AMOR
tr au passif, aux prévisions sur créances douteuses et liigieuses, pour la portion présumée perdue.
Amortir est un terme exagéré dans le cas qui nous
occupe, parce que ces créances ne sont pas toujours irrécouvrables, qu’elles peuvent devenir de bonnes créances par la suite, dans le cas où le débiteur reviendrait à meilleure fortune ; et. le montant temporairement douteux n’a pas à être rangé parmi les amortissements, mais bien parmi les prévisions, tandis que la partie irrémédiablement perdue passe aux résultats.
Nous avons soutenu que l'amortissement est oblizatoire et ne peut pas être une réserve, attendu qu'il ne trouve pas sa contre-valeur effective dans l’actif ; bien au contraire, il est réquis, même si la société est en perte, alors que la réserve légale n’est officiellement appelée que si la société est in bons.
Dans cet ordre d'idées, il faut faire une nuance entre les amortissements et les prévisions ; ces dernières ne sont pas des amortissements parce qu'elles ne sont pas définitives, parce que ces réductions des éléments de l'actif ne sont souvent que temporaires et qu'elles peuvent avantageusement se solder par la suite et faire reprendre à l'élément actif, qu'elles ont atteint, Ia
valeur nominale où une valeur plus ou moins rappro-
chée.
C'est conséquemment une erreur que de grouper les
amortissements et les prévisions et a fortiori, l'erreur est plus grosse de les porter sous la rubrique du capital-ré-
« serves; ces postes seront nettement dégagés el le passif
spécifiera les catégories des réductions actives effectives, telles les moins-values des fonds publics, des effets à recevoir, des marchandises, des matières premières et approvisionnements et enfin celles des créances dou-
teuses ou litigieuses.