PAROLES EPISCOPALES
L'hon. premier ministre n'a pas été le seul à définir ce que doit être une école séparée.
Dans une pétition présentée au gouvernement en 1894 et signée par trente et un archevêques et évêques du pays, il était écrit :
" Les catholiques croient à la néees- *! site de l'instruction religieuse dans " les écoles ; leurs convictions leur " imposent des obligations de conscience, et ces obligations leur don- " nent des droits dont ils ne peuvent " pas être privés....
" Les soussignés, pasteurs d'âmes, " ne font qu'un avec leurs ouailles, " pour la revendication de leurs droits; " et ils sont bien déterminés à con- " server ces droits dans leur intégrité. " Il y a là une question de justice, " d'équité naturelle, de prudence ei " d'économie sociale intimement liée "aux intérêts fondamentaux de ce " pays.
" Les catholiques étant dans l'o- " bligation d'instruire leurs enfants " conformément à leur foi et aux prin- "cipes généraux qu'ils professent, ii " s'en suit que, dans un pays libre " comme le nôtre, ils ont le droit d'é- " tablir leurs écoles séparées."