‹ Le Blanc et sa municipalité sous la RévolutionChapitre 3 sur 12 · CEuvm da Mirabeau, par Mérllhoa. Disooora et opiniona · texte numérisé non relu

CEuvm da Mirabeau, par Mérllhoa. Disooora et opiniona

ardeurs des terroristes et plus tard aux exigences excessives de la ré&ctioQ thermidorleone.

En examinant les actfis de la municipalité, nous allons rencontrer à chaque page les mots de département, district, et commune. Ces expressions qui servaient à désigner les différents degrés d'une organisation administrative oubliée de nos jours, ne seraient pas compris et obscurciraient mon récit, si je ne m'efforçais dès maintenant d'en donner une courte explication à mes lecteurs.

D'après l'ordre de clioses établi par les lois du 22 décembre 1789 et la constitution du 3 septembre 1791, la France fut divisée en départements, districts et communes. A la tête de chaque département on plaça une administration coUective composée de 36 personnes; à la tète de chaque district, une administration composée de 12 personnes.

Ces assemblées, ainsi organisées, nommaient un président et un secrétaire. Ensuite, elles se subdivisaient en deux sections : l'une s'appelait le conseil, l'autre le directoire. Le conseil de département tenait une session annuelle ; il était k partie délibérante. Le directoire, composé de huit membres, demeurait en permanence pour l'expédition des affaires dont il rendait compte h la session annuelle duconseil. Le directoire était la partie active, il représentait le pouvoir exécutif. L'administration de district se subdivisait de même en conseil et en directoire. L'un et l'autre étaient subordonnés au département.

Pour donner à ces assemblées la force et l'unité qui leur manquaient, on établit un procureur général syndic

sous LA RÉVOLUTION. Il

de département et des procttreitn syndics de districts. Il ne pouvait être pris aucune délibération sans que ces magistrats fussent entendus et ils étaient chargés de la suite de toutes les afTaires.

Ajoutons encore que des représentants du peuple étaient quelquefois envoyés en mission extraordinaire dans les départements. Ils étaient revêtus pour la circonstance, de pouvoirs discrétionnaires à peu près illimités. C'est ainsi que Lejeune et Micheau Qrent une apparition au Blanc pendant la terreur et que Cherrier y vint plus tard, après la chute de Robespierre.

L'administration municipale, particulièrement intéressante pour nous, fut réglée par la loi du 14 décembre 1789, qui établit dans chaque commune un cor/u municipal composé d'un maire, et suivant la population, de deux ou plusieurs autres membres, appelés officiera municipaux. Le maire et les ofQciers municipaux étaient nommés par les électeurs qui choisissaient également des notables en nombre double du corps municipal.

Les notables, réunis au corps municipal, formaient le Conseil général de lacommune, qui ne devait être convoqué que pour les affaires importantes; mais en fait, nous le verrons presque permanent.

Pour mettre en mouvement cette machine assez comphquée, qui présente, on le voit, une grande analogie avec l'administration départementale, on créa un procureur de la commune chargé de poursuivre les affaires de U communauté.

Cette organisation étant connue, Je me hftte de

il LE BLANC ET SA MUNICIPALITÉ

revenir au Blanc, ob nous allons bienUt la voir à l'œuvre.

Ainsi que jel'ai dit, l'ag^IoméraUoo politique du Blanc comprend deux villes, jadis distinctes, séparées par la Greuae. La. ville haute relevait du Poitou ; la ville basse appartenait au Beiry. Ce fut lorsque l'Assemblée Constituante divisa le royaume en départements*, que les deux villes, réunies désormws en une seule communauté, furent incorporées au département de l'Indre.

Il fut, h ce moment, question d'annexer la ville au département de la Vienne et, dans ce cas, elle était menacée d'être absorbée par Montmorilloa, sa voisine et sa rivale. Les habitants s'émurent de ce danger et ils chargèrent leur maire, M. Turquet de Mayerne, de soutenir leurs intérêts auprès de l'Assemblée nationale. Grâce aux efforts et à l'habileté de leur ambassadeur leurs vœux furent exaucés. C'est donc à M. Turquet de Mayerne que Le Blanc doit d'ôtre devenu chef-lieu de district et plus tard d'arrondissement; c'est h lui que nous devons la possession de cette channante petite cité'.

La nouvelle commune tai divisée en deux sections, la section de la Montagne comprenait toute la partie haute; , la partie basse formait une autre section dite de la Réunion. Dans le commencement, ces deux parties, jadis rivales, éprouvèrent l'une pour l'autre des sentiments de

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