‹ Le bill d'autonomie des provinces d'Alberta et de Saskatchewan devant les chambres hautes (volume 2)Chapitre 5 sur 22 · DEFINIE PAR M. LAURIER · texte numérisé non relu

DEFINIE PAR M. LAURIER

Et qu'est-ce donc après tout, qu'un* •école séparée et quelle est sa raison d'être ?

Je laisse la parole au chef du gouvernement.C'est lui qui, le 21 février dernier, disait en présentant sa me> sure à la Chambre des Communes

' " Avant d'aller plus loin, avant de " franchir île seuil de ce problème, je " pose tout de suite cette question à la " Chambre : Que sont les écoles sépa- *' rees ? Quelle est la signification de ce " terme ? D'où vient-il ?

41 Quelle en fut l'origine et quel en fut " l'objet ? Peut-être dira-t-on :

"" Mais à quoi bon discuter une telle " question ? L'expression " écoles " séparées " doit être familière à tout " le monde ? " Monsieur l'Orateur.

41 si quelqu'un devait faire une telle " observation, soulever une telle ob- " jection, je lui dirais que jamais ob- " jectipn ne fut moins fondée que " celle-là. L'humanité est toujours la *' même. Il surgit toujours de nou- 11 veaux problèmes et de nouvelles " complications, mais ees problèmes?

41 et ces complications, évoluent tou- " joints dans le même sentier battu " par les passions des hommes, par " leurs préjugés, par leur égoisme.

" L'histoire devrait donc être une sau- " vegarde, et c'est généralement en " appelant à l'histoire du passé qu»

11 nous découvrons les problèmes dont " nos pères eurent à s'occuper et la " solution de ceux qui s'imposent à " notre attention. Si nous jetons un " regardl rétrospectif sur l'histoire 11 de notre jeune pays, si nous déeou- " vrons l'origine de la question soo- " laire, l'origine de la question des 41 écoles séparées, peut-être cette his- " toire sera-t-elle pour nous la co- " lonne de feu qui nous montrera le " chemin pendant la nuit et éclairera " notre marche."

(Hansard de 1905, page 1501).

Après avoir raconté au long l'histoire des écoles séparées aux anciens jours de la législature du Bas-Canada Thon. M. Laurier continuait :

" Inutile de faire observer que la religion chrétienne repose non seulement sur un ensemble de préceptes de morale, mais aussi sur un ensemble de dogmes. Dès l'époque la plus reculée, les dogmes ont tenu, dans l'esprit de tous les chrétiens, une place aussi importante que les préceptes mêmes de la morale. La , réforme opéra une scission parmi les chrétiens. Les anciens groupes restèrent catholiques-romains ; les novateurs s'appelèrent protestants.

Entre catholiques-romains et protestants il existe de profondes divergences en matière de dogmes.

D'une confession protestante à unie autre, au contraire, la divergence est plutôt affaire de discipline que de dogme. Aussi, l'ancien gouvernement du Canada, mis en présence d'une population catholique et de diverses sectes protestantes plus»

ou moins similaires, et constatant qu'au point de vue des croyances, il n'y avait lieu, en pratique, de te nir compte que de là scission entre catholiques et protestants, autorisa l'enseignement religieux dans les diverses écoles, de manière à permettre à chaque père de famille de faire inculquer à ses* enfants ces articles de foi auxquels il tenait plus qu'à la vie même. C'est là toute la raison d'être des écoles confessionnelles ou séparées." (Hansard de 1905, page 1504).

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