I. Voir mes Recherthea sur le Tribunal criminel de l'Indre
toi LE BLANC ET SA MUNICIPALITE
cifialité, l'intention qu'avût eue Bernard de capter le suffrage des votants pour se faire nommer membre du comittj de surveillance. Ce quiie prouve, i^outela délibération, c'est qu'il a réuni presque toutes les voix.
Toi^ouFs à propos de la mfime élection, le Conseil général avait appris que les habitants de la commune, notamment les femmes, étaient fanatiséi et montraient le plus grand attachement pour le citoyen vicaire de Saint-Génitour, « au point que les femmes l'entourèrent » dans l'assemblée primaire et qu'il parut satisfait de » s'y trouver parmi elles u. Considérant, ajoute la délibération, « que dans cet instant les individus qui cher- » chent à se faire des partisans et à influencer les opi- » nions, doivent être considérés comme suspects; que par B conséquent il est intéressant pour le bien public de » déjouer leurs manœuvres en les faisant détenir dans H les lieux où ils ne seront pas & même de communiquer » avec leurs partisans, avons arrêté que la présente dé- » libération serait adressée à l'administration du dis- » trict pour, par elle, être statué ce qu'U appartiendra. » On ne pouvait pousser plus loin le respect de la liberté électorale I
Le 5 ventôse an II (23 février 1794), le citoyen Roy, journalier, comparut devant les ofQciers municipaux et leur déclara qu'étant autorisé par la loi ' à changer son
1. Si-26 brumcùre an II (14-16 novembre 1193). Décret relatif & la facalté qu'ont tous les citoyenB de se nommer comme il leur plaît, en se oontormant aai fonnalitéB prescrites par la loi. La ConvenUon nationale, etc.
sous LA REVOLUTION. 10S
nom, il désirait prendre celui de La Montagne, ce qui lui fiit aussitôt accordé.
Les changements de noni3 étaient assez fréquents h cette époque. « Le Conseil général (de Paris), dit » M. Villiaumé, invita les citoyens k échanger, h la » municipalité, leurs noms de baptême contra des noms a empruntés & l'histoire des républiques anciennes, ou » à l'histoire contemporaine, tels que ceux de Brutw, » Scêvola, Marat, Lepelletter, Un grand nombre se ren- » dirent à leur invitation et donnèrent ces noms à leurs u enfants nouveau-nés. La même innovation s'appliqua » aux noms des communes, etc. *. » C'est ainsi que Ch&teauroux devînt Indre-Libre, etc.
Le registre municipal, à la date du 18 mars 1794, porte la trace de la mise en pratique de Vâatruction obligatoire. Le décrat du 39 frimaire an II, sur l'organisation de rinsiruotion publique, ordonnût qu'il serait ouvert dans chaque commune un registre destiné & inscrire les noms des instituteurs et institutrices du premier degré d'instruction et des enfants et pupilles qui leur seraient
Sur la propoilUoD taUe d'approaver le Doin de Liberté déoerné ï 1> oitoyeane Goni, la CoovenUon naUoDale la tenvoie par devant la municipalité de 80D domicile, pour ; déclarer le nouveau nom qu'elle adopte, en se conformant ani formes ordinaires. — Enfin, sur la ppoposiUon faite, qn'il soit défendu à tout citoyen de prendre pour nom propre ceux de Liberté, Égalité, la Convention nationale passe à l'ordre dn jour sur cette proposition, motivée eur ce que chaque citoyen a la facnlté de se nommer comme U loi platt, en ae conformant aux formantes prescrites par la loi.