LA DECLARATION DE M. LAURIER
M.ais pourquoi dheiicher ailleurs, chez ses ministres ou chez ses partisans, ce que M. Laurier lui-même a expliqué en termes si clairs dans la lettre main tenant historique que le chef du gouvernement a livrée à la publicité et dans laquelle il disait à um de ses amis qui le consultait sur ce sujet :
" L'impression prévaut que les éco- " Tes séparées, telles que prévues dans " le bill, seront des écoles eoclésiasti- " ques. Ceci est une erreur. Les écoles " que vous appelez écoles séparées " dans ce cas ici ne sont pratiquement 11 que des écoles nationales. Voici la " loi des Territoires du Nord-Ouest à "l'heure qu'il est.
" Tous les instituteurs doivent su- " bir un examien et avoir un certdfi- " eat du bureau de l'instruction publi- " que • toutes les écoles doivent être " soumises à 1'tiinsipection d'inspecitleurs
" nommés par le bureau d'instruction '•publique ; tous les livres en usage " dans les écoles doivent avoir été ap- " prouvés par le bureau de l'instiruc- " tion publique ; toutes les affaires " matérielles sont sous le contrôle du " bureau de l'instruction publique ; " tout l'enseignement doit être " donné en langue anglaise ; à 3 h^u- " res 30 minutes l'instruction religieu- " ses peut être donnée aux enfants " suivant certains règlements faits par " les commissaires, mais la présence " des élèves n'est pas même obliga- " toire.
" Trouvez- vous quelque chose à re- " prendre à cette dernière clause ? Ne " croyez-vous pas que ce que vous ap- " pelez " Ecoles Séparées NE SONT " EN REALITE QUE DES ECOLES " NATIONALES."
" La grande objection aux écoles sé- " parées, c'est qu'elles diviseront no- "tre peuple, mais si la même éduca- " tion est donnée dans ce que nous ap- " pelons les écoles séparées que dans " toutes les autres écoles, je ne vers " pas l'objection qu'il peut y avoir à " un tel syscème."