‹ Le Blanc et sa municipalité sous la RévolutionChapitre 9 sur 12 · Voir me» Rtcherche) sur le Tribunal criminel dt Vlndre · texte numérisé non relu

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sous LA RÉVOLUTION.

1 la distribution des poudres, je note que la poudre h canon valait 30 sous la livre et la poudre Qne 36 sous.

Le 24 décembre, plusieurs décrets furent lus, et cette lecture fut suivie d'arrêtés municipaux prescrivant l'enlèvement des signes de royauté et la confiscation des édifices sur lesquels on les laisserait subsister. Cette mesure s'accentua dans la délibération du 24 juillet 1794; on y donna lecture d'une lettre du Comité de salut public qui contenait le passage suivant : « Il faut que » tous les signes de la féodalité soient enlevés, de » manière qu'ils paraissent n'avoir jamais existé. Il faut '> que l'empreinte et la nuance de la pierre n'en puissent » pas rappeler le souvenir; il faut qu'une couleur rem- » brunie rende uniforme la surface des murs; il faut, » enfin, que partout oh il sera possible, les attributs de » la Liberté soient substitués & ceux de l'esclavage. »

Le môme jour, 24 décembre 1793, on ordonnait do retourner les plaques de cheminée ou contre-feux qui portaient des signes de féodalité. On adoptait le calendrier républicain pour les opérations des différentes administrations. On prohibait aussi les signes de royauté et de féodalité que représentaient les anciennes caries à jouer. « C'est alors qu'un fabricant - cartier disait au n public dans son prospectus : « Il n'est pas de républî- » cain qui puisse faire usage (même en jouant] d'expr^^s- » sions qui rappellent sans cesse le despotisme et l'iné- " gaiité. » Aussi , l'inventeur appelait-il ses cartes : » cartes de la Révolution,

LyGooj^le

ihî lr blanc et sa mumicipalité

» Les Génies remplaçaient les rois ; Génie de cœur ou

> de la guerre,

» Génie de trèfle oade la paix.

» Génie dépique OU den arts.

» Génie de carreau ou du commerce.

)i Les Libertés remplaçaient les dames : Liberté de

> cœur ou des cultes.

» Liberté de trèfle OU du mariage.

u Liberté de pique ou de la presse.

» Liberté de carreau ou des professions.

» Les Égalités remplaçaient les valets : Égalité de cœur 1 ou de devoirs.

» Égalité de trèfle ou de droits.

» Égalité dépique ou de rangs.

» Egalité de carreau ou de couleurs (représentée par un I nègre).

» Les Lois remplaçaient les as. Les points seuls res- I talent les mSmes et échappaient à l'allégorie '. »

I . Augustin Chsllamel. — Histoire — Musée de la République fi-anaiae, tome ll(Proinenade d'un provIncUI à Paris pendant la Terrenr).

L>a Btatae de b liberté est ontragée ï SUnt-Oénitoor. — Comment og oomprentit le auSr^e univerael. — CbangemenlB de noms. — Instruction obligatoire. — Visite du représentant Michaud. — Fsai asalgnats. — Représentation a dramatiques dans l'église Saint-Génitour. — Cbarlatacs et empiriques. — Une faculté de médecine

■i décembre 1793, la statue de la Liberté,

(qui avait été transportée de l'église dea Augustins dana celle de SaîntrGénitour , fut l'objet de graves outrages. Plusieurs citoyens et citoyennes s'élancèrent sur elle, la renversèrent et piétinèrent sur ses débris. La municipalité décerna contre eux un mandat d'arrêt et adressa le procès-verbal de cet événement h l'administration du district ',

La délibération du 2 janvier 1794 va nous apprendre la singulière opinion qu'on avait du suffrage universel sous la Terreur. On avait complété au Blanc, en assemblée primaire, le comité de surveillance établi dans la commune le 7 avril 1793. Neuf citoyens avaient été élus. Un dea candidats, le citoyen Bernard flis, avait, à l'occasion de son élection, traité plusieurs ouvriers dans un cabaret. Cette circonstance démontrait, suivant la muni-

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