‹ Le bill d'autonomie des provinces d'Alberta et de Saskatchewan devant les chambres hautes (volume 2)Chapitre 17 sur 22 · CE QUE PENSE UN ORANGISTE · texte numérisé non relu

CE QUE PENSE UN ORANGISTE

M. Orawford, le député de Partage la Prairie, appartient à l'ordre des orangistes. Il est en même temps un des pajntisans les plus dévoués de M.

Laurier.

Ecoutons ce qu'il a dit, le 14 avril dernier :

"Les députés de l'opposition ont " émis la prétention qu'il n'y avait "aucune différence entre les clauses " éd'itdata on nelles du Ml tel que pré- " sente et les mêmes clauses du bill " tel qu'on se propose de l'amender.

" Je crois, moi. que la différence est " considérable. Les clauses primitives " étaient bien peu définies. Elles per- " mettaient d'avoir ?es écoles telles " qu'elles existent actuellement au

" Manitoba ou encore les écoles telles "qu'elles existaient au Nord-Ouest "avant 1S90. C'était embrouillé à ce u point, niais les clauses amendées "sont plus claires et rendent la loi

" plus compréhensible, et il n'est " plus permis de douter de la portée " de celle-ci.

" Et maintenant ces lois scolaires, " comme elles fonctionnent dans le " Nord-Ouest et telles que nous vou- " Ions les perpétuer, ne sont pas du " tout ces lois scolaires que se figu- "irent le peuple d'Ontario... L'idée " qui domine dans la province d'Onta- "rio est fausse. Elle prête au gou- " vernement l'intention d'établir d<tns "le Nord-Ouest des écoles semblables " à celles que nous avions dans le Ma- "nitoba antérieuirement à 1890, c'est- " à-dire des écoles sous le contrôle de " l'église.

" Ce que l'on s'imagine aujourd'hui "dans l'Ontario, c'est que le gouver- " nement a l'intention, d'établir des " écoles catholiques romaines, contrô- " lé es pan* l'église et entièrement soustraites à l'Etat. Voilà ce que pense " le peuple de l'Ontario trompé pair les "faux rapports qu'on lui fait. Il est à " peine nécessaire pour moi d'établir " la nature réelle de la présente loi. " Si celle-ci est adoptée, nous n'au- " rons certainement pas ce qu'on ap- " pelle dos écoles séparées. De fait, "on n'aurait jamais dû se servir de " l'appellation " séparées." Nous proposons de continuer dans le Noird- " Ouest ce qui y existe déjà, des éco- " les qui — catholiques ou protestantes " — sont en réalité des écoles pulbli- " ques ouvertes à tous, les mêmes ins- " titutieurs, soumises au mêmie comtrô- " le, lequel est entièrement entre les " mains du gouvernement sans aucune " intervention religieuse. Sur cette " question, mes convictions sont aus- " si profondes que celles de n'importe " qui au Canada, et mes sentiments " et mes penchants comme oran:giste " sont aussi prononcés que peuvent " l'être ceux de mon ami le député de " East Grey ( Sproule). Mon titre d'o- " rangiste me prédispose à être cha- " tou Dieux sur ce point, et si je soup- " connais qu'on voulut introduire dans " le Nord-^uest ces écoles catholiques, " contrôlées par l'Eglise, qui hantent " les- esprits du bon peuple d'Ontario, "je m'y opposerais aussi énergique-

"ment que qui que ce soit. Je ne l'en- " durerais pas, pas même une minu- " te durant. Miais nous n'avons riein "de tel. C'est le contraire qui est la. " véritable situation." (Débats 14.

avril 1905, page 4729).

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