisé et de chaux. Enfin, de nos jours, certains simili-marbres sont faits de matières siliceuses et non calcaires, ce qui les rend inattaquables par les acides ordinaires. Un avantage du stuc est de se prêter au moulage.

Au commencement du xix® siècle, les moulages en plâtre jouaient un grand rôle dans l'ornementation généralement peu saillante des édifices. En 1817, Méziers tenta de répandre l'usage du carton-pierre; plus tard, la composition de la matière reçut d'heureuses modifications. Vers i85o, surgit une innovation importante, fournissant de grands moulages en plâtre, minces, légers et solides : le procédé

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