QUELQUES MOTS D'EXPLICATION
Il ést maintenant nécessaire de donner quelque : mots d'explication sur l'état No. 1 annexé au discours budgétaire de 1892, ce tableau est un résumé des dépenses et des recettes de ISSS à 1891. La comptabilité de cet état est exacte et représente réellement les recettes et les dépenses, mais il est erroné, en ce sens, qu'il ne fait aucune distinetion entre ce qui ext attribuable à la politique du régime libéral et à celui de se: prédécesseurs avant le 31 janvier 1887.
L'excès de la dépense sur la récette, d'après cet état, est de $6,050,67476. C'est bien 1e montant réel dépensé en plus que le 1evenu sous le gouvernement Mercier. Muis à défaut d'explications par M. Hall au sujet de cette dépense, on est porté à faire Leser sur le gouvernement Mercier la res ponsabilité de ces $86,050,674.76 c'était là évidemment le but dece monsieur, autrement il aurait eu la toyauté d'admettre ce qui avait été pavé pour le règlement des obligations antérieures à 1887, car il ne faut pas oublier qu'à cette date, —et le trésorier ne pouvait l'ignorer,—il existait une dette flottante s’élevant
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À la somme de $4,500,000.00, dont les détails ont déjà été donnés dans mon ex posé budgét aire du temps. Or, à l’ exception de $1,100,000 qui avait été payé sur leur dette flottante avant le 30 de juin 1887, la balance qui s'élevait à environ 83,400,000 figure dans le total de cette dépense de $6,050,674.76. C ependant l'honorable Trésorier laisse la Chambre et le pays sous li impression que nous avons dépensé pendant ces quatre années $86,050,674.76. Ces honorables messieurs s'appuient sur des chiffres qu’ ils: savent erronnés mais n’en continuent pas moins à entretenir cette impression quoique j'en aie, à plusieurs reprises, démontré la fausseté.
Je me suis arrêté peut-être un peu longuement sur la comptabilité fallacieuse de cet honorable monsieur, maïs je voulais établir clairement combien était peu fondées ses représentations au sujet de la politique financière de ses adversaires. [Il ne semble avoir eu aucun scrupule de se faire l'instrument de ceux qui voulaient, à tout prix, ruiner dans l'opinion publique le caractère politique des hommes qu'ils avaient remplacés dans les conditions que l’on connait. On ne doit pas s’en étonner car, de tout temps, ils se sont montrés prêts à jouer n'importe quel rôle afin de conserver les rênes du pouvoir.
A la page 39 de son discours, version française, il dit: “Il n'y a qu'une seule voie à suivre, c'est d’équilibrer réellement nos recet- ‘tes et nos dépenses et d'éviter de nouvelle: obligations, Pour arri- ‘ ver à ce résultat, nous devons voir à augmenter notre revenu pen- * dant quelques années, et cela signifie : augmenter les taxes. Il est ‘inutile pour nous de croire que la province peut aller plus loin #* sans prendre des mesures nécessaires pour faire face aux obliga- “tions. Mon prédécesseur surmontait toutes les difficultés en faisant des emprunts et en se servant des fonds en fidéicommis, ‘mais il faut s'arrêter pour la seule raison qu'on ne peut recourir à ‘ d'autres emprunts.”