RÉSUMÉ
Par l’état que j'ai soumis, dès le début de mes remarques, j'ai démontré que notre dette avait été créée pour les fins suivantes : Déficit entre les recettes et les dépenses ordinaires de
à la somme de
DOTE ice ......... $ 3,381,664 93 Payé pour la construction de chemin de fer, ANNE UN 25,791,216 75 Coût des départements et du nouvel Hôtel du Parlement 1,593,695 91 Palais de Justice à Québec...........,,..,,..... 888,501 08 Travaux publics et dépenses spéciales, ‘de 1867 à 1897. à 2,959,449 79
L'état ci-dessus indique claire nent pour quelles fins la dette de la province a été créée.
Jl est établi par l’état du passif et de l'actif dela province au 40 juin 1897, préparé par les officiers du Trésor, et dont le Premier n.inistre vient de nous faire part par son discours sur le Ludget, pee le total de la dette consolidée au 30 juin 1897, était de............. $ 34,196,654 08
Que le total du passif, à la même date, était de... 37,944,310 81 Contre ce passif nous avons un actif de 11,852,652 C5 Déduction faite de cet actif, la dette nette, au 30 juin
1897, était ce te 25,491,658 16
L'estimation du service des intérêts sur la dette est porté pour l'année prochaine, à une somme d’au-dela $1,600,00C.(0. Le revenu sur lequel nous pouvons compter en moycune est de 4,000,000.00, et quelquefois moins. Déduction faite de ce 1,600,000.00 destiné à couvrir le service des intérêts, il ne reste qu’ure sonime relativement minime de $2,4C0,000 pour l'administration des diftérents services publics
L'année dernière, les recettes n’ont été que de #3,877,466.22, les dépenses ordinaires et extraordinaires, sans inclure ce qui a été payé sur les subventions aux chemins de fer, ont été de $4,862,282.70, le montant de subventions payées a été de $1,350,830.23 et pour achat de propriétés #30,000 ; ce qui élève à $2,361,291.49 la somme dépensée en plus que nos recettes. Pour obtenir l'équilibre entré les recettes et les dépenses, il faut donc de toute nécessité que la dépense s'élève au même chiffre que celui de notre revenu, lequel comme je l'ai déja dit, n'excède pas en moyenne la somme de 4,000,000. Ainsi, toute dépense au-delà de ce chiffre contribue à augmenter la dette et à accroître proportionnellement le service des intérêts.
Ce qui est de nature à aggraver la position qui nous est faite, c'est que par une législation pendant les deux dernières sessions nos prédécesseurs ont aboli certaines taxes qui enlèvent au trésor une somme de revenu de $303,000 dont ces messieurs ont eu la jouissance, de 1893 à 1897, en outre d'une réduction de $66,500 d'intérêt sur le montant qui nous est dû par le Pacifique Canadien, le produit de la vente du chemin de fer du Nord, ces deux sommes réunies forinant un total de $369,500, sur lesquels nous ne pouvons plus compter.
Bien étrange politique de la part de nos prédécesseurs que celle d'enlever des taxes au moment où la dette se trouve énormément augmentée et que les dépenses sont considérablement accrues.
Or si ces taxes étaient nécessaires en 1892, elles doivent l’être encore plus aujourd’hui, vu que la position est plus défavorable qu’à cette date, ce qui est facile à prouver par les quelques chiffres suivants :
La dette consolidée qui était au 30 juin 1892 de...... $ 25,175,320 01 Etait, au 30 juin 1897, de.,.,,.. soso 34,196,654 08
C’est une augmentation, en cinq ans de,.,,.,..,,.,.... 9,021,334 07 Les dépenses ordinaires qui étaient en 1891 de........ 4,095,520 45 Et que nos prédécesseurs trouvaient trop onéreuses
pour la province sous le régime libéral, avaient
atteint, le 30 juin 1897, l'énorme somme de,,,,,,,,, 4,685,966 22
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Le revenu se trouve reduit de $369,500 par l'abolition de certaines taxes, et 1l existe en outre une dette flottante de un million et demi, en chiffres ronds, sans compter d'uutres obligations pour un montant considéruble, contractées depuis la dernière session, en vertu d’arrêtés en conseil et que nous pouvons être, un jour,appelés à payer.
Tel est le resumé des opérations financières de ces honorubles messieurs, de 1882 à 1897.
On peut voir par les chiffres que je viens de soumettre que leur prétendu équilibre n’était qu'un leurre, et que la situation financière, au lieu d'être améliorée, est bien plus défavorable qu'elle ne l'était en 1892. L'Honorable premier ministre se trouve donc en face d’une tâche des plus difficiles, et il faut une large dose de bonne valonté de la part de celui qui a bien voulu l'entreprendre. Le gouvernement à qui incombe maine tenant le devoir de réparer, dans la mesure du possible, les conséquences d’une politique imprudente, est bien déterminéde poursuivre l'œuvre de la restauration de ncs finances, avec prudence, sagesse et économie, en utili sunt au maximum, les faibles ressources que lui ont laissées ses prélécesseurs, Mais il faut bien se pénétrer tous ensembles, de l’idée que ce n'est que par la plus stricte économie que nous pouvons espérer atteindre le but désiré et qu’il est moralement impossible de songer à contracter de nouvelles obiigations, encore moins, de se lancer dans de nouvelles entrprises, quelqu'en soit l'utilité et l'avantage, au point de vue public, a ‘ant d'avoir pourvu aux moyens nécessaires pour rencontrer les exigences q 1e toute telle politique entraineruit,
Mais, pour assurer le succès de la tâche que le gou‘ernement s’est imposée, il faut le concours franc et luyal de toute la Chambre, si non, ses efiorts seraient inutules.